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Entretien avec Khalid El Othmani, directeur exécutif de «Bedawa Théâtre» : «Faire découvrir aux Casablancais les créations de leur ville»




Entretien avec Khalid El Othmani, directeur exécutif de «Bedawa Théâtre» : «Faire découvrir aux Casablancais les créations de leur ville»
La ville de Casablanca inaugure son premier Festival consacré aux créations théâtrales
de la métropole, Festival « Bedawa Théâtre ».
Cette première édition, ouverte lundi soir au Théâtre Mohammed VI à Casablanca, est dédiée au grand homme de théâtre Tayeb Seddiki.
Khalid El Otmani, directeur exécutif du Festival, nous présente les grandes lignes
de ce nouveau
rendez-vous, qui se poursuit jusqu’au 6 septembre.

Libé : Qu’est-ce qui a motivé la création du Festival « Bedawa Théâtre». Et quels objectifs vise-t-il, sachant qu’il existe d’autres rendez-vous à travers le Maroc ?

Khalid El Othmani : Je peux dire que la motivation vient du fait qu'il existe plusieurs rendez-vous à travers le Royaume, tandis que Casablanca que tout  le monde considère comme le berceau du théâtre au Maroc n'en possède pas un qui met au premier plan la création professionnelle locale alors que la métropole  compte 12 troupes professionnelles.
Je tiens à dire que depuis quelques années, deux festivals importants ont vu le jour à Casablanca : le  Festival « Théâtre et Culture » et le Festival « Allons au théâtre », en plus de la programmation de la ville qui ont fait découvrir au public sur une nouvelle facette du théâtre; mais notre objectif est plutôt de faire découvrir aux Casablancais toute la création casablancaise dans un esprit d'échange entre le public et les artistes casablancais pour renouer une relation public-artiste que nous ne retrouvons plus.

Le théâtre est souvent présenté comme le parent pauvre de la culture. Avez-vous eu l’occasion de vérifier cette triste réalité lors du montage de ce projet louable ?

Pour la première édition, nous n'avons pas pu avoir les contributions financières nécessaires pour réaliser le projet comme nous l'avons conçu au début, vu qu'aucun acteur économique privé n'a suivi ce projet justifiant cela par la conjoncture actuelle et/ou la période dans laquelle le Festival est programmé, mais beaucoup ont exprimé leur soutien au Festival pour la   prochaine édition.

La première édition de « Bedawa Théâtre » est dédiée à Tayeb Seddiki. Au-delà de ce que l’on sait de ce grand personnage, qu’est-ce qui a motivé le choix de ce dernier ?

Brièvement, Tayeb Seddiki est le père du théâtre professionnel casablancais et marocain.

Des photos prises par Tayeb Seddiki seront accrochées aux cimaises du Complexe Sidi Belyout à Casablanca. Que pourrait, à votre avis,  retenir le public de cette exposition ?

Avoir cette exposition de photos prises par Tayeb Seddiki est un honneur pour notre Festival dans ses premiers pas. Il faut savoir que cette exposition a été courtisée par beaucoup d'événements pour lesquels Tayeb a refusé de la mettre à leur disposition. Alors que pour notre Festival, c'est Tayeb Him self qui nous l'a proposé et sans aucune contrepartie. "Merci Tayeb".

Une douzaine de représentations théâtrales sont données dans les différents espaces culturels de la ville. Quels ont été les critères de sélection de ces troupes ? A-t-on privilégié un thème particulier, par exemple ? A quel public ces spectacles s’adressent-ils?

Le Festival regroupe toutes les troupes professionnelles casablancaises ayant une création prête et déjà diffusée durant l'année 2009; toutes ces représentations sont pour adulte et ciblent le grand public. 

La création, la production et la modernité dans le théâtre marocain figurent parmi les sujets qui seront débattus en marge de ce Festival. Que visiez-vous concrètement, sachant que ces questions ont maintes fois été soulevées à d’autres occasions?

Le public retiendra deux conférences importantes "en arabe" durant le Festival: la première vise à déterminer  les causes du recul perceptible que connaît le théâtre à Casablanca en analysant les problèmes de production et de création, sur la base de modèles casablancais.
La deuxième vise à mettre l'accent sur la création de Seddiki, fondateur d'un théâtre qui prend forme dans le patrimoine avec des techniques et un contenu modernes.


Propos recueillis par ALAIN BOUITHY
Mercredi 2 Septembre 2009

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