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Entre “Elle et Lui”, il y a Venise cadre

Deuxième solo show de l’artiste franco-algérienne Zoulikha Bouabdellah au Maroc




Entre “Elle et Lui”, il y a Venise cadre
Une exposition comme on aimerait en voir souvent. Jusqu’au 4 juin prochain, la galerie d’art Venise cadre accueille des œuvres de l’artiste Zoulikha Bouabdellah sous le signe « Elle et Lui ».
L’artiste franco-algérienne, dont c’est le deuxième solo show au Maroc, a choisi cet espace culturel pour y présenter des œuvres récentes, réalisées à Casablanca entre 2012 et 2013.
Le vernissage de l’exposition a eu lieu jeudi soir, en présence de l’artiste visiblement très émue, des personnalités du monde des arts et des lettres, artistes et galeristes, venus honorer de leur présence l’inauguration d’une manifestation artistique qui n’a rien de classique.
Et pour cause, l’exposition « Elle et Lui » donne à voir un ensemble d’œuvres revendiquant une forte originalité qui ne laisse pas indifférents public et professionnels. Des œuvres variées et assurément très inspirées qui sollicitent du premier coup le regard du curieux et poussent à la réflexion.
Près d’un mois durant, le public est invité à voir des installations, vidéos ou photographies qui « interrogent nos représentations dominantes, qu’elles soient politiques, sociales, morales, religieuses ou même formelles », souligne-t-on à Venise cadre.
Mais attention tout de même. Bien qu’il soit subversif, « le travail de Zoulikha Bouabdellah ne se limite pas à la signification exacte d’une forme ou d’un mot; il autorise la poésie, l’imagination et la réflexion en révélant les sens cachés d’une réalité complexe et souvent insaisissable », avertit-on.
La transgression, l’humour et la subversion constituent les fondements du travail de l’artiste qui nous fait voir ici de toutes les couleurs. Dans un parfait voyage au cœur d’une imagination instructive mais aussi d’une réalité bouleversante.
Autour de la figure de « La Grande Odalisque », célèbre tableau orientaliste d’Ingres, le public appréciera le travail de l’artiste qui « reprend les traits d’une icône moderne, Aliaa Elmahdy, adolescente égyptienne ayant fui son pays après avoir publié une photographie d’elle nue sur son blog ».
Il appréciera aussi « Olymbia », « un hommage au tableau de Manet dont l’artiste a produit une copie pour l’enfermer dans une caisse en bois, ne laissant apparaître qu’une infime partie de la toile… », explique-t-on. Mais également une vaste installation murale composée des mots « Elle et Lui » qui se joue des codes.
Avec « Goûte-moi, je te goûte », l’artiste s’inspire d’une expression enfantine très populaire au Maroc. Sculptée dans un bois recouvert de tesselles rouge sang, l’inscription offre différents niveaux de lecture, ajoute-t-on.
Si son ascension sur la scène artistique internationale s’est faite en un laps de temps, c’est la qualité du travail de Zoulikha Bouabdellah qui impressionna surtout bon nombre d’observateurs. L’accueil que le monde artistique réserve à « Dansons », une vidéo qu’elle réalise avec talent et « dans laquelle elle confond les archétypes d’une culture française et algérienne », est éloquent à plusieurs égards.
Il est à souligner que plusieurs œuvres de l’artiste ont intégré d’importantes colletions privées et publiques en Europe, Afrique et au Moyen-Orient.
On les retrouve au Centre Georges Pompidou (Paris, Mathaf Arab Museum of Modern Art (Doha), au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig (Vienne) et au Mead art Museum (Amherst).
Plusieurs autres œuvres sont aussi visibles au Sindika Dokolo Foudation (Luanda), Collection Enrico Navarra (Paris), Hôtel Le Meurice (Paris), Fondation Francès (Senlis), Deutsche Bank (Frankfurt) et Nadour Collection.
Zoulikha Bouabdellah dont les œuvres ont été accrochées dans de nombreuses villes, à travers le monde : Londres, Tokyo, Paris, New York, Houston, Vienne, Doha, Stockholm, Alger, Venise, Bamako, entre autres.
Lauréate de l’Ecole nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise (2002), Zoulikha Bouabdellah vit et travaille à Casablanca.


Repères
- Prix Abraaj Capital Art Prize 2009
- Prix Meurice pour l’art contemporain 2008
Prix de la jeune création algérienne 2008
- Villa Médicis Hors Les Murs 2005.

Alain Bouithy
Lundi 13 Mai 2013

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