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Entretien avec Jamal Belmejdoub, réalisateur d'"El haj Aiboud" : «Le potentiel comique m’a vraiment convaincu de réaliser ce téléfilm»




Entretien avec Jamal Belmejdoub, réalisateur d'"El haj Aiboud" : «Le potentiel comique m’a vraiment convaincu de réaliser ce téléfilm»
Une histoire singulière et pleine de rebondissements, mêlant subtilement humour, doutes et soupçons ayant pour toile de fond le pèlerinage à la Mecque. Tel est le canevas du nouveau film de Jamal Belmejdoub, «El Haj Aiboud». Le réalisateur s’est confié à nous.

Libé : Le téléfilm «El Haj Aiboud» propose un scénario très hilarant. Est-ce la raison qui vous a motivé à le réaliser?

Jamal Belmejdoub :J’ai tout de suite flashé quand on m’a proposé le scénario tellement le potentiel comique grâce aux différentes situations était intéressant. Je me suis aussitôt mis à l’œuvre avec le scénariste, Youssef Karami, puis la chaine de télévision 2M l’a produit. C’est donc le choix du potentiel comique qui m’a vraiment convaincu de réaliser ce film.

Le public a justement bien ri lors de sa diffusion en avant-première à Casablanca. Vous attendiez-vous à cette réaction ?

Oui et non, parce que rien n’est gagné d’avance dans le comique : il arrive que le public réagisse à certaines situations que vous n’avez pas jugées humoristiques tout comme il peut y avoir un silence là où vous vous attendiez au rire. Donc, c’est une lecture qui reste toujours interrogative. C’est ce qui fait d’ailleurs le charme d’un visionnage comme celui-là, quand on a le feed-back du public.

Un mot sur les comédiens ?

C’est vrai que le public invité a bien réagi, mais les comédiens aussi parce que c’était leur première vision. Leur réaction est tout aussi intéressante que celle du public parce que les comédiens sont des gens qui doutent pendant tout le tournage du film. Ils sont si sensibles que la réaction du public les soulage. Evidemment, le rôle du réalisateur est justement d’essayer de lever ce doute et de les mettre en confiance. Pour autant,  je leur dirais qu’il ne faut pas cesser de douter.
 
La ville de Kénitra a été choisie comme lieu de tournage. Pourquoi ce choix ?

Lorsque le scénario a été approuvé par 2M, j’ai tout de suite pensé à Kénitra comme ville de tournage. J’ai voulu sortir de Casablanca et donner la possibilité de faire découvrir cette magnifique ville qui m’est aussi chère : j’y ai fait une partie de mes études primaires et secondaires. En plus, sur le plan scénaristique, les décors convenaient. On a tourné une semaine à la campagne près de Kénitra et les deux autres semaines à Kénitra même.

Quelle a été l’ambiance du tournage ?

Je remercie les autorités de Kénitra de nous avoir donné un coup de pouce, sachant que le tournage devait se faire sur trois semaines avec des budgets assez restreints, il nous fallait faire vite et bien. Sur ce point, elles nous ont vraiment beaucoup aidés. On a eu pas mal de problèmes à cause de la météo, mais tout s’est finalement bien passé grâce à l’ambiance du tournage et surtout à l’accueil que nous ont réservé les gens. Ils étaient formidables. A ce propos, j’encourage les réalisateurs à aller tourner un peu partout au Maroc et faire découvrir d’autres villes que Casablanca.

Le film est servi par des comédiens en forme. Quel message véhicule votre film ?

Ce que j’ai trouvé d’intéressant dans le scénario, ce sont les situations comiques et pas seulement de dialogue. A partir du moment où vous prenez quelqu’un d’un certain âge, pieux et à la limite naïf, et que vous l’envoyez en ville la nuit dans des situations embarrassantes, forcément vous aurez une situation comique. Ce pauvre homme ne connaît que la mosquée et la terre qu’il travaille. C’est justement ce qui m’intéressait : constater cette friction plus que le message qui est très clair. J’ai tout simplement voulu montrer qu’il y a des gens qui restent fidèles à leur principe, même si on leur donne tout l’or du monde.

Des projets en vue ?

J’en ai bien entendu beaucoup. Mais je ne peux rien vous dire pour l’instant sur mes priorités. Pour le moment, c’est surtout un travail de réflexion et d’écriture. Comme c’est souvent le cas, on travaille sur deux ou trois sujets avant d’en choisir le plus intéressant.

Propos recueillis par Alain BOUITHY
Mardi 6 Septembre 2011

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