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Exposition à la galerie Delacroix : Zine El Abidine El Amine expose ses œuvres à Tanger




Exposition à la galerie Delacroix : Zine El Abidine El Amine expose ses œuvres à Tanger
L'artiste peintre plasticien revient à la charge. Il compte ainsi accrocher ses œuvres récentes, du 24 février au 25 mars 2012, aux cimaises de la galerie Delacroix, à Tanger. Depuis son retour de la résidence d’artiste à la Cité des arts de Paris, Zine El Abidine n’a pas encore montré le fruit de cette expérience, une bonne partie de son travail basé sur la récupération de bois et carton et parfois des plaques en fer rouillé. Il recompose, brise, déchire, coupe, brûle ses objets pour reconstruire sa propre création.
Aujourd'hui, Zine El Abidine El Amine fait partie des  artistes les plus innovateurs de sa génération. Dans ses expositions, on constate un progrès successif, prouvant sa  maturation picturale.
Zine El Abidine El Amine qui a exposé dans plusieurs pays étrangers tels que le Danemark, la France, la Belgique, l’Espagne, le Portugal, est né à Casablanca en 1976, d’une famille d’artistes. Son frère Ahmed El Amine n'est pas un inconnu de la scène artistique marocaine. C'est dans son atelier qu’il passait son temps. Il rencontre Monique en 1998 qui lui a permis d’exposer ses premières œuvres.
Dans ses récentes œuvres, le feu constitue une composante importante sinon capitale dans son processus créatif. Il est à la fois outil et médium mixé à d’autres matériaux. L’artiste dessine et peint avec le feu en laissant des traces visibles sur la toile, la cendre récupérée est utilisée comme pigment. Il ne s’agit pas de représenter le feu mais de l’inscrire sur un support, il est à la fois mouvement et principe contradictoire. «Tout ce qui change vite s’explique par le feu», affirme Gaston Bachelard dans «Psychanalyse du feu». Ainsi le feu génère son propre espace, son propre propos. Ici, le feu ne brille pas ; il brûle et consume le support sur lequel il s’inscrit. Mais tout en se consumant, il révèle d’autres espaces, d’autres matières et d’autres textures qui incitent le spectateur à s’interroger sur ce qui est représenté, sur ce qu’il voit.
Dans l’œuvre de l’artiste, le temps est suspendu, le feu a fait œuvre. «Mais il y a arrêt ; cela suppose donc, un avant et un après ; un devenir qui m’intrigue et me pousse à deviner, à supposer, à imaginer... Je deviens ainsi le spectateur d’une présence mystérieuse, silencieuse... », avoue-t-il.

MUSTAPHA ELOUIZI
Mardi 21 Février 2012

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