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Face-à-face historique entre Barack Obama et Raul Castro au Sommet des Amériques de Panama


Le président vénézuélien Nicolas Maduro en trouble-fête



Face-à-face historique entre Barack Obama et Raul Castro au Sommet des Amériques de Panama

Face-à-face historique avec Raul Castro, jeu du chat et de la souris avec Nicolas Maduro: Barack Obama a ouvert lors du Sommet des Amériques de Panama une nouvelle ère dans les relations souvent troublées entre son pays et l'Amérique latine, estiment plusieurs analystes. 
Dans la foulée de l'annonce de leur rapprochement mi-décembre, les présidents américain et cubain ont d'abord enterré les derniers vestiges de la Guerre froide avec une rencontre pleine de cordialité qui n'avait pas connu de précédent depuis 1956 entre des chefs d'Etat des deux pays. 
C'était trois ans avant la révolution castriste qui allait faire basculer Washington et La Havane dans un antagonisme radical. A cette époque, l'actuel président américain, 53 ans, n'était pas encore né. 
Cette rencontre a aussi marqué le grand retour de Cuba au sein des grand-messes américaines, dont La Havane était écartée depuis leur création en 1994. Un évènement qui aura ses conséquences dans les relations continentales, même si les désaccords restent nombreux entre les deux vieux ennemis. 
Selon Barack Obama, le rapprochement entre Washington et La Havane marque "un tournant" pour les Amériques. 
Le dossier vénézuélien faisait planer une menace sur ce sommet, mais le président Obama s'est aussi efforcé de le désamorcer. 
Constatant la mobilisation de nombreux pays latino-américains derrière Caracas au moment de la prise de sanctions par Washington, assortis d'une maladroite qualification de "menace pour la sécurité" des Etats-Unis, Barack Obama a su limiter les dégâts pendant ces 48 heures panaméennes.
Après avoir dépêché cette semaine un envoyé spécial auprès de Maduro, il a tout fait pour ne pas trop s'exposer aux critiques devant les autres chefs d'Etat.
Vendredi, il a d'abord assuré que le Venezuela ne représentait pas vraiment de menace pour la sécurité de son pays. 
Et samedi, il s'est judicieusement éclipsé de la table ronde avant le discours du président vénézuélien, qui avait annoncé son intention de faire un "coup" médiatique en lui remettant une pétition d'une dizaine de millions de signatures contre ce décret. 
Ensuite, Obama a pu s'entretenir en coulisses avec Maduro pour un échange inédit au cours duquel il a assuré que l'intérêt des Etats-Unis "n'est pas de menacer le Venezuela mais de soutenir la démocratie, la stabilité et la prospérité au Venezuela et dans la région", selon la Maison Blanche. 
Avec ce sommet, Obama s'est donc offert un nouveau départ, mais les experts jugent que beaucoup reste à faire pour reconquérir une place privilégiée dans l'ancien pré carré américain.

Lundi 13 Avril 2015

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