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Entretien avec Diana Ferrara, ex-danseuse étoile du Théâtre de l’Opéra de Rome : “Je suis très satisfaite de notre prestation en terre marocaine”




Entretien avec Diana Ferrara, ex-danseuse étoile du Théâtre de l’Opéra de Rome : “Je suis très satisfaite de notre prestation en terre marocaine”
Jeudi dernier,
la compagnie Astra Roma Ballet offrait au public
casablancais un spectacle de danse contemporaine d’une grande beauté, «Aladino», sous la direction artistique de la grande
chorégraphe
aux multiples
récompenses:
Diana Ferrara.
L’ex-danseuse Etoile du Théâtre de l’Opéra de Rome
a répondu à nos questions.


Libé: Le spectacle «Aladino» a fait l’unanimité à Casablanca. Partagez-vous l’enthousiasme des spectateurs?

Diana Ferrara: Je suis très contente parce que la présentation s’est bien passée et le public casablancais a plusieurs fois applaudi notre prestation. Les danseurs et danseuses ont  vraiment très bien dansé malgré le fait que la scène de ce théâtre ne se prêtait pas à ce genre de spectacle. Dans ce sens que nous jouons souvent pieds nus sur des scènes avec tapis. Ce qui n’était pas le cas ici : nous étions obligés de danser avec des chaussures. A part cela, je suis vraiment très contente de présenter ce spectacle au Maroc, après l’avoir plusieurs présenté en Italie et tout dernièrement en Algérie. Ce spectacle qui connait un franc succès.

Vous avez joué dans de nombreux pays et sur plusieurs scènes. Quel est l’intérêt de vous produire au Maroc ?

On ressent toujours quelque chose de nouveau en retour lorsqu’on se produit hors d’Italie. C’est ce qu’on s’est dit en venant ici, et c’est vrai. Je pense qu’il est très important pour nous de nous illustrer dans d’autres pays. Je suis très satisfaite de notre prestation en terre marocaine et je reviendrai avec plaisir.

Vous jouez aussi bien dans de grandes et petites salles. Ce choix est-il voulu ?

C’est vrai qu’on ne joue pas tout le temps dans des salles aussi grandes que celle du Théâtre Mohammed VI. Il nous arrive aussi de nous produire dans des petites villes où il n’y a que de petites salles. Certes, pour nous, c’est beaucoup mieux quand la salle est grande. Même si la salle est petite, on y va avec l’objectif de porter la danse partout. Car, si la danse est connue dans les grandes villes italiennes, ce n’est pas vrai de dire qu’elle l’est vraiment dans les petites villes. C’est, entres autres, pour toutes ces raisons que nous faisons aussi bien les grandes que les petites villes.

Vous avez reçu de nombreuses récompenses tout au long de votre riche carrière. Quelle est celle qui vous a le plus marquée?

Je dirais le David di Donatello qui est un grand et prestigieux prix. Et bien sûr, le titre de « Commendatore » (Commandant) de la République décerné par le président.

Votre compagnie est composée de jeunes. Qu’espériez-vous qu’ils retiennent de la danse ?

J’ai été danseuse et été maitre de ballet pendant longtemps. Ma préoccupation principale est de donner aux jeunes tout ce que j’ai pu apprendre tout au long de ma carrière. Je suis consciente que le métier de danseur n’est pas facile, j’ai moi-même connu des difficultés du fait que je n’avais pas toujours des maîtres à mes côtés pour me suivre, m’encadrer ou me dire ce qu’il fallait ou pas faire. J’ai pratiquement appris seule. C’est pourquoi je me suis engagée à aider les jeunes, à leur épargner les difficultés auxquelles j’étais confrontée.  

Avez-vous dans ce cas le sentiment de rapprocher les jeunes en général de la danse?

C’est certain. Par ailleurs, j’estime important de promouvoir la danse contemporaine auprès des jeunes, d’autant que peu d’institutions concernées au premier chef y pensent vraiment. Nous avons beaucoup de patience et de volonté pour la danse, sauf que nous ne disposons pas de moyens pour cela. Plus globalement, la culture reçoit très peu de moyens à plus forte raison la danse. Ce qui explique d’ailleurs que certains professionnels soient contraints de travailler en parallèle dans un autre secteur pour joindre les deux bouts.
Je fais tout pour les jeunes parce que la danse est le choix de leur vie. Je consacre ma vie à eux.

Des conseils aux jeunes Marocains faisant de la danse ?

Cette discipline ne se résume pas à faire bouger les bras ou le corps.  C’est un tout : il y a le mouvement, les pas, la musique et le décor. C’est si important qu’elle exige une grande discipline pour celui qui prétend devenir un grand artiste.

Propos recueillis par ALAIN BOUITHY
Lundi 7 Mai 2012

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