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Exigence sociale et levier de soutenabilité budgétaire à long terme : Plaidoyer pour une meilleure transparence des finances publiques




Exigence sociale et levier de soutenabilité budgétaire à long terme : Plaidoyer pour une meilleure  transparence des finances publiques
«Les effets de la crise économique et financière internationale interpellent les gouvernements et les citoyens à plus de transparence, d’échange et de participation ». C’est ainsi que s’est exprimé le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, lors de la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition du Colloque international sur les finances publiques. Cette manifestation organisée par le ministère de l’Economie et des Finances en partenariat avec l’Association pour la Fondation internationale de finances publiques (FONDAFIP) et le Groupement européen de recherches en finances publiques avec le soutien de la Revue française de finances publiques avait  pour thème «La transparence des finances publiques : vers un nouveau modèle». L’occasion pour bon nombre de spécialistes et d’experts nationaux et  internationaux de faire part de leurs réflexions et propositions  à même d’enrichir les moyens d’action et de préciser le sens à donner au devenir des finances publiques. 
Le ministre a rappelé, en l’occasion, le contexte international actuel profondément marqué par une crise économique qui a affecté les finances publiques de nombreux pays si bien que leurs gouvernements ont mis en œuvre des plans d’assainissement crédibles. «L’effet déstabilisant sur les finances publiques et les chocs ultérieurs dévastateurs qui l’ont suivi, ont obligé les différents pays à analyser profondément le passé financier récent, tant pour éviter les futures erreurs de politique que pour établir des institutions budgétaires et gouvernementales solides capables de résister aux crises financières», a-t-il expliqué. Dans ce contexte, le Maroc a entamé une série de réformes qui constituent une avancée majeure pour la démocratie participative. Il va sans dire que les outils dont la nouvelle Constitution a doté le pays permettent le parachèvement de la transition économique entamée au cours de la dernière décennie. 
Le ministre a également évoqué un nouveau modèle de gouvernance fondé sur la constitutionnalisation et le renforcement du rôle des institutions de bonne gouvernance chargées de consacrer les valeurs de transparence dans la gestion des affaires publiques.  A titre d’exemple, M. Barakat a cité notamment le Conseil économique et social, le Conseil de la concurrence, l’Instance nationale de lutte contre la corruption et le Conseil national des droits de l’Homme. Dans la foulée, il n’a pas manqué de faire allusion au programme du gouvernement qui a «mis l’accent sur la nécessité de la bonne gouvernance et la mise en place de mécanismes à même de permettre la transparence dans les politiques publiques».  Par ailleurs, le projet de réforme de loi organique des finances constitue, selon le ministre, une opportunité pour donner une impulsion à la modernisation de l’Etat et au renforcement de la performance de la gestion publique.
 
Pour Michel Bouvier, président de la FONDAFIP, ce colloque constitue une occasion de se retrouver chaque année pour faire le point sur les efforts et l’évolution des finances publiques. Selon lui, la question de la transparence concerne tout aussi bien la légitimité de l’Etat que la qualité de vie de tous les citoyens. Et d’ajouter que cette quête de la transparence conduit vers des enjeux tout à fait matériels. Elle se concrétise, prend forme et oblige ainsi à penser à un mode d’organisation. C’est la confiance des institutions qui est mise en jeu et partant celle de ceux qui en sont responsables, n’a pas manqué d’indiquer M. Bouvier. La question est de toute importance car la défiance engendre le désordre, l’injustice et l’implosion des sociétés, a-t-il expliqué. A ce niveau, les révoltes voire les révolutions ne sont pas bien loin.  «Nos sociétés sont de plus en plus complexes et le risque d’opacité est de plus en plus grand. Par conséquent, un nouveau modèle d’organisation de l’Etat doit être élaboré». C’est le véritable moyen de sortir de cette longue période de crise. Une crise économique, financière mais qui est fondamentalement une crise de société. D’ailleurs, la crise des finances publiques n’en est qu’un phénomène révélateur.
Noureddine Bensouda, trésorier général du Royaume, a tenu quant à lui a rappeler les thèmes des  précédentes éditions du colloque pour mieux situer la nouvelle édition qui reflète l’impact de la conjoncture économique et financière sur le système financier public du pays. «Pour réussir la sortie de la crise, il faut  imprégner nos finances d’une dose intelligente de transparence». Et pour ce, rien de mieux que de s’ouvrir vis-à-vis de ceux que la politique financière intéresse le mieux, à savoir les citoyens. Certes beaucoup d’efforts ont été déployés dans ce sens, mais des progrès restent à faire, a indiqué M. Bensouda pour que les finances publiques soient gérées dans des conditions de transparence conformes aux meilleures pratiques internationales.
Pour Michel Bouvier, président de la FONDAFIP, ce colloque constitue une occasion de se retrouver chaque année pour faire le point sur les efforts et l’évolution des finances publiques. Selon lui, la question de la transparence concerne tout aussi bien la légitimité de l’Etat que la qualité de vie de tous les citoyens. Et d’ajouter que cette quête de la transparence conduit vers des enjeux tout à fait matériels. Elle se concrétise, prend forme et oblige ainsi à penser à un mode d’organisation. C’est la confiance des institutions qui est mise en jeu et partant celle de ceux qui en sont responsables, n’a pas manqué d’indiquer M. Bouvier. La question est de toute importance car la défiance engendre le désordre, l’injustice et l’implosion des sociétés, a-t-il expliqué. A ce niveau, les révoltes voire les révolutions ne sont pas bien loin.  «Nos sociétés sont de plus en plus complexes et le risque d’opacité est de plus en plus grand. Par conséquent, un nouveau modèle d’organisation de l’Etat doit être élaboré». C’est le véritable moyen de sortir de cette longue période de crise. Une crise économique, financière mais qui est fondamentalement une crise de société. D’ailleurs, la crise des finances publiques n’en est qu’un phénomène révélateur.
Noureddine Bensouda, trésorier général du Royaume, a tenu quant à lui a rappeler les thèmes des  précédentes éditions du colloque pour mieux situer la nouvelle édition qui reflète l’impact de la conjoncture économique et financière sur le système financier public du pays. «Pour réussir la sortie de la crise, il faut  imprégner nos finances d’une dose intelligente de transparence». Et pour ce, rien de mieux que de s’ouvrir vis-à-vis de ceux que la politique financière intéresse le mieux, à savoir les citoyens. Certes beaucoup d’efforts ont été déployés dans ce sens, mais des progrès restent à faire, a indiqué M. Bensouda pour que les finances publiques soient gérées dans des conditions de transparence conformes aux meilleures pratiques internationales.
 
 

Nezha Mounir
Lundi 10 Septembre 2012

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