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Entretien avec Mohamed Darhem, président de la Coalition marocaine des arts et de la culture : «Ramadaniate Al Baydae: convaincre les acteurs politiques de l’importance de la culture»




Entretien avec Mohamed Darhem, président de la Coalition marocaine des arts et de la culture : «Ramadaniate Al Baydae: convaincre les acteurs politiques de l’importance de la culture»
Le président de la Coalition marocaine des arts et de la
culture est formel: Ramadaniate Al Baydae, cette manifestation
culturelle et artistique
qui anime les nuits
ramadanesques de la ville
de Casablanca, est d’abord et avant tout
de l’engagement
et la volonté forte d’artistes.
Des artistes qui
se battent et militent au nom de la culture. Mohamed Darhem n’en finit pas de le clamer : le rôle de la culture est nodal dans toute action de développement.
La 4ème édition des Ramadaniate de la ville blanche fait le pari de faire aimer les arts aux Casablancais. Musique,
littérature, cinéma, poésie, théâtre sont au menu de ces agapes culturelles. Entretien avec le président
de la Coalition marocaine des arts et de la culture,
initiateur de ce festival.

Libé : Les « Ramadaniate » de Casablanca est une initiative de la Coalition marocaine des arts et de la culture. De quels soutiens jouissez-vous? Et comment s'entendent acteurs culturels et acteurs politiques?

Mohamed Darhem : La grande partie du soutien vient de notre volonté de maintenir notre initiative, et notre conviction incontournable de militer par tous les moyens, pour convaincre les responsables politiques de l’importance et du rôle de la culture dans tout développement. Le mois sacré du Ramadan est une occasion pertinente qui nous permet de s’exprimer et de trouver une entente avec quelques acteurs politiques en tant qu’individu convaincu de l’importance d’un pareil événement. Ce sont donc ces personnes qui apportent un soutien financier dont le montage est fait par les membres de la coalition. Mais, comparant le volume du budget et les moyens humains et matériels engagés dans chaque édition, il est évident que la grande partie du soutien vient de la participation symbolique des artistes.

C'est la quatrième édition des Ramadaniate de Casablanca. Dans quelle mesure cette édition se distingue-t-elle des précédentes?

Malgré la notion reflétée par le nom de l’événement « Ramadaniate Al Baydae »,  les deux premières éditions se sont déroulées, faute de moyens, dans un espace limité, le complexe culturel de Sidi Belyout. Notre objectif, toujours actuel, est de voir l’événement se dérouler dans un premier temps dans tout Casablanca. Une fois l’objectif atteint, la Coalition en tant qu’institution nationale pourra entamer la promotion de l’événement dans d’autres villes du Royaume.
La troisième édition de l’année dernière a réussi à conquérir d’autres espaces et lieux publics, mais toujours dans le périmètre de l’arrondissement Sidi Belyout.
Cette année, il était question de se produire dans d’autres arrondissements, les négociations avec le conseil de la ville n’ont pas encore abouti à l’expansion. Mais elles sont prometteuses pour l’avenir. On conclut donc qu’on progresse par paire : 2 années dans un seul espace, 2 autres dans un large périmètre. On espère que les futures éditions nous permettront une plus grande couverture du Grand Casablanca.
«Le rôle des festivals ne doit pas s’arrêter à la distraction. Ils doivent avoir un but visant à développer les valeurs de la société»

Vous faites le pari de faire des nuits ramadanesques des nuits culturelles. Le pari n'était-il pas risqué au départ?

S’il y a risque, cela ne peut être qu’au détriment du public, car les efforts  fournis par les membres de la Coalition sont bénévoles, notre ambition aussi bien pendant le mois de Ramadan que le reste de l’année est de faire de la culture le moteur de notre aspiration et développement.

Quelles nourritures culturelles proposez-vous cette année au public? Et à quel public vous adressez-vous?

La Coalition marocaine qui regroupe pratiquement tous les acteurs culturels et artistiques permet la participation de toutes les expressions. Ce qui donne un menu varié qui répond à toutes les attentes. On s’adresse donc à toutes les catégories de public.

Théâtre, chanson, cinéma, poésie, littérature... Que répondez-vous à ceux qui reprochent aux Ramadaniate de Casa d'être un énorme fourre-tout ?

A notre sens, le fourre-tout ne peut être que les événements organisés avec des moyens énormes dont les objectifs sont limités à la distraction tout court. Même si les concepts sont sectoriels, le rôle des festivals ne doit pas s’arrêter à la distraction. Ils doivent avoir un but visant à développer les valeurs de la société et faire régner le sens du civisme. Pour cela le choix des programmes doit être bien pensé. Sinon c’est ce qu’on peut appeler un fourre-tout.  

Propos recueillis par Narjis Rerhaye
Jeudi 19 Août 2010

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