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Entretien avec Hamadi Hamidouch, directeur technique du Chabab d’Al Hoceïma : “Ce n'est pas l'absence du Cameroun, de l'Egypte et de l'Afrique du Sud qui va faire du Onze national un favori de la CAN”




Entretien avec Hamadi Hamidouch, directeur technique du Chabab d’Al Hoceïma : “Ce n'est pas l'absence du Cameroun, de l'Egypte et de l'Afrique du Sud qui va faire du Onze national un favori de la CAN”
Hamadi Hamidouch,
directeur technique  du club de Chabab Rif d’Al Hoceima a su redresser la barre et conduire l'équipe à la fin de la phase aller du
championnat
Elite 1 à bon port. Dans l’entretien qui suit, le technicien revient sur plusieurs points relatifs au championnat
national, à l’équipe du CRA, au Onze national…

Libé: Votre équipe a réalisé un parcours performant qui vous a permis d’occuper actuellement la 4ème place. Comment évaluez-vous cette première partie du championnat Elite 1?

Hamadi Hamidouch: L'année dernière, le Chabab Rif Al Hoceima venait de monter en première division et  cette saison, l'objectif est de réussir le maintien en cette catégorie. Donc, c'est un bon parcours pour le moment. Tout a été bien étudié au début de la saison avec le recrutement de joueurs de qualité et d'expérience, un staff technique chevronné, c’est ce qui explique d’ailleurs les bons résultats obtenus jusqu’à présent. Notre équipe totalise 22 points, ce qui lui permettra de disputer les matchs retour avec sérénité. On peut même envisager  une probable qualification aux compétitions continentale ou arabe.

Quelle est votre évaluation des performances des autres clubs lors de cette première phase du championnat ?

A propos des aux autres clubs, certains d’entre eux  ont beaucoup déçu. C’est le cas du  Raja, du WAC et des FAR. Pour les autres équipes, elles n'ont pas encore trouvé la bonne cadence pour mieux gérer ce championnat, telles que l'OCK, le DHJ et l’OCS.

Croyez-vous que le football marocain est sur la bonne voie du professionnalisme ?

Pas du tout, les années se suivent et se ressemblent. La mentalité n'a pas changé et personne n'est encore professionnel à  100%. Les clubs restent mal structurés, les ressources font défaut et la qualité du jeu laisse à désirer. Il faudra peut-être quelques années pour trouver le bon chemin. Il faut reconnaître que la quasi-totalité de nos joueurs n’ont pas fait de formation footballistique. Les responsables ne sont pas professionnels et la programmation ne suit pas du tout l'évolution du football, sans parler des infrastructures insuffisantes à l’exception de certains clubs.

Quels sont les facteurs qui pourraient aider à la réussite de cette première expérience du professionalisme au Maroc d'une manière générale et dans votre club, en particulier?

La structuration des clubs, les ressources financières sûres et stables, les centres de formation, l'engagement des techniciens de valeur, en plus du changement des mentalités de certains dirigeants. Nous, au Chabab Rif d'Al Hoceima, nous sommes sur le bon chemin, grâce à un comité jeune et dynamique qui pourra conduire le club vers un vrai professionnalisme.

En tant que directeur technique du club d'Al Hoceima, pourriez-vous nous parler de votre stratégie de travail?

Le directeur technique s’occupe de toutes les catégories du club. Il procède à la programmation des entraînements, analyse les bilans et les rendements de chaque catégorie. Il apporte également les améliorations nécessaires et élimine  tout ce qui peut entraver le parcours de l'équipe. En plus de préparer la relève grâce à un travail de détection et de recrutements.

Selon vous, quelles sont les chances du Onze national lors de la CAN 2012 surtout en l’absence de certaines grandes équipes africaines?

Ce n'est pas l'absence du Cameroun, de l'Egypte et de l'Afrique du Sud qui va donner au Maroc le titre de favori. En effet, le Ghana et la Côte d'Ivoire restent de sérieux prétendants, en plus de certaines équipes émergentes telles que le Sénégal, le Niger, le Botswana et le Burkina Faso. Toutefois, la sélection nationale reste l’une des meilleures équipes participantes grâce à la qualité et la classe de ses joueurs. Cependant, on devra s’acclimater  aux circonstances africaines particulières dans lesquelles se déroulent les matchs. Il faut savoir gérer ce mini-championnat à quatre, qui commence par un match piège contre la Tunisie. Un bon résultat nous permettra d’envisager les deux suivants contre le Gabon et le Niger avec sérénité et optimisme.

Quelles seront les retombées du séminaire de Marrakech sur le développement du football marocain et notamment en ce qui concerne les entraîneurs?

D'abord, il y a la reconnaissance des entraîneurs en possession de licences "A" d'être assimilés  à leurs homologues africains reconnus par la CAF et la FIFA. Ensuite, un séminaire est toujours utile pour effectuer des échanges entre des cadres de haut niveau, ce qui ne pourra qu’être bénéfique pour le football national.

* (Journaliste stagiaire)

Propos recueillis par Fatima Zahra Riteb
Vendredi 20 Janvier 2012

Lu 1672 fois


1.Posté par dawrisadaka le 12/08/2014 15:24 (depuis mobile)
Bonne chance si hamadi

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