Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Entretien avec le romancier Mohamed Berrada : «Le goût littéraire au Maroc a beaucoup changé»




Entretien avec le romancier Mohamed Berrada : «Le goût littéraire au Maroc a beaucoup changé»
En marge
du Festival culturel d’Errachidia qui lui a rendu un vibrant hommage, Mohamed Berrada a accordé à Libé un entretien dans lequel il nous a confié ses pensées
concernant
sa dernière œuvre «Vies voisines», mais aussi
les nouveaux
thèmes qui
le préoccupent actuellement.

Libé : Que représente pour vous cette participation au Festival d’Errachidia ?

Mohamed Berrada : J’évalue positivement cette participation, dans la mesure où elle m’a apporté beaucoup de choses. D’abord, j’ai fait la connaissance d’une région de mon pays que je ne connaissais pas auparavant, et c’est aussi une opportunité de rencontrer un nouveau lectorat. Les écrivains doivent élargir leurs lecteurs dans ces régions lointaines. J’espère, à travers ce festival, que la ville d’Errachidia sera inscrite dans le circuit culturel du pays. 

Pouvez-vous commenter le Prix du livre 2010 quelques mois après son obtention ?

Ce que je dois souligner à ce propos est que le jury a osé primer mon livre, nonobstant sa complexité, son audace et le genre de problématiques qu’il a abordées.  Cela signifie que le Maroc culturel et intellectuel a beaucoup progressé et que les paramètres fondés sur des normes modernes sont en train de prendre forme. Bref, le goût littéraire a beaucoup changé.

Quel sens avez-vous accordé à l’histoire dans « Vies voisines » ?

L’on revient sur l’histoire du Maroc, mais à travers mon propre penchant, car je fais appel à l’histoire vécue par moi-même. C’est l’histoire de ce que nous vivons avec nos amis, et qui reste loin de ce que nous racontent les manuels du moins depuis les années 40.

Est-il vrai que «Vies voisines» défend une thèse précise ?

Aucunement, ce livre ne défend pas de pensée ni de thèse particulière, mais essaie simplement de les confronter, pour déboucher sur une vision un peu complexe de la réalité, mais aussi pour s’inscrire dans une lignée ouverte sur l’avenir, c’est ce qu’on appelle l’idéologie implicite. La langue parlée véhicule forcément une pensée, ce qui aide le lecteur à réinterpréter l’imaginaire selon ses propres compétences et performances herméneutiques.

Y a-t-il un projet en perspective ?

Je caresse depuis quelque temps un projet qui entend approcher de manière romanesque des thèmes d’actualité, mais dans un style différent. En fait, du haut de mes 70 ans, je commence à centrer mon regard sur des thèmes nouveaux dans ma  vision tels la mort, la vie et la vieillesse.  


PROPOS RECUEILLIS PAR A.Laafou
Jeudi 24 Juin 2010

Lu 509 fois


1.Posté par khaji le 24/06/2010 15:09
Excusez-moi mais je n'ai pas de commentaire à faire sur ce sujet mais ce qui m'a étonné de sa part en tant que romancier marocain , c'est qu'il avoue de lui même qu'il n'a jamais visité auparavant cette belle région d'Errachidia je trouve que c'est inadmissible de la part d'un intellectuel de sa trompe ....

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs