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Eric Gilli, karstologue, professeur à l’Université Paris VIII : “Une zone à risque”




Eric Gilli, karstologue, professeur à l’Université Paris VIII :  “Une zone à risque”
« J’interviens dans tout ce qui est enregistrement de phénomènes naturels à l’intérieur des grottes qui sont des lieux qui enregistrent parfaitement et qui gardent des  traces d’événements parfois de dizaines de milliers d’années. Ici, cette manifestation (ndlr. Rencontre internationale ‘’SISMO 2010’’ organisée par la Faculté des sciences de l’Université Ibn Zohr à l’occasion du 50e anniversaire du tremblement de terre d’Agadir) est intéressante parce qu’effectivement, il s’agit de commémorer cet événement dramatique de 1960. Mais,  je crois surtout que ce qui est important, c’est de réfléchir à une poursuite de la gestion des risques, sachant qu’en géologie, on sait qu’une chose qui s’est produite une fois à un endroit a toute les chances de se reproduire au même endroit dans les années qui viennent. Donc, on sait qu’effectivement Agadir a déjà subi plusieurs fois des tremblements de terre. , Bien sûr, on garde en mémoire celui de 1960, mais il faut bien penser que c’est quelque chose qui se reproduira dans le futur, et justement, les travaux de cette rencontre qui réunissent de nombreux spécialistes permettent d’avoir une approche importante au niveau de ce risque, pour essayer de voir comment on peut, non pas prévoir quand se produira le prochain tremblement de terre parce que ça, personne n’est capable de le dire, mais essayer d’estimer quelles pourront être sa puissance, sa violence et puis essayer de voir comment on peut préparer les populations à accueillir ceci.
Préparer les populations, ça passe déjà par des règles d’urbanisme, des règles parasismiques pour construire les maisons, ça passe aussi par ce qu’on appelle du microzonage qui consiste à voir quelles sont les zones qui sont plus dangereuses compte tenu de la géologie, de la topographie, etc. Ça  consiste aussi surtout  à préparer les populations à faire en sorte que les règles soient respectées, que les gens sachent comment agir, sachent qu’ils ont déjà un risque au-dessus de leurs têtes. Donc, il faut qu’ils en soient conscients. Mais tout ça, ce n’est pas non plus une fatalité. On peut malheureusement comparer ce qui peut se produire dans des pays comme Haïti où un séisme a provoqué 200 000 morts et un même séisme qui se produit au Japon ou aux Etats-Unis, mais finalement va faire peu de pertes humaines parce que les populations sont différemment préparées et les sociétés répondent de façon très variée justement à ces aléas. »

Libé
Samedi 6 Mars 2010

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