Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Energie solaire : Le Maroc ambitionne de devenir un futur hub mondial




Energie solaire : Le Maroc ambitionne de devenir un futur hub mondial
Le Maroc, qui s’attache à assurer son indépendance énergétique tout en préservant son environnement, a opté pour les énergies renouvelables. Pour devenir un futur hub mondial d’énergie solaire, le Royaume a mis en place une stratégie énergétique nationale qui privilégie le développement de la production nationale en énergie.
Le programme intégré d’énergie éolienne (PEI) et le Plan solaire marocain sont autant d’initiatives volontaristes adoptés qui permettront au Royaume de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’étranger et d’honorer ses engagements internationaux en matière d’environnement.
Adopté en 2009 conformément aux Hautes directives Royales, le plan solaire du Maroc, d’un investissement de 70 milliards de dirhams (MMDH), ambitionne, à l’horizon 2020, de produire localement 2.000 Mégawatts (MW) via cinq centrales solaires qui s’installeront dans des sites à fort taux d’ensoleillement, à savoir Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah.
Dédié aux technologies thermo-solaires à capteurs cylindro-paraboliques avec stockage thermique, le projet de la centrale d’Ouarzazate, l’une des plus grandes stations thermo-solaires au monde, mettra en service 500 MW à l’horizon 2015.
A terme, ce gigantesque projet permettra annuellement d’économiser en combustibles 1 million de tonnes d’équivalent pétrole (TEP) et d’éviter l’émission de 5,3 millions de tonnes de CO2, confirmant ainsi la capacité du Maroc à honorer les engagements pris lors des deux sommets des Nations unies sur le climat.
La signature le 19 novembre, sous la présidence effective de SM le Roi Mohammed VI, de neuf conventions relatives au financement, à la construction et à l’exploitation de cette première centrale du complexe d’Ouarzazate, a été considérée comme l’un des faits marquants de l’année.
A cette occasion, le président de l’Agence nationale de l’énergie solaire (MASEN), en charge de la gestion du Programme solaire, Mustapha Bakkoury, a indiqué que la réalisation de cette première centrale, coûtant 7 milliards de dirhams, permettra au Royaume de répondre aux défis de la sécurité d’approvisionnement en énergies, de la préservation de l’environnement et du développement durable.
Pour sa part, le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Philippe de Fontaine Vive, a déclaré que le complexe solaire d’Ouarzazate est «une étape importante pour le succès du Plan solaire méditerranéen» et représente un signal fort pour un avenir plus vert sur le plan du développement technologique, économique et énergétique ainsi qu’en matière d’emploi.
En effet, en se positionnant comme hub d’énergies vertes de la sous-région, le Maroc bénéficiera d’un impact positif sur le PIB variant de 1,17% à 1,9% en fin de période (2040), avec une amélioration de l’emploi à plein temps, allant de 1,5 à 2,4 millions d’emplois, selon une étude intitulée «Energies renouvelables et développement durable en Méditerranée : le Maroc et le Plan solaire méditerranéen (PSM)», notamment via la production électrique, la recherche développement et la promotion d’une industrie solaire intégrée, ainsi qu’à l’ouverture aux marchés euro-méditerranéens de l’énergie.
Un intérêt particulier a été accordé à ce projet, où plus de 800 millions d’euros, de prêt et de don, ont été mobilisés par des institutions financières européennes : l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et la KFW Bankengruppe, pour des prêts s’élevant à 100 millions d’euros chacun, soit un total de 300 millions d’euros, ainsi que par les institutions financières multilatérales que sont la Banque africaine de développement (BAD), pour un prêt pouvant atteindre 168 millions d’euros, et la Banque mondiale (BM), pour un prêt de 150 millions d’euros.
Il s’agit également du Fonds de technologies propres, cogéré par la BM et la BAD, avec 150 millions d’euros, de la Commission européenne, à travers la Facilité d’investissement pour le voisinage, pour un don de 30 millions d’euros, ainsi que du ministère fédéral allemand de l’Environnement, pour un don de 15 millions d’euros.
L’Etat marocain a, pour sa part, mobilisé une enveloppe de 2 milliards de dirhams pour le soutien du plan solaire national notamment en terme d’infrastructure électrique pour l’évacuation de l’électricité produite.
La BEI, qui envisage de tripler sa contribution au fil de la réalisation du projet, note qu’une fois intégralement réalisé, le complexe d’Ouarzazate sera l’un des plus grands au monde.
A côté de cet important projet de développement de l’énergie solaire, le Maroc nourrit une grande ambition pour son programme éolien (31,5 MMDH), qui permettra d’économiser 2,5 millions de tonnes d’équivalent pétrole en combustible fossile, soit 10 MMDH de dépense annuelle.

Par SAMIRA SEKHAF (MAP)
Mardi 25 Décembre 2012

Lu 2040 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs