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Entretien avec l’acteur Farid Regragui : “Notre cinéma a franchi de grands pas”




Entretien avec l’acteur Farid Regragui  : “Notre cinéma a franchi de grands pas”
Farid Regragui est l’un des jeunes
mousquetaires du cinéma marocain. Son profil, ses traits et sa carrière ne laissent pas indifférents
les réalisateurs
internationaux qui font souvent appel
à ses services. Ici, il répond aux questions de Libé.


Libé : On constate que Farid Regragui s’est absenté pendant longtemps du cinéma ?

Farid  Regragui : C’est difficile à expliquer, mais je vais bientôt entamer, vers le mois de mai, le tournage du premier long-métrage de Mohamed Nadifi, intitulé « Andalousia mon amour » qui aborde la question d’immigration illégale de manière nouvelle. En octobre, j’aurai également le plaisir de jouer dans un long-métrage d’Ali Tahiri qui s’attaque à la pédophilie et à la drogue. J’ai énormément aimé le scénario et je pense que ces thèmes qui me tiennent à cœur, sont d’une importance capitale pour notre société.

Et quoi de neuf pour le théâtre ?

Le théâtre est évidemment mon premier amour. Cette année, je vais le retrouver à travers une série de pièces pour le compte de la troisième chaîne. En plus, je travaille sur un sujet qui est, selon moi, très important, à savoir les matchs d’improvisation théâtrale.

En quoi consiste ce nouveau genre ?

C’est un genre à part créé au Canada. Lorsque les potentialités théâtrales de ce pays ont découvert que le public ne se rendait plus aux planches, ils ont pensé à un jeu qui joint le sport au théâtre. Ils ont ainsi appliqué les règles du hockey au théâtre. L’on trouve ainsi deux équipes, un arbitre qui brandit une carte/thème, et les joueurs/comédiens doivent improviser en respectant la thématique brandie. Donc au lieu de regarder un spectacle sur un sujet déterminé, on regarde des spectacles (courtes pièces) avec une dizaine de sujets et thèmes divers. Le public participe également à ces spectacles, muni de cartes des couleurs des deux équipes.

Où vous vous sentez le plus à l’aise, au cinéma ou au théâtre ?

Tous les comédiens trouvent leur salut dans le théâtre qui reste pour eux une école, dans la mesure où le frère aîné de tous les autres arts leur permet un contact direct avec le public. Dans le théâtre, les émotions sont tout à fait différentes et parfois réelles que celles ressenties quand on se regarde sur la télé et dans le cinéma. Malheureusement, nous sommes encore à la traîne au Maroc.

Vous vous rappelez encore de votre  premier travail après la sortie de l’ISADAC ?

C’est bien de m’avoir posé cette question, car juste après avoir joué dans une pièce de théâtre donnée en représentation devant l’ancien ministre de la Culture Allal Si Naceur et reçu le diplôme à 18h00, j’avais un train à prendre à 19h00 en direction de Meknès pour tourner dans un film français. Moi qui ai fait mes études de théâtre, je me trouve pour la première fois devant une caméra, des figurants, des stars et un plateau assez agité. Bref, un destin assez particulier.

Et depuis … ?

J’ai joué après dans pas mal de films étrangers, et j’estime personnellement que le film « Atach » de Saad Chraibi est le prélude à une autre étape de ma carrière, qui m’a ouvert les portes grandes ouvertes du travail au cinéma et à la télévision au Maroc.

Quel bilan pouvez-vous faire de la production cinématographique après le dernier Festival de Tanger ?

Franchement, je constate qu’il y a un progrès patent. Chaque année, donc, il y a des thèmes nouveaux, de nouvelles façons de les traiter et on a une palette de films qui ne se ressemblent pas heureusement. Dans les treize ou quinze films présentés, il y a aussi de nombreux comédiens qui excellent par leurs prestations.

Quid de l’enjeu de la qualité ?

Je serai dans l’erreur si je vous dis que tous les films projetés à Tanger sont de qualité, mais au moins nous avons cinq films d’une qualité irréprochable. Et étant donné notre situation, c’est déjà pas mal. Si l’on se rappelle la qualité comme la quantité des films projetés à Meknès au début des années 90, l’on se rendra compte du chemin parcouru. 

Propos recueillis par R-A
Lundi 12 Avril 2010

Lu 1569 fois


1.Posté par zineb el abida le 12/04/2010 16:22
T'es excellent bonne continuation

2.Posté par Mounia le 09/09/2010 22:59
bonne continuation cher prof

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