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Entretien avec Naoual Boubchar, directrice du Festival international de cinéma de Meknès “Plein Ecran”Un jury international et des invités de marque




Entretien avec Naoual Boubchar, directrice du Festival international de cinéma de Meknès “Plein Ecran”Un jury international  et des invités de marque
Elle est déterminée à faire réussir le Festival international de cinéma de Meknès. Elle en fait une bataille culturelle et artistique, pour une ville qui manque
certainement
d’événements
d’envergure. Naoual Boubchar qui réside en France, est revenue avec la belle idée de semer cette graine artistique et de veiller, contre vents et marées, à ce qu’elle s’épanouisse. Elle se confie dans cet entretien à Libé sur les raisons de l’organisation de ce
festival.


Libé: Un festival de cinéma à Meknès? Pourquoi votre choix a-t-il porté sur cette ville particulièrement ?

Naoual Boubchar : D’abord, je suis native de cette cité et mon grand espoir reste de faire quelque chose pour ma ville. Ensuite, nous constatons, avec un grand regret, que Meknès qui était connue autrefois par ses cinéclubs et ses critiques de cinéma, ainsi que ses salles monumentales ne dispose pas d’une manifestation d’ampleur qui sied à son histoire et à son aura. C’est pour cela que l’organisation par la société 2MB eventcom en partenariat avec l’Association Al Ouafaa culture art et cinéma entreprend cette belle aventure, que nous espérons transformer en rendez-vous annuel.   

Quelle nouveauté ce festival va-t-il apporter pour les cinéphiles de la cité ismaïlienne ?   

Certainement, nous comptons apporter une valeur ajoutée à la sphère culturelle et artistique locale, et notre ambition est aussi de l’ériger en rendez-vous international. D’abord, nous espérons installer des écrans géants afin de renouer avec une longue tradition.
Notre slogan est: « Cinéma pour tous », ce qui confirme notre tendance à attirer et à cibler le grand public. En plus, le festival ambitionne de renouer avec différents horizons cinématographiques et la présence de stars internationales.   

Qu’est-ce qui marquera cette première édition ?   

Primo, j’annonce déjà que cette première édition sera celle de Faouzi Bensaidi, l’invité d’honneur. C’est un réalisateur marocain dont les travaux de qualité jouissent d’une reconnaissance internationale. Le festival sera marqué également par la présence de plusieurs figures du cinéma. Ainsi et outre les Marocains Rachid El Ouali, Abdelkader Moutaâ, Wassila Sobhi, Amal Ayouche, nous avons invité des stars telles que les Egyptiens Mounir Cherif, Achraf Abdelbaki, Salah Rashwan, Rania Farid Chaouki, Mohamed Ryad, les Français Marion Cotillard, Guillaume Cannet et Karim Saidi, la Chinoise Xin Wang, la Franco-Américaine Sabine Crossen et d’autres encore.
   
Y aura-t-il une compétition lors de cette première édition ?   

Bien évidemment, il y aura, à l’instar des grands festivals internationaux, une compétition dédiée aux longs-métrages, mais aussi deux autres compétitions consacrées aux courts-métrages et aux scénarios. Je peux vous annoncer quelques films en compétition officielle: «Mort à vendre » de Faouzi Bensaidi, «Les diseurs de vérité» de Karim Traidia, «Chevaux de Dieu» de Nabil Ayouche et «Les hommes libres» d’Ismail Ferroukhi…   

En quoi le festival va-t-il constituer un trait d’union avec les jeunes réalisateurs?   

C’est une bonne question, dans la mesure où notre objectif est d’accorder une chance aux jeunes de montrer leurs courts métrages, mais aussi de bénéficier d’ateliers de formation animés par des spécialistes marocains, égyptiens et français…   

Avez-vous une idée sur le jury de cette première édition?   

Je n’annoncerai pas tous les membres du jury, mais je peux vous confier déjà qu’il sera présidé par le scénariste français Michel Alexander. Les autres membres se composeront d’une pléiade de comédiens, producteurs, scénaristes relevant de plusieurs écoles cinématographiques.   

Avez-vous trouvé l’aide nécessaire de la part de tous les intervenants de la ville de Meknès ?   

Vous avez touché un point quelque peu sensible, car l’événementiel reste un parent pauvre, d’autant plus qu’il faut toujours être doté de quelques clés d’accès. J’attends toujours des réactions positives et la concrétisation de certaines promesses. Personnellement, je dirai que c’est normal pour une première édition.
Mais, je reste confiante. Je suis sûre que le climat sera davantage favorable pour la deuxième édition.  

Propos recueillis par Mustapha Elouizi
Samedi 14 Septembre 2013

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