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Erdogan éclaboussé par une affaire de corruption à l’approche des municipales

Mise en détention de deux fils de ministres proches du chef du gouvernement




Erdogan  éclaboussé par une affaire de corruption  à l’approche  des municipales
La justice turque a placé samedi en détention les fils de deux ministres proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dans une affaire de corruption sans précédent qui éclabousse et déstabilise le sommet de l'Etat turc, à quatre mois des élections municipales.
Comme lors de la fronde antigouvernementale de juin dernier, Erdogan a riposté quelques heures plus tard en dénonçant un complot venue de Turquie et de l'étranger destiné à faire tomber son gouvernement. Très remonté, Erdogan en a profité pour menacer d'expulsion les diplomates étrangers "engagés dans des actions de provocation", dans une mise en garde voilée à l'adresse de l'ambassadeur des Etats-Unis. 
Après quatre jours de controverses, l'étau s'est resserré sur le gouvernement avec l'inculpation et le placement en détention provisoire de Baris Güler et Kaan Caglayan, les fils des ministres de l'Intérieur Muammer Güler et de l'Economie Zafer Caglayan.
Selon les médias turcs, ces deux personnalités sont soupçonnées de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent pour avoir participé à des ventes d'or et des transactions financières illégales entre la Turquie et l'Iran sous embargo.
Halk Bankasi a démenti fermement ces accusations.
Le PDG de cette banque, Suleyman Aslan, et l'homme d'affaires originaire d'Azerbaïdjan Reza Zerrab, considéré comme le cerveau de l'opération, ont également été mis sous les verrous.
Inculpés dans deux autres volets de cette affaire à tiroirs, le fils du ministre de l'Environnement Erdogan Bayraktar, Abdullah Oguz Bayraktar, le magnat des travaux publics Ali Agaoglu, patron du groupe éponyme, et le maire du district stambouliote de Fatih, Mustafa Demir, membre du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, ont eux été laissés en liberté jusqu'à leur procès.
Ce deuxième groupe de personnalités est soupçonné de corruption dans le cadre de deux affaires distinctes de marchés publics immobiliers.
 Sérieusement ébranlé par cette tempête politico-financière, le pouvoir islamo-conservateur, qui avait affiché la lutte contre la corruption en tête de ses priorités, a lancé une purge sans précédent dans la hiérarchie de la police.
Afin de limiter le coût politique de cette affaire, Erdogan pourrait décider de percer l'abcès en se débarrassant des ministres mis en cause à l'occasion du remaniement prévu d'ici à la fin du mois pour remplacer les ministres candidats aux municipales, selon des sources proches du gouvernement.

AFP
Lundi 23 Décembre 2013

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