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Entretien avec El Arbi El Harti, directeur du Festival international Jawhara : 40% des groupes invités jouent du chaâbi




Entretien avec El Arbi El Harti, directeur du Festival international Jawhara : 40% des groupes invités jouent du chaâbi
Le Festival international Jawhara doit être perçu comme une grande rencontre citoyenne dont l’objectif est de faire émerger une province d’El Jadida magnifique et recelant de riches potentialités mais quelque peu abandonnées. Sa particularité est d’être financé par des entreprises et personnes citoyennes. Tel est le fond de la pensée de Larbi Al Harti, directeur du Festival qui se tiendra, du 20 au 24 juillet prochain, à Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid.  Entretien.

Libé : Vous avez une riche expérience en matière d’organisation de festivals. Quelle est la particularité de Jawhara ?

El Arbi El Harti : Il y a une différence essentielle. Jawhara est un Festival citoyen, émanant de la volonté de la province d’El Jadida en partenariat avec l’Association Doukkala et financé par les entreprises et des personnes citoyennes. C’est donc un engagement pour un modèle de festival qui travaille essentiellement pour la sensibilisation des valeurs citoyennes et en même temps la promotion et le développement économique et humain de cette région.
C’est aussi un festival provincial. C'est-à-dire que dans l’expérience d’organisation des festivals au Maroc, c’est la première fois qu’un festival s’organise dans trois villes. En l’occurrence: Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid.
Autre élément aussi important, c’est un festival qui vise la création d’un pont de communication entre ces villes atlantiques et d’autres villes, essentiellement américaines (USA, Brésil, Colombie, etc.).

Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid ont une forte histoire. Comment le Festival compte-t-il les mettre en valeur?
 
Nous espérons faire du Festival Jawhara  un levier important de sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale sur l’existence de cette belle région, dotée d’un patrimoine culturel magnifique en dialogue avec la modernité. Et qui regorge d’énormes potentialités au niveau des investissements économiques et touristique essentiels dont il faudra prendre conscience.
Cela  veut dire qu’un des objectifs de ce festival sera de rappeler que la province d’El Jadida avec ses villes d’Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid, existe à travers diverses activités prévues au programme de cette première édition. Et dire qu’elles sont là avec leur beauté, patrimoine, histoire et une population ouverte et accueillante.

En quoi Jawhara fera mieux valoir les richesses de la province? Et quel sera réellement son impact sur celle-ci et ses villes?

L’objectif principal de cette grande rencontre est de faire émerger une région magnifique dotée d’énormes potentialités mais encore ignorées. Cette province est un peu dans la périphérie. Et notre travail consiste justement à faire de la périphérie un levier de développement économique et humain du Maroc.
Je suis convaincu qu’avec une programmation riche en genres, pluridisciplinaire et éclectique ainsi qu’une bonne campagne de communication, la province d’El Jadida sera dans tous les supports médiatiques du Maroc et de l’extérieur. Et ce, durant près d’un mois.

L’idée d’un festival provincial est sans doute intéressante. Comment comptez-vous la pérenniser?

La pérennité du festival ne devait pas poser problème. Pour la simple raison que l’Association organisatrice (Doukkala) est très ancrée dans  la province et a une très grande histoire. A part cela, elle compte dans ses rangs des gens qui, en plus d’être animés par une vraie volonté d’aller de l’avant, savent pertinemment bien ce que l’on attend d’eux.
Par ailleurs, les actions culturelles initiées par cette organisation visent la promotion du développement humain. Ce qui, en fin de compte, traduit la volonté du Souverain qui veut qu’on réponde à l’appel du grand citoyen.

Pour des raisons financières, auriez-vous reporté certaines activités à la prochaine édition ?

Pas du tout. C’est un festival complet avec une programmation riche et variée qui promet une véritable animation autour des cinq scènes du festival et dans les trois villes de la province. Il y aura de la musique, de la danse et de l’art vidéo. Mais aussi, une très grande exposition, une scène dédiée aux jeunes talents et 25 ateliers.
Du point de vue musical, nous proposons divers genres musicaux : rai, rap, reggae, samba et le flamenco. Ainsi que le chaâbi qui constitue la plus forte présence dans ce festival, puisque 40% des groupes invités fêtent cette musique.
Nous avons beaucoup travaillé sur le volet culturel et nous veillerons à ce que les trois villes soient animées comme il se doit et que le public découvre des choses qu’il ne trouvera pas ailleurs.

Des artistes originaires de cette région participent-ils à cet événement ? Où en sont les préparatifs ?

Bien sûr. Plusieurs artistes originaires de la région prendront part à ce festival. La programmation étant clôturée, tous ceux qui souhaitent prochainement se joindre à cette manifestation, sont priés de prendre contact avec nous pour étudier les modalités de leur participation à la seconde édition. Cette invitation s’adresse aussi aux artistes doukkalis résidant à l’étranger que nous intégrerons avec plaisir à cet événement.

Quelle sera la contribution de la société civile lors de ce festival?

C’est un festival citoyen dans tous les sens du terme: au niveau financier et organisationnel. Donc, nous avons intégré plusieurs associations à différents niveaux de la structure d’organisation, notamment dans la coordination des ateliers, des expositions, de l’art vidéo... De sorte qu’elles seront vraiment présentes dans la structure.  

Propos recueillis par Alain BOUITHY
Mardi 31 Mai 2011

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