Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Entre les Jeux Olympiques d’hiver et ceux de l’été, plusieurs degrés de différence

Près de 50 milliards de dollars pour Sotchi sans garantie de succès




Entre les Jeux Olympiques d’hiver et ceux de l’été, plusieurs degrés de différence
Forcément moins universels, les Jeux olympiques d’hiver font moitié moins de recettes que les JO d’été, mais ils sont gagnés par la même logique du “toujours plus grand, toujours plus fort”, comme le montre Sotchi.
Ole-Einar Bjoerdalen, l’ogre norvégien du biathlon aux dix médailles olympiques, peut bien faire une razzia en Russie, ses exploits n’auront pas le même retentissement que ceux de Michael Phelps dans la piscine de Londres en 2012.
Et sans l’Américaine Lindsey Vonn, seule véritable star du ski alpin, les Jeux de Sotchi vont avoir du mal à se trouver leur Usain Bolt des neiges. Entre l’été et l’hiver, on ne joue pas vraiment dans la même catégorie, comme le laissent transparaître les revenus empochés par le Comité international olympique (CIO). Rien qu’en droits de diffusion, les Jeux d’été de Londres en 2012 ont rapporté au mouvement olympique plus de 2,5 milliards de dollars (1,82 milliard d’euros) et ceux de Pékin en 2008 1,7 milliard, contre 1,3 milliard à peine pour les Jeux d’hiver de Vancouver en 2010.
Les Fédérations de sports olympiques d’été, auxquelles le CIO reverse une partie des recettes des JO, se sont partagé une enveloppe de 519 millions de dollars après Londres, soit plus du double que les 209 millions touchés par leurs consoeurs de l’hiver après Vancouver, un montant qui devrait être du même ordre pour Sotchi.
Sur le plan de l’organisation, l’échelle n’est pas la même non plus. Les Jeux d’été ont déjà atteint le point de saturation, si bien que le CIO a gravé des limites dans la charte olympique il y a quelques années: 10.500 athlètes et 28 sports au programme.
Si 204 comités nationaux ont défilé sur les bords de la Tamise, ils seront seulement 3.000 athlètes, de près de 90 nations, au bord de la mer Noire. C’est pourquoi les Jeux d’hiver peuvent se permettre de grossir tous les quatre ans. En 20 ans, le nombre de médailles d’or en jeu est passé de 61 à Lillehammer-1994 à 98 à Sotchi, où douze nouvelles épreuves rentrent sous les anneaux.
Si le curling, qui figurait dans la première édition en 1924 à Chamonix, a retrouvé ses galons olympiques en 1998, les Jeux d’hiver ont pris un bon coup de jeune dans la dernière décennie avec l’inclusion des disciplines phare des X-Games comme le half-pipe, le skicross ou encore le slopestyle. La luge, le biathlon, et le patinage artistique ont gagné une épreuve par équipes.
Les villes hôtes aussi tiennent à faire les choses en grand. La Russie, qui a investi près de 50 milliards de dollars pour faire de Sotchi une destination de sports d’hiver de classe olympique, en a fait une priorité nationale, comme la Chine avait voulu éblouir le monde à Pékin en 2008.

AFP
Jeudi 30 Janvier 2014

Lu 833 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs