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Fatima Attif : Je reviendrai quand l’art aura besoin de moi !




Elle communique peu avec les médias.
Pourtant, elle reste parmi les figures marquantes du cinéma marocain. C’est de Fatima Attif qu’il s’agit.
Elle est sérieuse dans son jeu et son «je».
Une identité qui lui a donné une personnalité qui fait d’elle une vraie comédienne. Si elle ne paraît pas souvent dans les films comme dans les séries-télé, c’est parce qu’elle fait un
choix judicieux de ses rôles. Entretien.

Libé : Quelles sont vos émissions, séries ou films préférés en ce mois de Ramadan?
C’est aberrant voire frustrant que de devoir attendre le mois de Ramadan pour que l'on puisse remuer la casserole pour savoir ce qu’elle contient en matière de production artistique dans notre pays. Cette coutume est ancrée dans la mentalité du téléspectateur ; c’est même une évidence, alors que ce qui est normal, c'est de voir tout au long de l'année des téléfilms, des séries et des sitcoms.
Cette politique absurde débloque des budgets pour des sociétés de production à deux ou trois mois du rendez-vous tant attendu. Ces dernières font presque du copier-coller à tous les niveaux de l'opération. Ces budgets devraient être distribués ou répartis entre les comédiens qui sont dans le besoin au lieu de les considérer comme des boucs-émissaires.
Il ne faut pas se fier aux statistiques de l’audimat et poser plutôt les questions suivantes : Est-ce que nous allumons réellement la télé en prime time ou à la rupture du jeûne dans le but de regarder tel ou tel programme ? Autrement, est-ce que l'art ou même le divertissement devient une nécessité en ce moment ? Ce sont des questions que devraient se poser les décideurs, en pensant à la complexité du public marocain. Sommes-nous capables de réussir cette équation?

Comment avez-vous suivi le débat autour de la relation entre l’art et la morale?
C’est un sujet épineux quand on prend conscience de notre appartenance à une société complexe où l’on ne veut pas se fixer des objectifs et un projet sociétal. Il faut que l'art soit une nécessité, un désir du peuple et ne doit pas attendre la volonté de l'Etat.
Quand cette idée de nécessité ne manque pas, l'art sait se défendre ; il l'a toujours fait, d’ailleurs, en détournant les règles de conduite que la société lui impose.

Peut-on s’expliquer votre longue absence?
Je dirai que je reviendrai quand l'art aura besoin de moi (Rire). Non, je prépare une pièce de théâtre. Je n'en dirai pas plus.  Je travaille aussi un personnage principal pour un long métrage tout en espérant que les choses iront bien. Autant de rendez-vous pour préparer la prochaine saison.

Propos recueillis par Mustapha Elouizi
Samedi 11 Juillet 2015

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