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Entre asile et extradition, l’option douloureuse de Hong Kong sur le cas d’Edward Snowden

L'ex-employé de la CIA auteur risque la cour martiale pour espionnage




Entre asile et extradition, l’option douloureuse de Hong Kong sur le cas d’Edward Snowden
En trouvant refuge à Hong Kong, Edward Snowden, l'ex-employé de la CIA qui a révélé être à l'origine des fuites sur des programmes de surveillance menés par le renseignement américain, a peut-être commis une erreur: contrairement à la Chine, l'ancien territoire britannique est lié aux Etats-Unis par un traité d'extradition.
Les Etats-Unis et Hong Kong ont signé ce traité en 1996, un an avant la restitution à la Chine de l'ancienne colonie britannique.
Le texte, entré en vigueur en 1998, prévoit que les autorités de Hong Kong peuvent détenir Edward Snowden pendant une durée de soixante jours sur demande des Etats-Unis, le temps pour Washington de préparer une requête formelle d'extradition.
Agé de 29 ans, l'informateur du Guardian et du Washington Post a quitté Hawaï pour Hong Kong le 20 mai, quelques jours avant les premières révélations.
Hong Kong, explique-t-il dans une interview diffusée sur le site du quotidien britannique, a une forte tradition de libre expression. "Je pense que le gouvernement de Hong Kong est vraiment indépendant par rapport à nombre de gouvernements occidentaux", poursuit-il dans cette interview filmée dans son hôtel de Hong Kong.
Aux Etats-Unis, le département américain de la Justice a confirmé dimanche l'ouverture d'une enquête criminelle sur les fuites ayant permis à la presse de divulguer de vastes mesures de surveillance des communications aux Etats-Unis.
Edward Snowden pourrait tomber sous le coup de la loi contre l'espionnage de 1917, celle-là même qui étaye le procès en cours contre Bradley Manning, jugé en cour martiale pour avoir transmis des centaines de milliers de fichiers confidentiels au site WikiLeaks.
Ancien analyste financier accusé de délit d'initié, Trent Martin s'était réfugié lui aussi à Hong Kong en décembre dernier. Il a été extradé en mars à New York. D'autres suspects avant lui avaient connu le même sort, soulignaient alors des procureurs fédéraux.
En 2008, Hong Kong a néanmoins libéré un technicien iranien que Washington accusait d'avoir tenté de se procurer des pièces aéronautiques soumises à embargo.

Reuters
Mardi 11 Juin 2013

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