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Européeens et Américains opposés à toute collaboration avec Al Assad

Combattre l’EI ne justifie pas l’alliance avec “le diable”




Européeens et Américains  opposés à toute collaboration avec Al Assad
Le président syrien ne peut pas être un partenaire dans la lutte contre le terrorisme, a déclaré jeudi François Hollande à l'heure où Damas se dit prêt à coopérer avec la communauté internationale pour combattre l'Etat islamique (EI) qui contrôle une partie du nord de la Syrie et de l'Irak.
 "Une large alliance est nécessaire mais je veux que les choses soient claires : Bachar al Assad ne peut pas être un partenaire de lutte contre le terrorisme, c'est l'allié objectif des djihadistes", a dit le chef de l'Etat lors de la conférence des ambassadeurs à Paris. "Il n'y a pas de choix possible entre deux barbaries parce qu'elles s'entretiennent mutuellement".
 Plus de trois ans après le début du conflit syrien, qui a fait selon les estimations de l'Onu près de 200.000 morts, Bachar al Assad semble pour le moment conforté par la montée en puissance de l'EI qui a affaibli la rébellion modérée et pris de court les Occidentaux.
 A Damas, on estime que la situation actuelle confirme l'analyse faite dès le départ par le chef de l'Etat syrien qui qualifiait le mouvement de contestation pacifique de son régime de "groupes terroristes armés".
 Les opposants au régime accusent le président syrien d'avoir délibérément facilité l'implantation du groupe venu d'Irak pour appuyer son discours.
 Lundi, le chef de la diplomatie syrienne Walid al Moualem a fait savoir que son pays était prêt à collaborer à une initiative internationale pour lutter contre l'EI, affirmant que Damas était un partenaire essentiel dans cette lutte contre l'organisation sunnite issue d'Al Qaïda.
Une offre rejetée par les Etats-Unis, qui étudient actuellement la possibilité d'étendre la lutte contre l'EI en Syrie après une série d'opérations aériennes contre les positions des djihadistes en Irak, par la Grande-Bretagne ou encore par l'Allemagne qui a assuré que Berlin n'avait aucune intention de renouer le contact avec Damas.
 Face à la situation en Irak, la France a fourni une aide humanitaire pour venir en aide aux populations réfugiées et a livré des armes aux forces engagées en première ligne contre les djihadistes, a rappelé François Hollande jeudi, mais "nous ne pouvons pas en rester là".
 "Le soutien doit être amplifié pour préserver l'unité de l'Irak et permettre que chaque communauté puisse vivre en paix", a-t-il estimé, précisant que cette question serait au coeur de la conférence internationale sur la sécurité en Irak qui se tiendra à Paris "dès lors que le gouvernement irakien aura été constitué".
 Cette initiative vise à améliorer la coordination de l'action internationale contre l'Etat islamique, sur le plan humanitaire, sécuritaire mais aussi militaire", a indiqué François Hollande.
Nommé le 11 août dernier, le Premier ministre irakien, le chiite Haïdar al Abadi, s'est dit optimiste lundi quant à la formation prochaine d'un gouvernement d'union nationale.
 

AFP
Vendredi 29 Août 2014

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