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Fathallah Oualalou en Italie : Printemps arabe et coopération décentralisée sous la loupe




Fathallah Oualalou en Italie : Printemps arabe et coopération décentralisée sous la loupe
Comment contribuer plus efficacement au processus de mutations constitutionnelles dans les pays touchés par le Printemps arabe? Quel rôle pour les collectivités locales et régionales dans le nouveau cadre législatif? Comment promouvoir au mieux la décentralisation et la démocratie locale? De quelle manière l'UE peut-elle améliorer son soutien au développement démocratique et renforcer sa coopération dans la région méditerranéenne?
Telles ont été les questions clés que le Groupe du Parti socialiste européen au Comité des régions (CdR, la plus jeune des institutions européennes fondée par le Traité de Maastricht en tant qu'assemblée représentative des collectivités locales et régionales au sein de l'Union européenne) a abordées lors de la manifestation publique organisée le 30 janvier à Bari (Italie), en marge de la troisième session plénière de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).
Parmi les principaux orateurs, figurent Mustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante de Tunisie; Fathallah Oualalou, maire de Rabat et membre de l'ARLEM; Inés Ayala Sender, députée européenne, membre de la délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée; Karl-Heinz Lambertz, président du Groupe PSE et ministre-président de la communauté germanophone de Belgique, et la présidente du CdR Mercedes Bresso.
Il convient de rappeler que la session plénière de l'ARLEM (assemblée consultative qui vise à apporter une dimension régionale et locale au partenariat euro-méditerranéen), a mis en relief le fait que la promotion de l'accès des collectivités locales et régionales aux financements de la politique européenne de voisinage, l'extension du Pacte des maires aux villes et régions du Sud de la Méditerranée et l'application de la coopération territoriale dans des domaines stratégiques tels que la durabilité et les infrastructures énergétiques peuvent ouvrir la voie à une politique de cohésion euro-méditerranéenne marquée au sceau de l'innovation.
Tel est l'ambitieux message exprimé lundi par les représentants régionaux et locaux de plus de 30 pays, rassemblés à Bari pour la troisième session plénière de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM), co-organisée par la région des Pouilles et présidée par les coprésidents de l'ARLEM, Mercedes Bresso, présidente du comité des régions, et Mohamed Boudra, président de la région de Taza-Al Hoceima-Taounate.
"Un an après le début du Printemps arabe, l'ARLEM a réussi à clarifier la manière dont l'UE peut mieux venir en aide aux communautés locales du Sud de la Méditerranée durant cette transition délicate, et comment la régionalisation et le transfert de compétences vers les autorités locales entrepris dans des Etats pivots comme la Tunisie offrent de nouvelles opportunités de coopération", a déclaré Mme Bresso après l'adoption du rapport annuel sur la dimension territoriale de l'Union pour la Méditerranée (UPM), qui a été élaboré par les coprésidents de l'ARLEM. "Ces efforts favoriseront la mise en œuvre d'une politique régionale et de cohésion empreinte d'innovation, laquelle aura pour but d'étayer la convergence des rives méridionales et orientales du Bassin méditerranéen en créant un modèle de développement durable fondé sur une administration transparente et efficace, sur un environnement économique plus ouvert et dynamique et, surtout, sur des améliorations concrètes de la qualité de vie et des opportunités offertes aux citoyens", a conclu Mme Bresso.
“La plénière de Bari a apporté un fort encouragement au processus de transition démocratique égyptien", a déclaré Ali Abderrahman, gouverneur de Gizeh (Egypte), élu en tant que nouveau coprésident de l'ARLEM par les membres du Sud de la Méditerranée. Son mandat débutera en août 2012, en même temps que celui de Ramon Luis Valcárcel Siso, président de Murcie (Espagne).
“20 ans après la conférence de Rio sur le climat, l'échec des stratégies suivies jusqu'à présent ainsi que les nouvelles possibilités de coopération liées au mouvement démocratique actuel incitent les régions et les villes euro-méditerranéennes à joindre leurs efforts pour amorcer une nouvelle phase du combat contre le changement climatique, fondée sur une approche plus cohérente et décentralisée”, a observé Nichi Vendola, président de la région des Pouilles. En adoptant le rapport sur le changement climatique et la désertification et le rapport sur les énergies renouvelables en Méditerranée - rapporteur Michel Lebrun, Wallonie (PPE/BE) -, les membres de l'ARLEM ont clairement indiqué qu'un engagement concret et conjoint dans le domaine du développement durable peut accélérer de façon spectaculaire l'amélioration de services tels que la gestion de l'eau et des déchets, la fourniture d'énergie et les transports locaux, qui sont autant de facteurs clés dans la qualité de vie de millions de citoyens de cette zone. Cette amélioration peut créer de nouveaux emplois et être à l'origine d'une croissance économique et sociale, de même qu'elle est susceptible de soutenir l'ouverture démocratique des sociétés et des gouvernements.
 Une croissance et des emplois verts figurent également parmi les objectifs du rapport sur le rôle des petites et moyennes entreprises en Méditerranée, élaboré par Fathallah Oualalou, rapporteur, tandis que le rapport préparé par Asim Güzelbey (Gaziantep, Turquie) portait sur la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel en Méditerranée.


Encadré :
Quid de l’ARLEM ?
L'ARLEM, un projet commun du Comité des régions (CdR), des collectivités territoriales des trois rives de la Méditerranée ainsi que d'associations internationales et européennes représentant les autorités locales et régionales actives sur le terrain, facilite depuis son lancement en janvier 2010 l'établissement des contacts, l'échange des bonnes pratiques entre les villes et les régions, ainsi que la promotion de la coopération intercommunale et interrégionale.
L'ARLEM se compose de 84 membres issus de l'Union européenne et de ses 16 partenaires méditerranéens. Ces membres sont des représentants de régions ou de structures locales et détiennent un mandat d'une collectivité locale ou régionale.
L'ARLEM est présidée par une coprésidence représentant de manière égale les partenaires méditerranéens et l'UE.

L.M
Jeudi 2 Février 2012

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