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Entretien avec Mohamed Ali El Hilali, directeur de la RIFT : “Notre objectif est de rendre compte des cinémas du désert partout dans le monde”




Le film transsaharien à Zagora est à sa 6ème édition. Le rêve tant caressé par une minorité devient un patrimoine de toute la ville. Il est consacré au fil des années, comme une activité nationale
incontournable.
 
Libé : Quelle est la nouveauté de cette 6ème édition du Festival du film transaharien ?

Mohamed Ali El Hilali : Nous avons prévu un menu artistique riche et varié. Comme à l’accoutumée, la thématique du désert est omniprésente. Notre objectif est de rendre compte des cinémas de désert partout dans le monde. Cette édition sera l’occasion pour le fidèle public du film transsaharien de voir des films du Koweït (Le désert des Amazighs), de Palestine (Ce qui vous reste), du Luxembourg (Nuits d’Arabie), du Tchad (N’djamena city) et d’autres films encore.

Qu’est-ce qui marque cette édition par rapport aux précédentes ?  

Ce qui distingue cette édition, c’est l’ouverture sur le cinéma d’immigration ; un colloque s’est déroulé jeudi après-midi sur cette thématique et le public a pu visionner «14 kilomètres» de son réalisateur espagnol Gerardo Olivares. La deuxième nouveauté reste aussi la formation en ateliers qui s’étendra aux artisans locaux, afin de les doter de moyens techniques et artistiques et d’être fonctionnels pour les productions internationales sur place.

Qu’a apporté le Festival à Zagora ?

Il faut dire que tout projet de développement reste perfectible sans le volet culturel ; et dans ce sens, l’organisation de cette rencontre est en soi un apport considérable. Nous avons également contribué grandement à la création d’un complexe culturel qui abrite les projections dans des conditions nettement meilleures. L’Association Zagora pour le film transsaharien s’est procuré récemment un terrain de dix jectares pour la réalisation d’un complexe cinématographique qui comprendra des studios, des salles de cinéma et d’autres annexes.

Et le devenir de cette Rencontre ?

La RIFT est riche de ses dimensions multiples ; la première est régionale, puisque c’est la seule manifestation cinématographique à cette échelle. La deuxième est nationale, avec notamment la présence des comédiens de qualité tels Mohamed Bestaoui, Mohamed Khouyyi, Touria Alaoui, et la projection des nouveaux films marocains et étrangers  avec la présence des réalisateurs des films projetés. Cette année, on avait invité les réalisateurs Khalid Ghorbal et son film «Un si beau voyage», Paul Kieffer dont le film, «Nuits d’arabie» a ouvert cette édition et plusieurs autres professionnels d’Espagne, d’Argentine, de France tel le comédien Guillaume Riant.

Propos recueillis par Mohamed ADli
Samedi 20 Juin 2009

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