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Entretien avec avec l'ex-agent du DRS, Karim Moulai, déballe tout à Libération : Révélations sur de multiples assassinats et sur l’attentat de l’hôtel Atlas Asni (3)




Entretien avec avec l'ex-agent du DRS, Karim Moulai, déballe tout à Libération : Révélations sur de multiples assassinats et sur l’attentat de l’hôtel Atlas Asni (3)
Dans cette 3ème partie,
Karim Moulai aborde
dans les détails
son niveau d'implication dans l'attentat de l'Hôtel Atlas Asni,
le niveau d'implication de quelques Marocains,
les conditions de son
exfiltration vers l'Algérie et les remous
provoqués à Alger
par ses déclarations…   

 
Pouvez-vous nous parler de l’une de ces missions en apportant plus de précisions ? 

Pour des considérations liées à ma propre sécurité, il est beaucoup de choses que je n’aborderai pas pour le moment. Mais viendra assurément le temps où je le ferais. Toutefois je peux vous  citer une mission que j’avais effectuée en Indonésie et qui consistait à approcher une grande entreprise indonésienne, Djajanti Group,  appartenant à l’un des fils de l’ancien président indonésien Suharto. Ce groupe dont il était établi qu’il blanchissait de l’argent et finançait des groupes islamistes armés algériens voulait exporter du bois et dérivés en Algérie. Les généraux du DRS voulaient visiblement leur part du gâteau…

Vous dites avoir travaillé pour le compte des services libyens. Nous supposons que c’est pour de l’argent que vous l’aviez fait. Cela nous éloigne de l’image du patriote désintéressé que vous donnez de vous…mais bon. Voulez-vous nous en dire davantage sur votre travail pour le compte des Libyens ?  
Mon travail pour les Libyens peut être interprété comme vous le faites mais ça n’était pas du tout le cas et vous allez comprendre.
Mes rapports avec la Libye remontent en fait à l’année 1988 ; année où j’ai connu El Megrahi (Karim a exhibé des photos remontant certainement à cette époque où on le voit effectivement en compagnie d’El Magrahi). En ce temps-là, la coordination entre les services algériens et libyens était intense autour de l’affaire de l’Azawad. Aussi, avais-je pu savoir que les services libyens projetaient de commettre des attentats en Europe, notamment en Hollande et en Grande-Bretagne. Et j’en avais informé le DRS. La suite vous la connaissez…
J’ai pu par la suite, au cours de l’été de l’année 1991 pour être précis, approcher le président Kadhafi lui-même. Il avait alors exprimé son soutien au FIS. Quelque temps après, j’ai été approché par une femme des services libyens qui voulaient que je travaille pour eux. Ils m’avaient notamment proposé d’aller en Irlande.
Averti par moi-même, le DRS exploita l’aubaine pour infiltrer les services libyens. Je suis devenu alors agent double. À un certain moment les Libyens ont commencé à avoir quelques petits doutes sur moi. Ils m’ont alors retenu de façon illégale pendant un mois dans un hôtel puis ont voulu me tendre un piège en me demandant si je voulais contacter au téléphone notre ambassade. Ce que je n’ai évidemment pas fait. Je leur ai demandé d’appeler plutôt un ami à Alger. Ainsi, j’ai pu faire comprendre à cet ami, avec des phrases qui n’éveillaient aucun soupçon, que j’avais quelques petits soucis.
Convaincus de s’être trompés, les Libyens ont tout simplement levé la mesure d’assignation à l’hôtel qui me frappait.
Je n’en dirai pas plus sur ce registre…Je le ferai le moment opportun
.                        
Venons-en maintenant à la fameuse affaire de l’attentat de l’hôtel Atlas Asni de Marrakech.
Précisez-nous quel est exactement le rang que vous occupiez au sein du DRS à cette époque et pourquoi vous a-t-on choisi pour y participer?

Nous sommes en 1993, ce qui fait que j’avais déjà six ans de métier durant lesquels j’avais fait mes preuves. J’avais pu prouver  notamment que j’avais beaucoup d’aisance à évoluer dans des pays et des milieux étrangers.
Pour moi, l’affaire de l’hôtel Atlas Asni allait commencer au mois d’août 1993. A cette date, je suis venu une première fois au Maroc sous ma véritable identité, question de me familiariser avec les lieux. Mon officier traitant, Abbas alias Abdelkader, m’avait fait comprendre que cette visite rentrait dans le cadre du renseignement routinier, sans plus. S’en suivront d’autres visites, toutes effectuées sous ma véritable identité sauf une.

Laquelle et pourquoi ?   

Je ne peux répondre à cette question maintenant.
D’accord, veuillez poursuivre
Durant ces visites, j’ai été, sur instructions de mon officier traitant, dans plusieurs villes, notamment à  Casablanca, à Fès, Oujda, Kénitra, Rich, Azrou, Errachidia et Marrakech et dans d’autres villes. Je me souviens que lorsque j’ai été à Azrou, il faisait froid parce que c’était l’hiver, l’actuel Roi du Maroc Mohammed VI, encore Prince héritier à cette époque, était dans la région pour faire du ski…Ça, vos «services» doivent très certainement le savoir.

Mais pourquoi êtes-vous allé dans toutes ces villes? Y avez-vous contacté des personnes?

En dehors de Marrakech, d’Errachidia et de Casablanca, non. C’est par la suite que j’ai compris que toutes les visites dans les autres villes ne servaient en fait qu’à brouiller les pistes et à tester mes capacités. D’autant plus que j’intervenais dans un pays dont les relations avec l’Algérie étaient pour le moins difficiles. Il faut dire aussi, comme je l’ai expliqué auparavant, que la règle était de ne pas poser de questions.
A Errachidia et à Marrakech j’ai rencontré des personnes qui m’ont apporté de l’aide dans ma mission.

Votre mission, parlons-en justement. Que vous a-t-on exactement demandé de faire et qui vous l’a demandé ?

Je tiens à préciser d’abord que j’ignorais totalement ce qu’était l’objectif final de cette mission. Pour moi, il s’agissait d’une opération d’espionnage de routine, comme j’ai cru le comprendre de la part de mon officier traitant Abdelkader, que les autorités marocaines connaissent d’ailleurs assez bien pour lui avoir remis en août 1993 Abdelhak Layada (un activiste de la mouvance intégriste algérienne condamné à mort en 1993 par la justice algérienne mais libéré en mars 1996, ndlr) au titre de la mesure d’extradition qui a été prononcée à son encontre. Jamais ne m’a effleuré à l’esprit l’idée qu’un attentat était en préparation.
J’étais censé contacter des personnes travaillant pour le compte des services algériens pour recueillir des informations sur d’autres personnes et participer au recrutement de nouveaux éléments.
J’avais notamment pris contact avec un ami, un officier de la police marocaine travaillant à Errachidia, lequel m’avait mis en contact avec un responsable du centre de transmission de Marrakech. Par la suite, le cercle s’était progressivement agrandi pour s’élargir à d’autres personnes marocaines et algériennes.

Où se passaient vos rencontres, qui y assistait et de quoi parliez-vous ?    

Après un diner organisé à l’intention des anciennes et des nouvelles recrues dans un palace de Marrakech, nous nous réunissions en nombre important dans des appartements et dans trois villas de Marrakech. Lors de ces réunions, nous parlions du renseignement sans plus. A deux ou trois reprises, nous sommes allés en nombre  beaucoup plus réduit à l’hôtel «La Mamounia» où nous y dînions tout en discutant d’informations à recueillir sur le Maroc.

Y avait-il à ces réunions des personnes de l’ambassade ou des  consulats d’Algérie ?

Des personnes se présentant comme tel, il n’y en avait pas. Du moins pas à ma connaissance. Néanmoins, étaient là des personnes qui travaillaient pour nos services mais dont j’ignorais presque tout.

Etiez-vous armé et est-ce que quelqu’un avait exhibé ou simplement parlé d’armes à l’une ou l’autre de vos réunions ?   

Je n’étais pas armé ni n’ai introduit d’armes au Maroc. Il n’a jamais été question d’armes et à aucun moment, ce terme n’a été utilisé par quiconque lors de nos réunions. Du moins pas à celles auxquelles j’avais assisté.
Ma mission était d’ordre logistique et je vous ai expliqué en quoi elle consistait. Je n’allais deviner qu’il s’agissait des préparatifs, entre autres, pour l’accomplissement d’un attentat qu’après la survenue de celui-ci. Et à mon retour à Alger, j’allais en savoir beaucoup plus sur cet attentat.

Combien de temps aura duré en tout votre mission au Maroc pour les préparatifs logistiques ?

Karim. Moulai: Ma mission a duré exactement une année. Je suis arrivé la première fois au mois d'août 1993 et la dernière fois au mois d'août de l'année d'après; mois au cours duquel a eu lieu l'attentat. Entre-temps, je suis entré et ressorti du territoire marocain à 5 autres reprises. Soit un total de 7 séjours au Maroc. Mes séjours ont duré une semaine pour le premier, un mois pour le deuxième, trois mois pour le troisième, ensuite un séjour de deux semaines, puis un autre d'un mois et enfin un dernier séjour qui avait duré exactement du 13 août jusqu'au lendemain de l'attentat. Comme en attestent d'ailleurs les tampons de passages sur mon passeport.     
    
D'après vous, pourquoi le DRS aurait-il décidé de commanditer cet attentat et à quel niveau de sa hiérarchie a été prise cette décision ?

Ce que je vais vous dire relève de déductions que j'ai faites moi-même juste après l'attentat mais aussi d'informations que j'ai recueillies après mon retour à Alger auprès de bonnes sources. Mon officier traitant, lui, n'en avait pipé mot comme à son habitude.
Le DRS visait en fait deux objectifs : le premier consistait à atteindre le Maroc là où cela pouvait lui faire mal économiquement, en l'occurrence le secteur du tourisme, d'où le choix d'un hôtel fréquenté par des touristes étrangers. Il s'agissait en deuxième lieu de  perturber la situation du Maroc sur le plan sécuritaire, en laissant croire qu'il y avait, comme en Algérie, des réseaux islamistes armées. J'ai su par la suite que des éléments de l'Armée islamique du salut (AIS) travaillant pour le compte du DRS avaient également participé d'une manière ou d'une autre à cet attentat. Notamment pour le recrutement des exécuteurs des attentats et leur acheminement vers le Maroc.  
N'oublions pas enfin, et c'est là une motivation supplémentaire, que beaucoup de hauts gradés du DRS avaient mal digéré le fait que Hassan II ait comparé, quelque temps auparavant, l'Algérie à un laboratoire qui permettrait de savoir à quels résultats aboutirait la gestion du pays par les islamistes.
Qui en avait décidé ? Il est clair que ce genre d'opération ne relève pas d'une  décision qui peut être prise par un officier de l'envergure d'Abdelkader. Elle a très certainement été décidée au plus haut niveau  de la hiérarchie du DRS…Par un quarteron de généraux dont Taoufik bien sûr.

Revenons à vos contacts marocains. Vous disiez qu'un élément de la police d'Errachidia vous a grandement aidé. Expliquez-nous comment et moyennant quoi.

Cet officier qui était aussi un ami, enfin un ami de « travail », m'avait d'abord aidé en levant les doutes qui, à un moment, pesaient sur moi. Il est en effet arrivé à convaincre ses collègues que je n'étais pas un élément suspect. Dans le cas contraire ça m'aurait valu quelques ennuis peut-être mais certainement l'échec de ma mission.
Il m'avait aidé ensuite à entrer en contact avec l'un des responsables du centre de transmissions de Marrakech, lequel m'a permis à son tour de mettre la main sur les numéros de téléphone d'autres contacts et agents aussi bien marocains qu'algériens.
Cette aide était évidemment rétribuée. Ce qui, pour ce genre d'activité, est tout à fait normal. La rétribution variait bien évidemment en fonction de l'importance de cette aide. Elle allait de 5000 FF (l'équivalent de 8500 DH) à 20, voire 50.000 FF (34 à 85.000 DH). Les gros montants, je ne pourrais en parler avec exactitude parce que les enveloppes m'étaient remises scellées, et je ne les ouvrais pas. J'estimais leur contenu à l'épaisseur seulement.

Pouvez-vous nous donner leurs noms fussent-ils d'emprunt et nous dire s'ils assistaient à toutes vos réunions ?   
         
Non, je ne pourrais divulguer leur nom. Cela occasionnera des problèmes à leur famille dont on peut largement faire l'économie. Eux, sont évidemment partis à l'étranger. Le policier, lui, s'est  installé en Libye, où le DRS a pu lui trouver un emploi dans un centre de recherches sur le “Livre Vert”, et le responsable du centre de transmission de Marrakech est de son côté parti s'installer au Canada.
Ces deux personnes n'assistaient pour ainsi dire pas à toutes nos réunions. Ils étaient là lors de la prise de quelques contacts et lors de la soirée que nous avions organisée au profit des anciennes et nouvelles recrues dans un grand hôtel de Marrakech. Soirée au cours de laquelle l'alcool avait coulé à flots.  

Beaucoup de personnes ne vous croient pas trop quand vous dites que vous ignoriez qu'un attentat était en préparation. A ces personnes vous répondez quoi ?  

Je leur répondrais tout simplement que c'est là la stricte vérité quand bien même celle-ci pourrait leur sembler difficile à admettre. Ils doivent savoir aussi qu'en ne me mettant pas dans la confidence, le DRS assurait plus de chances de réussite à son opération et à l'objectif visé.
Ce sont là des considérations qu'un non initié ne comprendrait pas facilement. Imaginez un instant que les services de sécurité marocains m'auraient arrêté. Je n'aurais jamais pu faire éventer le projet d'attentat. Tout simplement parce que j'en ignorais l'existence.

A partir de quel moment avez-vous compris qu'il s'agissait d'un attentat ?

Au moment même où celui-ci se produisait. En fait, à ce moment-là, il devait être un peu plus de 10 heures du matin, j'étais à la place Jamaâ El Fna. De là, j'ai entendu des bruits d'armes et d'explosion. J'ai compris alors qu'il se passait quelque chose d'anormal, sans  deviner  pour autant qu'il s'agissait d'un attentat. Quelqu'un s'est alors penché sur moi de derrière mon épaule, vous aurez compris qu'il s'agit d'un autre élément travaillant pour le DRS, pour me dire d'aller à Oujda, via Nador, et de regagner ensuite l'Algérie. Il m'apprendra aussi qu'il y a eu un attentat qui a visé l'hôtel Atlas Asni. C'est là que j'ai tout compris.
Après quoi, je suis parti, le lendemain comme cela m'a été demandé de faire, à Nador, où je suis resté deux jours dans un hôtel, avant d'aller à Oujda. En passant au contrôle frontalier, côté marocain, j'ai été suspecté, puis interrogé par des policiers qui découvrirent que j'avais des photos prises à Marrakech. Notamment, quelques photos prises devant l'hôtel Atlas Asni, lieu de l'attentat. La police marocaine des frontières m'a alors enfermé pendant plusieurs heures, avant que ne vienne un policier de l'équipe qui, entre-temps, avait pris la relève. Il m'aidera à quitter le poste frontalier marocain moyennant ce qui me restait dans la poche comme argent, environ 8000 FF (près de 14000 DH). Après s'être assuré que personne ne faisait attention à moi, il m'a demandé de filer par derrière en direction du poste frontalier algérien. Deux minutes après j'étais en territoire algérien. Des consignes furent alors données à la police des frontières pour qu'on me fasse évacuer vers Alger.

Lors des rencontres que vous organisiez à Marrakech, aviez-vous jamais remarqué la présence d'un ou de plusieurs éléments, franco-maghrébins, qui plus tard allaient être les exécuteurs de l'attentat, les Redouane Hamadi, Stéphane Aït-Idir et compagnie ?
 
Jamais ! Je dois expliquer, encore une fois, que les services fonctionnent selon des schémas et des procédures très précises. Les éléments chargés du volet logistique ne travaillent pas en collaboration avec ceux chargés de l'exécution, et ne savent rien de la mission de ces derniers. C'est un principe de base chez tous les services de renseignements. Leur présence m'aurait personnellement interpellé et intrigué. Je suis un très fin observateur.  
  
Aujourd'hui que pensez-vous de cet attentat ? Et si c'était à refaire, referiez-vous la même chose ?

Je pense sincèrement que cet attentat est odieux. J'en profite pour exprimer ma compassion avec les familles des victimes espagnoles et leur annonce que je me tiens à la disposition de la justice pour apporter mon témoignage sur cette affaire. A la condition bien évidemment que me soient assurées certaines garanties que mon avocat Maître Rachid Messli (un avocat algérien établi à Genève, ndlr) se chargera d’examiner.
Je profite également de cet entretien pour exprimer au peuple marocain frère tous mes regrets pour avoir participé à mon insu à un acte d'une nature aussi barbare. Et que si j'avais su qu'il s'agissait d'un attentat, je n'y aurais jamais trempé. Je tiens à dire aussi que j'ai une affection toute particulière pour le Maroc.

Quel bilan a été fait par le DRS sur cet attentat ?   

Evidemment, je n'ai pas été mis dans la confidence de l'appréciation  et du bilan qui en ont été faits, par le « sommet ». Néanmoins, j'ai pu remarquer que l'heure n'était pas à l'euphorie. Les exécuteurs étant  tous été arrêtés dans un délai très court, il n’y avait forcément pas de quoi se réjouir pour un « service ». L'échec était patent, c'est le moins que l'on puisse dire.     
                          
Avant…ou après cette mission, aviez-vous accompli d'autres missions au Maroc ? Si oui, voulez-vous nous en parler ?

Permettez-moi de refuser de répondre à cette question…Elle me fait un peu sourire - effectivement, il sourit. Vous m'imaginez, vous, pousser ma témérité jusqu'à revenir au Maroc après cet attentat ? C'est impensable ! Cela dit, j'aimerais bien y revenir une fois que sera établie toute la vérité sur mon niveau de participation à cet acte odieux. Aussi, souhaiterais-je, là aussi, dire être disposé à apporter mon témoignage sur cette affaire devant une juridiction de Justice internationale ou devant la Justice marocaine pour peu que me soient assurées des garanties suffisantes.

Vous devinez certainement qu'en faisant ces déclarations sur l'attentat de Marrakech, vous alliez provoquer quelques sérieux remous à Alger. Avez-vous eu des échos d'Alger de leur impact sur votre ex-employeur ? 
        
Oui, je sais que suite à mes propos, il y a eu de sérieux remous au sein du DRS. Et, comme vous l'aurez certainement constaté vous aussi, jusque-là, il n'y a pas eu la moindre réaction officielle au sujet de mes déclarations. Ce qui est pour le moins étonnant et c'est ce qui a grandement gêné le DRS. Ce dernier aurait évidemment souhaité voir la présidence monter au créneau pour dénoncer et démentir mes propos. Mais celle-ci ne l'a pas fait…Probablement à cause de la guerre qu'elle (la présidence) et le DRS se sont déclarée. Et, qui, aujourd'hui, est ouverte.
Au final, pour tout commentaire apporté sur mes propos, il n'y a eu que cette sortie chaotique de Sadek Bougattaya, ex-membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale populaire (ANP ; le parlement algérien) sur le plateau d'Al Jazeera. Sortie au cours de laquelle celui-ci avait piteusement déclaré que j'étais un agent des services marocains et britanniques. Bougattaya que je ne connais que trop bien pour avoir très souvent partagé avec lui le comptoir du bar du Sofitel d'Alger travaille pour le DRS. Ça tout le monde le sait…
Aussi, je me pose cette double question : pourquoi Al Jazeera a précisément choisi Bougattaya ? Pourquoi n'a-t-elle pas tenté de recueillir les déclarations de quelqu'un de plus officiel, un membre du gouvernement par exemple ? Je vous laisse deviner la réponse à cette double question…

Quelles ont été les réactions dans les autres milieux ?  

Il est à noter surtout la réaction de l'ex-dirigeant et l'un des fondateurs du FIS, le célèbre Ali Belhadj qui, lors d'un prêche du vendredi prononcé dans une mosquée d'Alger il y a deux semaines, avait interpellé le président Bouteflika, en lui demandant de désigner officiellement une commission d'enquête que présidera le procureur de la République pour faire toute la lumière sur les graves affaires, notamment sur l'attentat de Marrakech, que j’ai soulevées au titre de mes déclarations.                      

(A SUIVRE)

PrOPOS RECUEILLIS PAR Jamal hafsi
Samedi 4 Septembre 2010

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