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Facebook Messenger : On pourra chiffrer ses conversations pour protéger sa vie privée




Après le milliard d’utilisateurs de WhatsApp, les 900 millions de personnes qui communiquent avec Messenger vont bientôt pouvoir chiffrer leurs échanges. L’annonce faite vendredi par Facebook confirme une tendance croissante chez les grands groupes Internet : le renforcement des dispositifs anti surveillance.
 «Vous nous avez dit que vous aviez parfois besoin de plus de sécurité, peut-être pour discuter d’informations privées comme une maladie ou une question de santé avec vos amis proches et votre famille, ou pour envoyer des données financières à votre comptable», précise Facebook dans un communiqué, rapporte le site 20minutes.fr
Contrairement à WhatsApp, filiale de Facebook, qui a mis en place le chiffrement pour la totalité des échanges et des utilisateurs, il faudra activer manuellement l’option «conversation secrète» dans Messenger. Un choix qui peut être perçu comme plus conciliant avec les autorités, car beaucoup d’inscrits n’utiliseront pas une fonction qui n’est pas activée par défaut.
Facebook l’explique par une raison technique : les conversations chiffrées ne pourront en effet être lues que sur un seul des appareils – ordinateur, smartphone, tablette… - que vous utilisez pour converser, ce qui permet de ne pas avoir à partager les clés de chiffrement entre diverses plateformes. Désactiver par défaut la fonction de cryptage permet de ne pas restreindre l’accès de ceux qui n’ont pas l’intention de s’en servir.
Les «conversations secrètes», qui comme WhatsApp utilisent la technologie développée par Open Whisper, sont actuellement disponibles sur un nombre de comptes limités pour une phase de test, avant d’être étendues à l’ensemble du réseau pendant l’été, précise Facebook. Elles ne protégeront dans un premier temps que le texte, excluant donc GIFs et vidéos. Une option permettra enfin de définir un «compte à rebours» au terme duquel les messages «s’autodétruiront», comme dans Snapchat.
 «Fournir aux gens des moyens de communiquer en toute sécurité contribue de manière importante au fait de rendre le monde plus ouvert et plus connecté», écrit David Marcus, le vice-président du réseau social sur sa page Facebook. Des représentants des forces de l’ordre et des élus américains ont critiqué à plusieurs reprises ces mesures de sécurité déployées par les entreprises, en relevant que le cryptage ou chiffrement des conversations peuvent être utilisés par des délinquants ou pour planifier des attaques terroristes.

Mercredi 13 Juillet 2016

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