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Et si le secret de l'amour durable pouvait se lire dans le cerveau?




Et si le secret de l'amour durable pouvait  se lire dans le cerveau?
Selon des scientifiques américains, il serait possible de prédire si un couple va rester ensemble pendant plusieurs années ou non. Ceci en étudiant l'activité de leur cerveau lorsque chacun des partenaires pense à l'autre.
Dans une étude récemment publiée dans la revue Neuroscience Letters, des psychologues américains révèlent avoir découvert que le secret de l'amour durable pouvait peut-être se lire dans le cerveau, ou plus précisément dans l'activité de l'encéphale.
Allant même plus loin, ils indiquent qu'au cours de leurs recherches, ils ont été capables de prédire les couples qui allaient rester ensemble pendant plusieurs années et ceux qui allaient se séparer. Pour en arriver là, le Pr Xiaomeng Xu de la Brown University de Rhode Island et ses collègues ont recruté 12 volontaires parmi lesquels figuraient sept femmes qui étaient tombées passionnément amoureuses de leur partenaire et étaient avec lui depuis environ un an.
En utilisant des techniques d'imagerie à résonance magnétique, les chercheurs ont scanné le cerveau des participants tout en leur montrant une photo de leur partenaire et en leur demandant de se remémorer des souvenirs avec lui ou elle.
Au cours d'une autre observation, ils ont de nouveau scanné les cerveaux des sujets, en leur montrant cette fois-ci, la photo d'une connaissance avec qui ils n'avaient aucun attachement sentimental particulier. En regardant les images, les scientifiques ont constaté que plusieurs zones s'activaient dans le cerveau mais avec une intensité différente en fonction des participants. Trois ans plus tard, l'équipe a alors repris les images obtenues et les ont comparées au vu de la situation actuelle des couples. Sur les 12 participants, la moitié était encore avec leur partenaire trois ans après.
En observant les scanners, le Pr Xiaomeng Xu et ses collègues ont constaté que les cerveaux de ceux qui étaient encore en couple, montraient une activité plus intense lorsqu'il pensait à leur partenaire, dans la queue du noyau caudé, une aire cérébrale responsable des réponses émotionnelles à la beauté visuelle. En revanche, ils présentaient une activité moins importante dans les centres du plaisir liés à l'addiction et à la recherche de récompense. Or, selon les scientifiques, la désactivation de ces zones est associée à la satiété et à la satisfaction.
Enfin, autre observation intéressante : les cerveaux de ces mêmes sujets ont montré une activité également moins importante dans le cortex orbitofrontal médian, une aire normalement liée à la critique et au jugement, ce qui suggère qu'ils avaient moins tendance à juger leur partenaire. "Tous ceux qui ont été impliqués dans l'étude se sentaient très amoureux de leur partenaire et ceci se reflétait dans leurs scans, mais il y avait quelques indicateurs subtils qui montraient à quel point leurs sentiments étaient stables", a commenté le psychologue Arthur Aron de la Stony Brook University de Long Island, qui a participé à l'étude.

Maxisciences
Lundi 18 Février 2013

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