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Entretien avec la diva franco-orientale Maya Shane : “J'ai envie d'être très présente sur la scène marocaine”




Entretien avec la diva franco-orientale Maya Shane : “J'ai envie d'être très présente sur la scène marocaine”
Pour son troisième opus, Maya Shane
a choisi de célébrer «La couleur de
l'espoir», titre phare de son nouveau bijou sonore. Dans cet album aux titres très évocateurs, «Bonheur viendra demain»,  «Une rose à aimer», «On vient tous
d'un ailleurs» ou encore «Amour
virtuel»,…  la diva
franco-orientale nous livre une
véritable balade en musique dans un style qui lui sied bien. Un album de la «maturité», nous
a-t-elle confié lors
de son passage au Maroc. Entretien.

Libé : Vous êtes au Maroc pour la promotion de votre troisième album, « Couleur de l'espoir ». Pourquoi cet intérêt pour le Maroc ?

Maya Shane: Je suis une artiste qui marche beaucoup au feeling et au sentiment. La première fois que j'ai rencontré mon agent, Carlos Peirats, j'étais venue au Maroc faire le premier lancement de « Les filles d'Orient ». Comme cela m'a apporté bonheur et que je suis superstitieuse, j’ai choisi de faire mes lancements au Maroc.

Vos titres sont très évocateurs et ramènent souvent à l'actualité. Par exemple, « La couleur de l'espoir », sachant ce qui se passe dans la région du Maghreb, on est tenté d'y voir un lien?

C'est vrai que c'est l'album de tous les espoirs: celui de la paix, de la stabilité dans ce monde qui régresse. Mais c'est aussi l'espoir que ma voix se fera entendre, que tout ce que je fais dans ma carrière artistique porte des fruits dans le monde, que mon talent soit reconnu sur la scène internationale. En fin de compte, ce titre peut être vu sur tous les angles de vue que c'est une chanson très optimisme.

Sur un plan artistique, avez-vous le sentiment que votre travail porte ses fruits, que vous êtes proche de ce dont vous avez toujours rêvé?

Non seulement je le souhaite, mais j'espère aussi que mes prières ont été entendues. Je suis déjà très contente de l'accueil réservé à mon deuxième album « Révélation ». Avec le dernier album, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui se passe, il y a une petite magie en plus.

Justement, quel est ce plus qui le différencie des deux précédents albums ?

C'est déjà l'album de la maturité. J'ai pu me donner les moyens dans celui-là de faire encore plus ce que je veux. J'ai voulu qu'il soit entièrement acoustique, par exemple. Pour avoir l'authenticité des instruments tels que les cordes, la mandole, le bandjo et la flûte, une partie de l'album a été faite en Algérie et tout le reste en France, sous la direction de A. Torqui. J'ai aussi eu des cuivres magnifiques avec Didier Marty et Christophe Dutrey et ça été un plaisir d'avoir assisté à tous mes enregistrements.

Il y a des collaborations dans cet album…

Tout à fait. Il y en a eu avec le chanteur de la nouvelle génération, David Bacci, sur le titre « Je n'suis pas une femme facile », avec le Congolais Top One Frisson (« On vient tous d'un ailleurs » et « On est tous des enfants d'émigrés ») ainsi qu'avec le chanteur Guyanais Neiman sur une chanson qui s'intitule « Amour virtuel » et qui traite des relations qu'on peut avoir via l'écran.

Que visez-vous à travers toutes ces collaborations, sachant que certains artistes n'y sont pas nécessairement intéressés?

Je ne vise rien de particulier. C’est vrai que ce n'est pas toujours évident dans ce sens que les gens n'ouvrent pas forcément leur scène, seulement leur univers. Ce que j'aime, ce sont ces échanges que l'on peut avoir dans la musique, ces rencontres qui font qu'après il y a un titre qui naît d'un mélange de cultures, de langues, de musiques, etc. La présence de ces artistes avec moi sur scène est importante. C'est justement l'échange pour que je puisse aller dans leur univers et eux viennent dans le mien que je trouve magique. Car, ce n'est pas intéressant de rester enfermé dans ce qu'on fait.

Qu'aimeriez-vous que vos fans retiennent comme messages de votre nouvel opus ?

En dépit de la crise qui touche le monde et au regard de tout ce qui s'y passe, j'avais envie avec cet album, sans être utopique, de leur donner une bouffée d'oxygène, des rayons de soleil, un tout petit peu d'optimisme. D'où des titres tels que « La couleur de l'espoir » et « Le bonheur viendra demain ».
J'estime qu'un artiste au-delà des messages qu'il véhicule, est tenu aussi de faire rêver son public : il doit l'aider à s'évader le temps d'un concert, de l'écoute d'un album. Bref, rentrer un peu dans son univers.

Dans le cadre de la promotion de votre album, envisagez-vous de donner un concert au Maroc?

Avec mon agent Carlos Peirats, on projette de faire quelque chose dans le courant 2012, éventuellement une date pour mars-avril et une autre pour l'été. J'ai envie d'être très présente sur la scène marocaine. Parce que, j'ai envie de venir faire des concerts pour mes fans qui me réclament de plus en plus via Internet. Et puis aussi, parce que la scène c'est ma vie et tout ce qu'on peut avoir au travers du disque c'est sympathique, mais ce n'est pas comme quand on est sur la scène face au public où il y a justement cet échange.

Etes-vous satisfaite de l'évolution de votre parcours artistique?

Je le suis. Justement ce qui est merveilleux dans ces trois albums, c'est qu'il y a une continuité au niveau artistique et que dans chacun des trois opus, j'essaie d'apporter un petit peu de nouveauté. Donc, si le précédent était un peu plus oriental, avec quelques mots en arabe, celui-là, par contre, est complètement chanté en français. A part quelques petits clins d'œil en lingala (langue congolaise). Les orchestrations sont un petit peu grecs, turcs, entre autres, avec l'Orient en point de mire. Parmi les gens qui m'ont inspirée, il y a bien sûr Dalida, Enrico Matias et les grands de la musique égyptienne.
Au niveau des concerts, je suis aussi très contente parce que je viens d'avoir une opportunité de chanter au théâtre Colony à Miami Beach Floride. Samedi 3 décembre, je vais me produire en première partie du chanteur Daniel Levy, l'ex-vedette des « Dix Commandements ». Cela va me permettre de toucher d’autres horizons.

Vos collaborations avec des artistes subsahariens vous donnent-elles envie de vous produire dans cette région ?

Ce serait pour moi un grand plaisir. J'ai un agent sur Paris qui s'en occupe, j'espère aller prochainement en Côte d'Ivoire. D'ailleurs, c'est une exclusivité, j'ai fait un « Oriental coupé décalé » avec le roi du genre : l'Ivoirien Molaré. Il va s'appeler « Une seule Afrique » et sortira prochainement.

Propos recueillis par ALAIN BOUITHY
Mardi 29 Novembre 2011

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