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«Essaouira Mogador, passion partagée» : Un ouvrage de souvenirs d’enfance




«Essaouira Mogador, passion partagée» : Un ouvrage de souvenirs d’enfance
«Essaouira Mogador, passion partagée » est le nom d’un ouvrage co-signé Katia Azoulay, Elsa Rosilio et Régine Sibony. Ces trois femmes originaires d’Essaouira avaient déjà édité un livre consacré à cette ville, en 1991, intitulé « Essaouira Mogador, parfums d’enfance», mais qui portait surtout sur les souvenirs d’enfance de ces trois auteurs.
Une cérémonie de signature a eu lieu en marge du Festival gnawa.
«Essaouira Mogador, passion partagée » a été conçu autrement, aussi bien au niveau du contenu qu’à celui de la présentation. Il s’agit, en fait, d’un superbe ouvrage très riche en illustrations et dans lequel plusieurs personnes, de divers horizons, apportent leurs témoignages et racontent leur histoire d’amour avec l’ex-Mogador.
L’ouvrage, préfacé par Jacques Chancel, présenté par Alberto Ruy-Sanchez et illustré par Pierre-Emmanuel Rastoin, est une invitation à la découverte de cette cité centenaire, tant il est vrai que tous les intervenants ont mis du leur pour présenter chacun à sa manière cette ville singulière.
Les auteurs ont catalogué leur approche selon trois angles distincts : Coups de cœur pour ceux qui en sont tombés amoureux comme Isabelle Carré, Tony Soulié, Philippe Starck, Albert Watson, Daniel Rozensztroch, Alain Passard, Bernard Reichen, Marie-christine Barrault, Françoise Atlan, Michel Bohbot, Louis Bertgnac et Clément Sibony.
La deuxième partie intitulée «Inspirations», a donné la parole à Fréderic Damgaard, Ivo Grammet, Boujmaâ et Hajjouba Lakhdar. Enfin, la troisième est consacrée à la musique et comme elle est justement intitulée « Musiques en fête», elle relate l’apport des Festivals qu’abrite Essaouira, «Le Festival Gnawa d’Essaouira – Musiques du monde», le « Printemps musical  des Alizés» et «le Festival des Andalousies atlantiques ». L’ouvrage comporte bien entendu l’introduction des auteurs et, à la fin, un épilogue suivi d’une bibliographie et des traditionnels remerciements.
Ainsi, la présentation de l’ouvrage est à même de susciter la curiosité des plus récalcitrants eu égard aux sommités que l’on a touchées et qui sont toutes allées à cœur joie et avec  une franchise déconcertante pour évoquer Essaouira.
On peut citer à titre d’exemple dans le coin exceptionnel, le « clin d’œil » consacré à Evic Orsenna, membre de l’Académie française et à Isabelle Carré qui souligne que «  dès son premier séjour à Essaouira, elle fut sous le charme de la ville et de ses habitants et elle y capte, à chaque séjour, cet art de vivre typiquement souiri ».
Ce clin d’œil est le prélude à l’interview consacrée au personnage et, en même temps, une invitation à s’introduire dans le cœur de la personne interviewée avant qu’elle déballe tout dans les pages suivantes. Dans ce même petit coin, la parole est donnée, entre autres, à Daniel Rozensztroch qui a un peu décrit la ville en ces mots : «  Les couleurs ? C’est le blanc, un blanc avec des couleurs très contrastées. Et puis le port : une vision tellement forte, extraordinaire avec cette population, tous ces gens, les couleurs des tableaux…».
La partie «Inspirations », elle, est consacrée à ceux qu’Essaouira a inspirés. Et lorsqu’on dit Essaouira, cela implique bien entendu ses habitants,  son port, ses couleurs, ses saints, bref tout, car Essaouira est justement un tout indissociable. Là, la parole est donnée entre autres à une personne, un mécène qui a fait de cette ville sa raison d’être. Il s’agit de Frédéric Damgaard, ce personnage qui a réussi à hisser « les peintres singuliers » au plus haut niveau, et qui, dans ce livre, raconte son histoire avec Essaouira et ses peintres et l’évolution de sa relation avec cette ville et ses artistes ainsi que les péripéties des découvertes qu’il a eues à faire depuis son arrivée au Maroc en 1985. En lisant cette interview, pour ceux qui ne connaissent pas bien Fréderic Damgaard, on découvre comment il a opté pour la création dès ses premières rencontres avec feu Boujamaâ Lakhdar et des maâlems artisans spécialisés, pour la plupart, dans le travail du thuya.
La partie consacrée à la musique relate les Festivals et les rencontres musicales organisées dans l’ex-Mogador et qui ont toutes, chacune dans son rayon, participé à la promotion de la ville. Qui ne connaît pas aujourd’hui ou n’a pas entendu parler du Festival des Gnawas devenu un rendez-vous musical international incontournable.
«Essaouira Mogador, passion partagée », n’est pas un simple tour d’horizon de ce qu’est devenue Essaouira. C’est un document très riche en témoignages et en récits émanant de personnages très attentifs et très exigeants. Sans oublier, bien sûr, le volet illustration parfaitement exécuté et qui vous redonne envie d’aller à Essaouira, même si vous y vivez…
«Essaouira Mogador, passion partagée » est édité par Atlantica 

Abdessalam khatib
Mercredi 6 Janvier 2010

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