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Fadoua Malki : Nous ne disposons pas de moyens techniques nécessaires pour promouvoir la chanson marocaine

La chanson est universelle par essence




La chanteuse marocaine à la
voix captivante était destinée
à être économiste.
 Elle a fini par choisir
une toute autre voie.


Dès sa tendre enfance, on la surnommait “la petite Oum Kalsoum”. Ce qu’elle n’appréciait guère  à l’époque, comme elle l’a confié, dans une interview accordée au quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki. “Je devais avoir cinq ou six ans, et j’adorais  imiter la grande chanteuse égyptienne. Nous habitions  alors à Ouarzazate,  et mon seul rêve était de réussir  mes études.
C’est pour  cela que ce surnom d’Oum Kalsoum ne me plaisait pas du tout”, affirme cette chanteuse à la voix envoûtante, et qui a participé à un grand nombre de festivals arabes. “Après mon passage réussi à l’émission Nojoum Alghad, le célèbre luthiste et compositeur Said Chraibi, qui faisait partie du jury, et qui appréciait beaucoup ma voix,  m’avait alors conseillé de ne pas me cantonner dans l’imitation des autres, fussent-ils grands et célèbres. Il m’a encouragée à tout mettre en œuvre pour avoir mon propre répertoire et ma propre personnalité artistique. J’ai tout naturellement suivi son conseil. Et c’est ainsi que j’ai pu participer au premier Festival de la chanson arabe, à Casablanca, avec une chanson bien à moi, intitulée “La complainte d’un amoureux”, dont les paroles ont été écrites en arabe classique, par Abdelaziz Mohieddine Khaouja, et qui a été mise en musique par Said Chraibi lui-même. Ce fut un succès inespéré”.
En évoquant   cette chanson, Fadoua Malki se souvient de ce jeune homme venu la voir, après un de ses spectacles. “C’était pour me dire  qu’il a été en parfaite résonance avec cette chanson, bien que le sens de certains mots, en arabe classique, lui échappât totalement. Et cela m’a confortée  dans  cette conviction essentielle : quand le chant émane du cœur,  il finit toujours par émouvoir le public”, a-t-elle assuré.  Mais pourquoi cette artiste  si douée chante-t-elle essentiellement  en dialecte égyptien et khaliji? “Il ne s’agit nullement, répond-elle, d’un mépris du dialecte marocain. Mais  la chanson ne peut avoir une appartenance géographique limitée. Elle est  universelle par essence. Et puis il faut bien reconnaître que nous ne disposons pas, au Maroc, de moyens techniques nécessaires pour promouvoir la chanson marocaine”.
En plus de ses chansons devenues célèbres à présent, notre star marocaine a tenté une expérience assez originale, en traduisant et interprétant, en français, “Les lieux”, une  célèbre chanson du Saoudien Mohammed Abdou. A ce propos, elle nous confie: “Près de quarante chanteurs connus avaient interprété cette fameuse chanson  à l’époque. Je ne voulais pas en faire une énième imitation. J’ai donc décidé de sortir une version en français. Mohammed Abdou l’a écoutée et m’a fait part de son émerveillement. Cette nouvelle version  des “Lieux” a connu un  grand succès auprès du public. C’était  pour ainsi dire ma chanson porte-bonheur”.

Mehdi Ouassat
Jeudi 22 Septembre 2016

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