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Entretien avec l’actrice Zineb Oubaid : “J’aimerais jouer le rôle d’une méchante”




Entretien avec l’actrice Zineb Oubaid : “J’aimerais jouer le rôle d’une méchante”
Zineb Oubaid fait partie de la nouvelle vague d’actrices du cinéma marocain
qui voient leur
avenir sous des signes prometteurs. Dans cet entretien, la jeune actrice revient sur sa prestation dans le film «Hadi ou Touba» de Rachid Hamman, dans lequel elle campe
le rôle de la belle Rihanna, ses projets et l’univers
cinématographique.

Libé : On peut dire que vous êtes encore à vos débuts au cinéma. L’idée que vous vous faisiez de cet univers est-elle restée la même ?

Zineb Oubaid : Je dirais que je suis agréablement surprise. Quand bien même cet univers serait un peu différent de celui dans lequel j’ai grandi. Car, j’ai commencé à faire de la publicité à l’âge de 13 ans avant d’investir le cinéma.

Vous incarnez souvent des rôles de « gentille fille » dans les productions où vous vous êtes illustrée. Y a-t-il d’autres rôles que vous aimeriez un jour jouer ?

  Celui de la méchante, par exemple. J’aimerais qu’on me confie d’autres rôles que ceux, justement, de la gentille fille, issue d’une bonne famille. Interpréter un personnage méchant m’intéresse beaucoup.

Pour vous c’est quoi un rôle « méchant » ? Est-ce pour attirer plus l’attention du public ?

(Rire) Non pas du tout. Un tel rôle me permettra d’explorer un autre univers et, forcément, de sortir de ce cocon de petite fille gentille dans lequel je me trouve souvent enfermée.

On vous a vue dans « Hadi ou Touba », de Rachid Hamman dans lequel vous campez le rôle de Rihanna  et qui est aussi le troisième téléfilm avec 2M. Comment avez-vous été approchée ? Et quelle expérience tirez-vous de votre participation à cette production ?

C’est Rachid  Hamman qui m’a contactée pour jouer dans son film. Cela s’est fait le plus simplement du monde. Et j’en tire une expérience très enrichissante à bien des égards. J’ai côtoyé de grands comédiens marocains qui m’ont prodigué des conseils et souvent aidée, voire des fois apporté un plus. Je peux dire sans hésiter que j’ai vraiment gagné et appris plein de choses.

Que vous a suggéré la réaction du public lors de la projection en avant-première de ce téléfilm?

J’étais un peu stressée voire méfiante avant la projection du téléfilm. Maintenant, je peux franchement vous dire que je suis émue et très contente de la réaction du public. D’autant qu’il a aimé et s’est empressé de présenter ses félicitations à toute l’équipe du film présente ce soir. Je suis très satisfaite.

«Hadi ou Touba » aborde un thème qu’on pourrait qualifier de sensible, la corruption. Est-ce pour cette raison que vous avez rejoint le casting ?

Pas seulement. J’étais séduite aussi bien par le thème que par le casting qui se dessinait. Le réalisateur m’a fait confiance. Je n’ai pas hésité à la lui exprimer. Et j’en suis sortie gagnante.

Un mot sur l’ambiance du tournage ?

C’était tellement agréable que j’avais ressentie un peu de chagrin lorsque le tournage est arrivé à son terme. Parce qu’on s’est beaucoup attachés : tout le monde était agréable et gentil. Chacun faisait de son mieux pour que le travail se fasse comme on le souhaitait.

Pensez-vous que le scénario et les rôles que vous, acteurs, jouez dans cette production transmettent comme on l’espère ce message ?

J’en suis même certaine. Vu que le film aborde  avec intelligence ce problème. Il le traite de manière comique tout en veillant à ce que le message passe. Ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’on dramatise un peu trop les choses. Car à forcer de brusquer les gens, on finit par brouiller le message.
Par ailleurs, même si les occasions ne manquent pas d’en parler, il est important d’évoquer souvent ce problème de la corruption. Afin que le public et particulièrement ceux qui s’y retrouvent sachent qu’il faut travailler et ne pas chercher une solution de facilité.

On donne généralement à la corruption un visage masculin au cinéma. Accepteriez-vous de jouer le rôle de la corruptrice ?

Bien sûr, d’autant plus que cela ne change rien au but recherché. Ce qui compte, c’est que le message passe auprès du public.

Un mot sur des projets ?

 J’ai passé quelques castings et j’ai eu des réponses favorables. Je suis certaine que d’autres projets se feront jour très prochainement.

Propos recueillis par Alain Bouithy
Mercredi 10 Novembre 2010

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