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Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’sik :Les étudiants, principales victimes du duel Karouk- Kaddouri




Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’sik :Les étudiants, principales victimes du duel Karouk- Kaddouri
Qui veut la peau de Mohammed Said Karrouk, professeur de climatologie à l’Université Hassan II, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M'Sick, qui vient d’être distingué du Gold Medal of Morocco par l’American Biographical Institute ? Une commission scientifique (Conseil de discipline) de la Faculté  vient de l’exclure de toutes ses fonctions de gestion éducative (la supervision et la coordination) « en raison de son comportement néfaste et de l'impact de ses interférences sur le fonctionnement normal du travail éducatif, et la propagation d’une atmosphère de confusion au sein de l'établissement et de ses diverses instances ».
Le conseil de discipline a décidé également de « mettre le Pr. Karrouk à la disposition de la présidence de l'Université, et a sollicité son déplacement avec son poste à un autre établissement ».
 A en croire le professeur Karrouk, il serait victime d’une campagne de dénigrement et de harcèlement de la part du doyen de la Faculté, du vice-doyen aux affaires pédagogiques, des agents administratifs et de certains professeurs dudit établissement. Le Pr. Karrouk accuse le doyen de « perturber » ses « missions et ses responsabilités en tant que professeur au sein de la Faculté  et ailleurs, de refuser » tous ses « déplacements scientifiques au congrès internationaux, organisés par des instances de très hauts niveaux (NASA, NOAA, ESA, IGBP, …..), « de bloquer » ses « dossiers administratifs », de « créer des instances parallèles illégales pour justifier ses actes et de doter certains  professeurs en moyens destinés à la formation et à la  recherche ». Et pour cause ? Son refus de cautionner les dysfonctionnements et le non-respect des lois, des règles, et des normes universitaires dans l’établissement, a indiqué le Pr Karouk, la manipulation des bourses des étudiants du Master, la falsification des notes et des examens, son refus de coopérer avec des instances imposées sans respect des normes universitaires (Centre des études doctorales), le déplacement de la mission « Recherche scientifique » du vice-décanat au CED et la mission « Pédagogique » des formations Masters du vice-décanat au CED,  et enfin la médiocrité de la formation et de la recherche dans la  Faculté, et le gaspillage financier et matériel qui l’accompagne.
Des accusations qu’Abdelmajid Kaddouri, doyen de la Faculté, essuie d’un revers de la main et réfute en bloc. « Je ne crois pas à l’idée d’une conspiration contre le Pr Karrouk et je déclare que ces accusations sont dénuées de toute vraisemblance et que s’il a des preuves qui le prouvent qu’elles soient révélées », a-t-il  tenu à préciser.
Notre interlocuteur a indiqué que  son désaccord avec le Pr Karrouk n’a rien de personnel et qu’il s’agit d’une affaire publique qui a mis en cause la crédibilité de l’établissement et l’intégrité de son corps professoral.  « M. Karrouk a dépassé les limites et causé beaucoup de dégâts à ses collègues en les désignant comme des incompétents. C’est pourquoi, ces derniers ont décidé son passage devant le conseil de discipline. Je tiens à préciser que c’était leur propre décision et n’est pas la mienne», a-t-il affirmé avant de poursuivre : « M. Karrouk n’a pas digéré le fait d’avoir été  évincé du poste de président de Centre des écoles doctorales (CED) suite au vote de ses collègues. Depuis lors, il est en colère contre l’ensemble du personnel de la Faculté et refuse toute coopération avec les autres comme s’il était l’unique professeur à cette Faculté et que les autres n’existaient pas ».
Concernant les accusations de falsification des notes et des examens, le non-respect des normes universitaires et autres, M.  Kaddouri a affirmé que ces accusations sont graves et que  le Pr Karrouk est obligé de les étayer par des preuves matérielles. «  Sinon, c’est un préjudice grave à ma personne et aux professeurs de cette Faculté qu’il commet. Jusqu’à aujourd’hui, on garde la tête froide. On n’a pas voulu aller devant la justice car de toute façon, on est des collègues qui travaillent ensemble  dans un établissement d’enseignement supérieur. Mais s’il faut aller jusque-là, on le fera», a-t-il conclu.
Qui dit vrai et qui dit faux ? Difficile de répondre de manière tranchée, mais peu importe. Le vrai problème est ailleurs. C’est celui de l’avenir des étudiants de cette Faculté. Un tel conflit et les accusations qui l’ont accompagné ne manqueront pas d’entacher la qualité de leurs diplômes et d’anéantir leurs chances de poursuivre leurs études à l’étranger ou de simplement trouver un travail à la mesure de leurs ambitions.

Hassan Bentaleb
Jeudi 24 Mars 2011

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