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Exécution sommaire de 45 détenus : La brigade Khamis Kadhafi aurait commis un massacre près de Tripoli




La brigade placée sous le commandement de Khamis Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, semble être responsable de l'exécution sommaire de 45 détenus dans un entrepôt la semaine dernière près de Tripoli, a déclaré lundi l'ONG Human Rights Watch (HRW).Trois jours plus tard, l'entrepôt, qui servait de prison, a été incendié, mais on ignore l'origine du sinistre. Depuis la chute de Kadhafi voici un peu plus d'une semaine, il apparaît que de nombreuses tueries de ce genre ont été commises peu avant l'entrée des insurgés dans la capitale. HRW indique que ses représentants se sont rendus samedi dans l'entrepôt et qu'ils ont constaté la présence de 45 corps carbonisés, dans le quartier de Khalida Ferdjane à Salahaddine, au sud de la capitale, tout près de la base militaire de Yarmouk. Dans un communiqué, HRW indique que des membres de la brigade Khamis semblent être responsables de cette tuerie, qui remonte au 23 août. "Malheureusement, ce n'est pas le premier rapport lugubre concernant ce qui apparaît comme l'exécution sommaire de détenus dans les derniers jours où le régime Kadhafi contrôlait Tripoli", déclare Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "Ces meurtres impitoyables ont eu lieu en plein ramadan, et ceux qui les ont commis seront traduits devant la justice et punis", a-t-elle ajouté.
HRW dit avoir appris d'un survivant que les gardiens de l'entrepôt avaient lu les noms de 153 détenus lors de l'appel le jour où le massacre a été commis. Ce survivant estime qu'une vingtaine de prisonniers ont réussi à s'échapper et que 125 des 153 étaient des civils. Un bâtiment du complexe porte l'inscription "32e brigade", celle-là même qui est sous les ordres de Khamis Kadhafi. Selon le survivant, le soir du 23 août, des gardiens qui se trouvaient sur le toit ont ouvert le feu sur les détenus, tandis qu'un autre lançait, par l'entrée, plusieurs grenades. L'homme a pu s'échapper au moment où les gardiens rechargeaient leurs armes. "Quatre soldats sont montés sur le toit de l'entrepôt et un autre a ouvert la porte. Ils se sont mis à tirer sur nous du toit, à travers le revêtement métallique. Le type à l'entrée lançait des grenades", a dit le survivant à HRW.

Libé
Mardi 30 Août 2011

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