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En vue de s’adapter à un environnement de plus en plus concurrentiel : Royal Air Maroc mise sur un plan d’investissement ambitieux sur les cinq prochaines années




Royal Air Maroc a pu développer son activité entre 2003 et 2010, malgré un environnement fortement concurrentiel, avec un trafic qui est passé de 3 à 6,5 millions de passagers et  un taux des passagers en continuation qui est passé de 5 % à 40 %. Durant la même période, Royal Air Maroc est devenue deuxième compagnie d’Afrique par son chiffre d’affaires et  troisième par le nombre de passagers. 
Le Contrat-programme signé entre l’Etat et la compagnie nationale le 21 septembre dernier a pour objet de permettre à Royal Air Maroc de s’adapter le plus rapidement possible à son environnement concurrentiel qui lui impose de nouvelles exigences de compétitivité. Ce Contrat-programme comporte trois volets essentiels :
Le premier volet porte sur la restructuration de la compagnie à travers le déploiement d’un programme de rationalisation interne comportant différentes mesures : l’optimisation du réseau et l’amélioration de la productivité de la flotte ; la réduction des charges de plus d’un milliard de dirhams (à travers, en particulier, la réduction de la masse salariale, la réduction des coûts opérationnels et le développement des activités de commercialisation ainsi que l’optimisation de l’implantation commerciale de la compagnie).  
L’amélioration de la qualité des services de RAM en vue de renforcer la satisfaction globale de ses passagers est un autre axe dans lequel la compagnie est engagée, en mobilisant ses équipes. Des engagements de service  sont ainsi souscrits par la compagnie et concernent l’ensemble du parcours-client. Des projets spécifiques d’amélioration technique du service et de la ponctualité seront lancés par la compagnie.
Le deuxième volet du Contrat-programme est le soutien de l’Etat pour les activités de la compagnie entrant dans le cadre des missions de service public ou d’intérêt général. Il s’agit du réseau des lignes domestiques dont notre pays a besoin pour accompagner le développement de ses régions et renforcer leur attractivité. Il s’agit également de certaines dessertes touristiques  nécessaires à la promotion de la stratégie du Maroc dans le secteur du tourisme.
Royal Air Maroc est l’instrument privilégié par l’Etat pour exploiter ces lignes mais il ne faut pas que cette mission de service public entraîne de lourds déficits  pour la compagnie. Ces lignes devraient être exploitées sans impacter les équilibres financiers de la compagnie nationale en prise avec un contexte concurrentiel intense : suite à la libéralisation du secteur du transport aérien au Maroc, les compagnies à bas coûts (low-cost) sont passées de 560.000 sièges offerts en 2006 à plus de 7 millions en 2010, soit une présence multipliée par 12.
Le Contrat-programme prévoit l’accompagnement de l’Etat et de ses organes à travers des mécanismes à mettre en place afin que Royal Air Maroc exécute ses missions de service public dans le respect de ses  équilibres  économiques.
Il prévoit également la mise à disposition de RAM d’infrastructures aéroportuaires adaptées à Casablanca permettant ainsi d’optimiser les flux des passagers et de transit et d’améliorer la qualité de service au niveau de son hub. Royal Air Maroc a su profiter de la dynamique du secteur du transport aérien au Maroc pour diversifier son réseau autour du hub de l’aéroport Mohammed V de Casablanca et développer son trafic. Le taux des passagers en continuation est passé de 5 à 40 % pendant cette période où Royal Air Maroc est devenue deuxième compagnie d’Afrique par son chiffre d’affaires et  troisième par le nombre de passagers.  C’est dire que RAM a besoin d’une plateforme aéroportuaire performante et compétitive pour ses clients.
Le troisième volet du Contrat-programme concerne le soutien du Fonds Hassan II au programme d’investissement de Royal Air Maroc : ce soutien accompagne les investissements à engager par la RAM sur les 5 prochaines années et dont le montant s’élève à 9,3 milliards de DH. Le Fonds Hassan II y contribue à hauteur de 1,6 milliard de DH sous forme d’un renforcement du capital de la compagnie nationale. L’essentiel de l’investissement prévu par Royal Air Maroc  porte sur les achats d’avions et la modernisation profonde des process de fonctionnement, l’amélioration de la qualité de service, de la ponctualité…
L’objectif des différents dispositifs prévus dans le Contrat-programme est finalement d’assurer la pérennité de RAM et son développement dans la perspective d’une croissance continue.

Libé
Lundi 17 Octobre 2011

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