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Encore des morts au Yémen : Violents combats entre des membres de tribus et l’armée




Encore des morts au Yémen : Violents combats entre des membres de tribus et l’armée
Vingt-trois membres de tribus yéménites ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans de violents combats avec la Garde républicaine dans la région d'Arhab, au nord-est de Sanaa, a-t-on appris de sources tribales. "Vingt-trois de nos combattants ont été tués dans de violents affrontements dans la nuit avec la Garde républicaine" , corps d'élite de l'armée yéménite, a déclaré à l'AFP une source tribale, qui a requis l'anonymat. Ce bilan a été confirmé à l'AFP par d'autres sources tribales. La Garde républicaine est commandée par Ahmed Ali Abdallah Saleh, le fils aîné du président yéménite, contesté par la rue au Yémen où un mouvement de protestations populaires réclame depuis fin janvier son départ du pouvoir. "Les combats les plus violents ont eu lieu à Cheheb Arhab" , sur la route menant à la capitale, distante de 40 kilomètres, a indiqué l'une de ces sources, ajoutant que des membres de la Garde républicaine avaient pourchassé les hommes de tribus jusque dans leurs villages. Les habitants d'Arhab appartiennent à la tribu des Bakil, la plus grande tribu du Yémen, laquelle a pris position en faveur des protestataires hostiles au président Saleh et que les autorités accusent d'être  "des miliciens"du parti islamiste Al-Islah. Des déflagrations ont été entendues mardi matin à Arhab, une région qui surplombe l'aéroport de Sanaa, situé à une dizaine de kilomètres plus au sud, selon des habitants. La situation était tendue dans le secteur depuis l'installation la semaine dernière par la Garde républicaine d'un barrage à Arhab, qui a entravé le mouvement des hommes de tribus et donné lieu, depuis, à des heurts entre les deux parties.
Des renforts militaires ont été acheminés ces derniers jours dans la région où de violents affrontements avaient opposé fin juillet les militaires aux tribus autour d'un camp de la Garde républicaine à Samaa, un village d'Arhab. Le vice-ministre de l'Information Abdou al-Janadi avait alors accusé Mansour al-Hanaq, un ancien député d'Al-Islah, d'avoir lancé un assaut tribal contre le camp de l'armée.
Par  "cette lâche attaque" , les assaillants avaient " cherché à prendre le contrôle du camp de Samaa, puis de l'aéroport de Sanaa (...) dans le cadre d'un plan destiné à prendre le pouvoir par la force" , en l'absence du président Saleh, hospitalisé en Arabie Saoudite, avait dit un porte-parole de l'armée.

Libé
Mercredi 17 Août 2011

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