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Extradition de sept membres des Moujahidine du peuple

L’opposition iranienne craint le pire




Extradition de sept membres des Moujahidine du peuple

Le Conseil national de la révolution iranienne (CNRI, opposition en exil), a fait part mardi de ses craintes concernant sept de ses membres, arrêtés à Achraf, en Irak, et qui seraient sur le point d'être extradés en Iran.
"D'après nos informations, sept résidents d'Achraf pris en otages lors du massacre du 1er septembre commis par les forces irakiennes sont détenus près de l'aéroport de Bagdad. Ils doivent être remis au régime iranien dans les prochains jours", selon un communiqué publié à Paris.
"La résistance iranienne lance un appel au président américain, au secrétaire général des Nations unies et au Haut-commissaire pour les réfugiés, qui est directement responsable de la sécurité des otages, pour qu'ils interviennent immédiatement pour obtenir leur libération", a ajouté le CNRI, dont les Moujahidine du peuple sont la principale composante.
Cinquante-deux personnes ont été tuées le 1er septembre dans le camp d'Achraf, près de Bagdad, selon les Nations unies, qui précisent que plusieurs d'entre elles ont été abattues alors qu'elles avaient les mains liées dans le dos.
Sept membres du groupe avaient disparu à cette occasion, selon le CNRI.
Les Moujahidine du peuple, un groupe opposé au régime de Téhéran dont une centaine de membres habitaient ce camp, au nord-est de Bagdad, ont accusé les forces de sécurité irakiennes de massacre, ce que dément Bagdad qui affirme que ses forces ont riposté à une attaque des exilés.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont retiré les Moudjahidine du peuple de leur liste d'organisations terroristes en 2009 et 2012.
L'ONU cherche depuis plusieurs années de nouveaux pays d'accueil pour ces réfugiés. En juin, 71 ont été accueillis en Albanie. Une poignée d'autres sont récemment arrivés en Allemagne.
Les Moujahidine du peuple avaient été accueillis par Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.
Ils ont été désarmés après l'intervention américaine en Irak en 2003, et le gouvernement irakien, à majorité chiite qui s'est rapproché de Téhéran, cherche depuis à se débarrasser de leur présence, jugée encombrante.

AFP
Mercredi 11 Septembre 2013

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