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Faire face à l’extrémisme religieux, à l’apostasie et aux rites rétrogrades exogènes

Communiqué commun Istiqlal-USFP




Faire face à l’extrémisme religieux, à l’apostasie et aux rites rétrogrades exogènes
Le Comité exécutif du parti de l’Istiqlal et le Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires ont tenu, lundi à Rabat, une réunion conjointe. Après examen de la situation politique que traverse le Maroc, conscients de la grande responsabilité qu’assument les deux partis et évoquant le parcours du militantisme national démocratique qui les a réunis depuis des décennies, l’USFP et le PI annoncent ce qui suit :
Fidèles à leur histoire commune de militantisme qui était et qui demeure un jalon dans la marche du peuple marocain depuis la création du Mouvement national et de la résistance contre la colonisation, en passant par la Révolution du Roi et du peuple jusqu’à l’indépendance, les deux partis confirment la poursuite de cette épopée militante, au côté du peuple marocain en vue de réaliser les nobles objectifs initiés par des leaders et des dirigeants historiques de la trempe d’Allal El Fassi, Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid, Mhamed Boucetta, ainsi que d’autres dirigeants qui ont fondé l’édifice du militantisme national démocratique.
Le Mouvement national démocratique a poursuivi sa marche à travers les premières tentatives d’édification de l’Etat marocain moderne au début de l’indépendance et ce qui en a découlé  comme drames sous l’état d’exception. Et de reprendre ladite marche pour revendiquer les réformes constitutionnelles à travers la Koutla nationale, jusqu’à la coordination politique et syndicale depuis la moitié des années 80, ce qui a débouché sur la naissance de la Koutla démocratique au début des années 90.
A la lumière de ce cumul de militantisme, qui s’est étendu sur des décennies et qui était marqué par la présentation de doléances par le PI et l’USFP pour des réformes constitutionnelle, démocratique, politique, de justice sociale et de respect des droits de l’Homme était survenue l’expérience du gouvernement de l’alternance, présidée par Me Abderrahmane Youssoufi et dont les deux parties ont constitué l’ossature, ce qui était le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du Maroc.
Cette expérience gouvernementale s’est poursuivie, permettant au Maroc d’éviter des crises structurelles qui ont secoué d’autres pays. Sauf que la structure politique et constitutionnelle qui était de mise a prouvé qu’elle était insuffisante pour pouvoir poursuivre l’édification démocratique et la réalisation du développement escompté. Une situation qu’on a surmontée depuis que le peuple marocain a voté pour la nouvelle Constitution.
Mais la situation actuelle que vit notre pays exige, plus que jamais,  la reprise de l’action commune, à travers une parfaite coordination entre l’Union socialiste des forces populaires et le parti de l’Istiqlal qui annoncent qu’ils vont constituer une force d’opposition alternative autour des différentes questions concernant l’avenir de notre pays. Pour concrétiser ces objectifs, nous confirmons ce qui suit :
1- La mise en œuvre de la Constitution  selon une lecture démocratique et moderniste des principes qu’elle renferme en ce qui concerne l’identité marocaine diverse, plurielle et ouverte et la référence universelle des droits de l’Homme, la démocratie participative, la bonne gouvernance, la transparence, la parité, l’indépendance de la justice ainsi que l’équilibre des pouvoirs.
 2 - La constitution d’une alternative réelle et une force de proposition créative disposant de la compétence et de l’expérience et ayant le sens de responsabilité, et ce  pour renforcer le rôle de l’institution législative, encourager la mise à niveau de l’économie marocaine, réaliser le développement aux niveaux économique et social, lutter de manière effective contre  la prévarication, renforcer la solidarité et la coordination avec les forces syndicales, sociales et des droits de l’Homme.   
3- La préservation et le renforcement des acquis  accomplis par la femme marocaine, à travers le travail  sérieux en vue de mettre en œuvre, de manière moderniste et ouverte, les dispositions de la Constitution  concernant l’égalité et la parité, la protection des acteurs de la société civile contre toute tentative de mainmise et d’atteinte à la liberté, de faire face aux projets visant l’étouffement de la pluralité, la diversité et la différence au sein des organes associatifs.
4- La lutte contre l’extrémisme religieux, la méthode takfiriste et les rites rétrogrades exogènes, la nécessité de séparer l’activité de prosélytisme et l’action politique et d’affronter les tentatives de mainmise sur les médias et la déviation de leur réforme des objectifs qui leur sont assignés, défendre la liberté de la créativité culturelle et artistique et accorder aux intellectuels, penseurs, créateurs, la place qui leur revient, affranchis  de toute tutelle idéologique ou de lecture rétrograde et d’étouffement de l’expression intellectuelle, culturelle et artistique.
5- Le renforcement de la mobilisation en vue de préserver l’intégrité territoriale du Maroc face aux dangers de la partition et aux complots séparatistes qui ont coûté cher aux pays et peuples maghrébins en termes d’évolution, d’avenir pour les générations montantes et les perspectives de développement.
Pour poursuivre l’action dans les différents fronts décisifs du processus de la transition démocratique, les deux partis  constitueront une commission mixte de coordination en vue d’établir un programme d’action ainsi que les moyens de son exécution  afin de réaliser ces objectifs dans un cadre de coopération continu entre les instances partisanes au niveau national, régional, provincial, local et sectoriel ainsi que sur le plan des organisations parallèles : la Chabiba ou encore les organisations féminines.
L’USFP et l’Istiqlal, partant de leur lecture des événements dans la région caractérisés par le danger de prolifération des courants rétrogrades qui ont entamé l’application  de projets  despotiques, et convaincus de la nécessité de poursuivre le combat pour la démocratie, les droits de l’Homme, la justice sociale et l’égalité, annoncent qu’ils déploieront tous les efforts et chercheront toutes les formules possibles afin d’unir toutes les forces du mouvement national et démocratique dans ses différentes composantes politiques, syndicales et associatives ainsi que  ses intellectuels, ses penseurs, ses artistes et ses activistes des droits de l’Homme. Il en va de même pour les personnalités nationales, les Oulémas éclairés, les jeunes, les femmes et toutes les composantes vives du peuple marocain qui aspirent à l’édification du Maroc démocratique, moderniste et développé pour lequel se sont sacrifiés femmes et hommes durant  des décennies.

Libé
Mercredi 17 Juillet 2013

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