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Entrée en vigueur de la trêve dans le sud de la Syrie




L'accord de cessez-le-feu conclu pour le sud-ouest de la Syrie est entré en vigueur dimanche à midi (09h00 GMT), nouvelle tentative de la communauté internationale pour parvenir à un arrêt des combats après plus de six années de guerre civile.
Cet accord de "désescalade" a été conclu vendredi par la Russie, les Etats-Unis et la Jordanie. Il vise à faire cesser les affrontements entre troupes gouvernementales et groupes rebelles dans la province de Deraa frontalière de la Jordanie et celle de Kouneitra qui longe le plateau du Golan occupé par Israël.
Son annonce a été faite vendredi après la première rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine lors du G20 organisé à Hambourg.
Plusieurs tentatives de cessez-le-feu ont été menées en Syrie mais elles ont toutes échoué, rendant impossible à évaluer la volonté des deux camps à respecter celle-ci.
Avec l'appui de l'armée russe et le soutien de milices chiites appuyées par l'Iran, le régime de Bachar al Assad a réussi à inverser la tendance du conflit et à repousser les organisations rebelles.
Un responsable du département d'Etat américain a indiqué que de nouvelles discussions seront nécessaires pour définir plusieurs aspects essentiels de cet accord, à commencer par le contrôle de son application.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l'accord incluait "la garantie d'un accès humanitaire et la mise en place de contacts entre l'opposition dans la région et un centre de contrôle qui sera établi dans la capitale jordanienne".
Il  a indiqué également que le cessez-le-feu serait supervisé par la police militaire russe "en coordination avec les Jordaniens et les Américains".
Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, qui implique aujourd'hui l'armée russe et celle des Etats-Unis à la tête d'une coalition internationale, plus de 320.000 personnes auraient trouvé la mort et des millions d'autres ont été déplacées.
Par ailleurs, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé samedi de lancer une opération dans le canton kurde d'Afrin dans le nord-ouest de la Syrie, après une série d'accrochages à la frontière.
"Aussi longtemps que cette menace (kurde, ndlr) perdurera, nous activerons nos règles d'engagement et réagirons comme il convient à Afrin", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G20 Hambourg en Allemagne.
Au cours des derniers jours, l'armée turque et les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont échangé des tirs à plusieurs reprises dans la zone frontalière.
Ankara considère les YPG comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation séparatiste kurde classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Libé
Lundi 10 Juillet 2017

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