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Entretien avec Mustapha Naitlho, président de la FRMSSM

“Pour une fois, le budget de la Fédération s’est élevé à 1 million 300 mille dirhams”




Entretien avec Mustapha Naitlho, président de la FRMSSM
Mustapha Naitlho est l’un des pionniers du ski
au Maroc. Il a participé
au premier Championnat
national de ce sport organisé au Royaume en 1959, avec Hosni Alaoui Saïd,
Maimadi Mohammed
et Jebbour Ali. Il était
entraîneur de ski et membre de la commission technique nationale de la discipline à partir de 1978, puis trésorier général pendant huit ans avant de devenir président de la Fédération Royale
marocaine de ski et sports de montagne en 1990. Ce qui fait de lui l’un des doyens des présidents des
fédérations au Maroc.
Entretien.


Libé : Etes-vous satisfait du déroulement  de ce 14ème Raid de l’Atlas de Toubkal ?

Mustapha Naitlho : je suis très satisfait sur tous les plans. Du point de vue organisationnel, technique et aussi en ce qui concerne le nombre de participants et surtout par la présence de Lahsen Ahensal qui a pris part à cette édition et qui a donné de l’ampleur à cet événement.

Quel jugement faites-vous de l’évolution de ces sports au Maroc et du rythme de leur développement ?

Le développement de chaque sport est dépendant des ressources et moyens qu’on met à la disposition de la fédération qui le gère. Cette année et pour la première fois de son histoire, la FRMSSM a bénéficié d’un budget très satisfaisant. Donc à partir de ce budget, tous les programmes tracés par la fédération, ont été réalisés. C’est grâce à ces moyens qu’on a pu organiser  deux stages (de formations des animateurs et des initiateurs), la Coupe du Trône et ce 14ème Raid.

A combien peut-on estimer ce budget ?

Le budget de la FRMSSM s’est élevé cette année à 1million 300 mille dirhams. Pour nous, c’est très important par rapport aux budgets qu’on avait l’habitude de recevoir de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports pendant les années précédentes.

Est-ce que cela veut dire qu’il y a une volonté de développer  ces sports ?

Bien sûr, pour une fois, on a accordé un peu de considération au budget prévisionnel qu’on a présenté à la Fédération. On a pu  bénéficier d’un montant avec lequel on peut relativement résoudre les problèmes et qui peut nous pousser à réaliser nos objectifs.

Par le passé, comment faisiez-vous pour réaliser vos programmes?

On était limités, on n’arrivait jamais à réaliser notre programme surtout le volet international. On était freinés par le manque de fonds. On avait des jeunes de petites catégories qui sont très forts mais qu’on n’a pas pu malheureusement engager dans des trophées internationaux. Il faut savoir qu’une équipe nationale, quel que soit son niveau, a besoin d’équipements, de stages d’entrainement, de perfectionnement pour être à la hauteur et représenter dignement notre pays.

Qu’en est-il de la formation ?

Tous les ans, la FRMSSM organise des stages de formation pour les moniteurs des clubs dans toutes les disciplines : ski, escalade et randonnée en plus des stages de formation des équipes nationales toutes catégories confondues.

Est-ce qu’il y a un nombre suffisant d’encadrants nationaux ou bien faites-vous venir des experts étrangers?

On fait appel à des experts de la fédération européenne à laquelle nous sommes membre affilié pour encadrer l’élite. Sinon nous avons des commissions techniques dans les différentes disciplines qui encadrent tous les stages que nous organisons. En ski, on fait appel à des experts de la fédération internationale. Et en escalade, nous sommes candidat à intégrer la fédération internationale.
 
Durant le 14ème Raid de l’Atlas de Toubkal, on a remarqué l’absence de sponsors. Pourquoi à votre avis ?


Pour attirer les sponsors, il faut faire des résultats, il faut avoir une équipe nationale à la hauteur et il faut avoir également un programme très riche en activité de haute gamme et de niveau international. Il faut aussi une préparation à long terme pour convaincre les sponsors à venir.
Ce Raid, on l’a organisé dans la précipitation, parce que la décision a été prise juste après l’arrivée du budget à la fédération. On l’a programmé sans avoir le temps de contacter les sponsors. Ces derniers arriveront quand les équipes nationales vont avoir des résultats, quand les athlètes marocains vont briller dans ces compétitions internationales, quand ils vont réaliser des exploits. Notre athlète Adam Lamhamdi qui a eu la médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver a déjà donné une bonne image du ski marocain. Maintenant quand nous allons programmer des événements de ski, on est sûr d’avoir des sponsors. Ces derniers veulent passer dans les télévisions. Là, il faut bien dire que la fédération souffre d’un manque flagrant de médiatisation.

Propos recueillis par Mohammed Taleb
Mardi 23 Juillet 2013

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