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Entretien avec Khalid Outaleb, directeur du Grand Prix Hassan II

“Notre objectif est d’offrir aux spectateurs de grands moments de tennis”




Entretien avec Khalid Outaleb, directeur du Grand Prix Hassan II
Après les Challengers, la fête du tennis se poursuit avec le Grand Prix Hassan II qui débutera aujourd’hui sur les courts du complexe Al Amal. L’occasion pour Libé de faire le point avec le directeur du tournoi, Khalid Outaleb.

Libé : Du 3 au 11 avril courant, le Complexe Al Amal à Casablanca sera à l’heure du 26ème Grand Prix Hassan II de tennis. Pourriez-vous nous parler des particularités et des nouveautés de cette édition ?

Khalid Outaleb : Chaque édition se veut particulière. Pour cette année, le Trophée Hassan II voit l’entrée en scène d’un nouveau comité d’organisation et bien entendu une nouvelle équipe fédérale. Tout le monde s’est attelé à la tâche à temps, pour ne pas dire plusieurs mois durant, afin de réussir cet évènement sportif majeur qui vient boucler en beauté le circuit international Mohammed VI. Notre objectif est d’offrir aux spectateurs qui viendront au Complexe Al Amal de grands moments de tennis. Outre le spectacle sportif, le comité d’organisation travaille d’arrache-pied afin de garantir l’ensemble des à-côtés d’un tournoi, comme l’animation, la restauration… Nous veillons à ce que tout soit vu, revu et corrigé pour que tout le monde trouve son bonheur durant la semaine du Grand Prix.

Libé : Younès El Aynaoui avait fait savoir qu’il allait faire ses adieux au public lors de ce tournoi, avant d’annoncer son retrait. Ne serait-ce pas un coup dur d’entrée, sachant que les joueurs marocains ne font plus recette ?

Un retrait d’un tournoi, c’est toujours une nouvelle bien triste pour les organisateurs. Pour cette édition, outre Younès El Aynaoui, ne seront pas de la partie deux autres tennismen de renom, en l’occurrence le Croate Ivan Ljubicic et l’Espagnol Carlos Moya. Trois grands noms absents à cause de blessure et auxquels nous souhaitons un prompt rétablissement. Nous devons faire avec, car des forfaits, cela fait partie de la vie d’un tournoi. Mais il ne faudrait pas se fixer sur la moitié vide du verre. Des joueurs qui ne peuvent honorer leur engagement, cela laisse le champ libre à d’autres raquettes qui ne manqueront pas de se dépenser à fond pour faire bonne figure et aller le plus loin possible dans cette compétition. Pour le comité d’organisation, rien n’a changé, nous allons garder le même cap afin que tous les joueurs soient dans de bonnes conditions et qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Le tableau final renferme de talentueux joueurs, classés au top 75, et le spectacle de bonne facture sera certainement à l’ordre du jour.

Qu’en est-il des fameux sésames, les wild-cards ?

Après le retrait de Younès El Aynaoui, sa wild-card a été attribuée au champion marocain Mehdi Ziadi. Nous aurons donc deux joueurs du terroir au tableau final, puisque la première invitation a été octroyée à Reda El Amrani, auteur de la meilleure performance cette saison. Quant à la troisième wild-card, elle a été donnée au joueur français Paul Henri Mathieu, un habitué du tournoi. Pour ce qui est du tableau des qualifs, dont la compétition débutera ce week-end, les joueurs marocains retenus sont Mouhcine Roudami, Mehdi Benhamou, Talal Ouhabi et Mohamed Saber. Nous souhaitons bon vent à nos champions dans cette 26ème édition. (NDLR : Les éliminés au dernier tour du tableau des qualifs bénéficieront eux aussi de points ATP et d’une récompense pécuniaire).  

Doit-on s’attendre à une grande affluence du public, surtout si l’on se réfère au tableau relevé de cette édition ?

C’est ce que l’on souhaite vivement. L’année dernière, durant la semaine du tournoi, ils étaient quelque 20.000 spectateurs à être venus suivre en direct les péripéties de ce Grand Prix. Pour cette année, l’on espère égaler dépasser ce chiffre, ce qui doit conforter toutes les parties prenantes du Trophée. On a un Central d’une capacité de 5500 places, ce qui veut dire que les conditions sont idéales de pouvoir suivre un match de tennis. Je tiens à rappeler que pour l’édition 2010 du Grand Prix Hassan II, nous avons recouru aux mêmes dispositifs des précédentes saisons, (conventions avec différents organismes), afin d’intéresser le plus de monde à venir voir le tournoi depuis les gradins.

26 ans après, l’heure n’est-il pas venu de revoir la dotation à la hausse afin de se mettre au diapason d’autres tournois beaucoup plus cotés dans le circuit ATP ?

Nous aspirons tous à voir la dotation de l’ATP casablancais revue à la hausse. En tout cas, ça reste parmi les projets de la FRMT. Mais une augmentation de la dotation ne peut se faire du jour au lendemain, du fait qu’elle est conditionnée par plusieurs paramètres. A titre d’exemple, je citerai l’infrastructure, la restauration, l’animation, sans omettre la qualité des prestations qui devra être offerte aux différents sponsors du tournoi. Car un tournoi à un million de dollars, c’est possible; mais il faut que d’autres facteurs d’ordre logistique suivent. En Afrique, il n’y a que deux épreuves du circuit ATP, Casablanca et Johannesburg. Avec l’expérience acquise durant des années du GP marocain, nous pouvons faire mieux, mais sans faire dans la précipitation.

Propos recueillis par MOHAMED BOUARAB
Vendredi 2 Avril 2010

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