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Faut-il croire le ministère ? La hausse des prix des bonbonnes de gaz butane n’aura pas lieu




Faut-il croire le ministère ? La hausse des prix des bonbonnes de gaz butane n’aura pas lieu
Les Marocains, grands usagers de bonbonnes de gaz, doivent pousser un grand ouf de soulagement. Le prix de ce produit ne va pas connaître de hausse. Contrairement à ce qui était avancé ces derniers temps, il n'en sera rien à en croire Hassan Bouselmam, directeur  des prix et de la concurrence au ministère des Affaires générales et de la Gouvernance. Selon lui,  il n'y aura pas d'augmentation pendant le Ramadan et il n'y en aura pas après.
Intervenant lors d’une émission diffusée sur Medi 1 Tv, M. Bouselmam a assuré que le gouvernement écarte complètement  le scénario d’une éventuelle hausse des prix et qu’il est en train d’étudier d’autres scénarios pour augmenter la marge bénéficiaire des dépositaires de gaz butane sans impacter pour autant le pouvoir d’achat des ménages marocains.  « Si l’Exécutif avait l’intention d’augmenter réellement les prix,  il aurait déjà diminué   les subventions accordées à ces produits et qui coûtent à l’Etat près de 11 milliards de DH par an », a-t-il expliqué. 
D’après lui, le gouvernement débourse  pour chaque bombonne de 12 kg 60 DH et de 3 kg 15 DH, soit 70% du prix réel d’une bouteille de gaz.
Concernant l’approvisionnement du marché, il a annoncé  qu’il y aura une offre qui dépassera de loin la demande en indiquant que l’offre  totale  prévue est estimée à 300.000 tonnes dont 180.000 tonnes déjà disponibles sur le marché. 
Des propos que partagent Mohamed Benjelloun, président de l’Association des dépositaires de gaz butane (ADGB) qui a assuré que l’approvisionnement du marché en bonbonnes de gaz sera régulier et conforme aux prix de vente fixés par le gouvernement. Pourtant, le président de l’ADGB a indiqué qu’il est encore tôt pour se prononcer sur ce sujet et que cela dépendra des pourparlers engagés entre les professionnels du secteur et l’Exécutif sur une augmentation de la marge bénéficiaire de 2 DH sur les bouteilles de 12 kg, 1 DH pour les bonbonnes de 6 kg et 0,50 pour celles de 3 kg dont le prix au détail est, en réalité, supérieur de 0,50 à 1 DH à celui fixé par les pouvoirs publics.
Des négociations que Bouazza El Kharati, président de la Fédération marocaine de la protection du consommateur ne voit pas d’un bon œil. Il craint que ce dialogue ne débouche sur des résultats contraires aux intérêts des consommateurs comme c’était le cas lors des  négociations menées il y a quelques années entre l’Etat et les professionnels du secteur des pâtisseries relatives à l’augmentation des prix du pain et qui se sont soldées par la diminution du poids net du pain. «  On a peur de voir le même scénario se répéter avec les dépositaires de gaz butane sachant que les ménages marocains consomment en moyenne 23 kg de gaz par mois », a-t-il lancé. 
Bouazza El Kharati a tiré également la sonnette d’alarme concernant le contrôle de la sécurité des bonbonnes de gaz. Il estime que ces dernières ne sont pas soumises au contrôle obligatoire tous les trois ans comme le stipule la loi et que les points de contrôle sont très limités.Même constat de la part de Chams Eddine Abdati, président du Forum marocain pour la protection du consommateur (FMPC), qui a expliqué que son association a constaté récemment plusieurs irrégularités touchant le poids net des bonbonnes de gaz et leur composition. A ce propos, il a indiqué que le FMPC a constaté des cas de bonbonnes remplies d’eau et de gaz.  
Cependant, quelle que soit la position des uns et des autres, la non augmentation des prix tombera bien après un mois de juin marqué par une  hausse de l’indice des prix à la consommation de 0,5% par rapport au mois précédent et qui résulte de la hausse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de 0,9% de celui  des produits non alimentaires.
En effet, et selon une note du HCP, les hausses des produits alimentaires observées entre mai et juin 2012 concernent principalement les «poissons et fruits de mer» avec 3,8% et les «légumes» avec 2,3%. En revanche, les prix ont baissé de 4,2% pour les «fruits». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les carburants avec 16,7% et les services de transport avec 2,4%.
 Les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Agadir, Rabat et Settat avec 0,9% et à Fès, Marrakech et Safi avec 0,8%.  En revanche, des baisses ont été enregistrées à Béni-Mellal avec 0,8% et à Al-Hoceima avec 0,9%.  Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,9% au cours du mois de juin 2012. Cette variation résulte de la hausse de 3,7% de l’indice des produits alimentaires et de 0,5% de celui des produits non alimentaires. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 26,5% pour les «communications» à une hausse de 4,8% pour le «transport».

Hassan Bentaleb
Samedi 21 Juillet 2012

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