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Exposition à Casablanca de photographies et films inédits sur le Maroc de 1901 à 1936 : Gabriel Veyre dans l’intimité du Maroc




Exposition à Casablanca de photographies et films inédits sur le Maroc de 1901 à 1936 : Gabriel Veyre dans l’intimité du Maroc
Une importante collection de photographies et films inédits sur le Maroc sera présentée, du 17 mai au 16 juin prochain, au Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui, à Casablanca. Ce dernier ouvrira ses portes à l’occasion de cette exposition temporaire, produite par l’Institut français du Maroc dans le cadre de la saison culturelle France-Maroc.
D’une grande beauté, les œuvres exposées proviennent de la collection Gabriel Veyre. Elles proposent un voyage dans le temps, riche d’enseignements, dans l’intimité du Maroc d’entre 1901 et 1936. A la  découverte d’un pays qu’affectionnait beaucoup cet opérateur Lumière, passionné de photographie et d’électricité « qui fut non seulement l’ami et confident du Sultan Moulay Abdel Aziz mais également un grand précurseur », souligne-t-on auprès des organisateurs. Et dont, précise-t-on, la « passion pour le Maroc transparaît dans chacune de ses photographies, rendant ainsi un vibrant hommage à son pays d’accueil ».
Présentées pour la première fois dans le Royaume, les œuvres exposées plongent le curieux dans « l’intimité du Maroc de cette époque, loin des clichés et des stéréotypes mais au plus près de la vie quotidienne de ses hommes et de ses femmes, et ce grâce au génie et au regard si particulier de Gabriel Veyre qui passa 35 ans de sa vie dans ce pays », présentent les organisateurs.  Durant cette exposition, déclinée en trois points, le public appréciera à chaque niveau des images édifiantes sur ce Maroc d’une époque certes révolue mais qui n’a rien à envier à celle d’aujourd’hui. Au premier niveau, le rez-de-chaussée, est projeté un film muet de Gabriel Veyre  réalisé en 1934-35. Il s’agit des premiers films couleurs réalisés au Maroc en 16mm.
Au deuxième niveau, le public pourra voir une soixantaine d’autochromes, mêlant vues de paysages, villes et portraits, réalisées par le même photographe sous le signe « Tour du Maroc ».
Au troisième étage, on découvre une trentaine de photographies retraçant la vie de Gabriel Veyre au Maroc de 1901 jusqu’à sa mort en 1936, un diaporama de 5 minutes sur la vie à la Cour chérifienne en 1901 et les scènes de vie quotidienne dans les médinas de Fès et de Marrakech ainsi qu’un petit écran présentant en boucle 5 petits films, les premiers tournés au Maroc en 1901 avec le cinématographe des frères Lumière.
Soulignons que cette exposition riche d’enseignements est organisée en partenariat avec la galerie Lumière des Roses, le Musée Nicéphore Niépce et les éditions Malika. Et qu’elle circulera dans sept villes du Maroc.
Après Casablanca, le Musée de la Kasbah à Tanger accueillera à son tour cette belle collection, du 22 juin au 27 juillet. Avant d’être présentée à la galerie Khatibi (Citerne portugaise) d’El Jadida, du 8 au 22 août. Le mois suivant, du 3 septembre au 5 octobre, le Musée de la Banque du Maroc à Rabat, abritera à son tour l’exposition, juste avant la galerie Bab Mansour de Meknès (du 19 octobre au 9 novembre), Galerie d’art d’Oujda (16 novembre au 7 décembre) et Riad Denise Masson de Marrakech (du 14 décembre au 12 janvier 2013). Enfin, l’Alliance franco-marocaine de Safi va clore cette tournée au cours d’une exposition qui se tiendra du 22 janvier au 16 février dans ses locaux. 

Une passion pour le Maroc

Après avoir parcouru le monde comme opérateur du cinématographe des frères Lumière, Gabriel Veyre débarque au Maroc en 1901 pour enseigner la photographie au Sultan Moulay Abd El Aziz. Ces quelques années passées dans l'intimité de la Cour chérifienne seront déterminantes: lorsque sa mission prend fin en 1907, il décide de s'installer définitivement au Maroc où son esprit ingénieux le pousse à développer de multiples activités innovantes qui l'éloignent pour un temps de la photographie.
Mais en 1934, Gabriel Veyre revient à ses premières amours, la photographie et le cinéma. Equipé d’une chambre photographique, de matériel autochrome (premier procédé de photographies en couleurs) et d’une caméra 16 mm, il entreprend un voyage à travers tout le Maroc afin d’immortaliser des centaines de paysages et portraits, et filmer autant de scènes de la vie quotidienne. Il dresse ainsi un portrait unique du Maroc en ce début de vingtième siècle, un Maroc poétique et légendaire, vibrant de luminosité.

ALAIN BOUITHY
Mardi 8 Mai 2012

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