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En marge de leur Journée internationale : Le double handicap des personnes à besoins spécifiques




En marge de leur Journée internationale : Le double handicap des personnes à besoins spécifiques
C’est aujourd’hui, lundi 3 décembre, que le Maroc célèbre, à l’instar de la communauté internationale, la Journée internationale des personnes  handicapées.  A l’occasion de cette journée qui a pour thème cette année  «Eliminer les obstacles pour créer une société inclusive et accessible à tous»,  M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a prononcé un discours dans lequel il a fait savoir : «Notre défi : offrir à tous un accès égal aux services dont ils ont besoin et qui leur sont dus. C'est là une des clefs d'un monde meilleur. »
 Si la Journée mondiale des personnes à besoins spécifiques est l’occasion de sensibiliser la communauté internationale sur leur sort et d’élaborer une stratégie et un plan d’action en faveur d’un développement qui prenne en compte la question du handicap, qu’en est-il de la situation  au Maroc?
La commémoration de la Journée internationale des personnes handicapées 2012 est l'occasion d'aborder l'exclusion dont souffrent ces personnes en mettant l'accent sur la promotion de l'accessibilité et la nécessité d'éliminer tous les obstacles auxquels elles doivent faire face dans la société.
Dans ce cadre, lors de la présentation de son rapport, fin juin dernier à Rabat,  le Conseil économique et social (CES) a exprimé son inquiétude  quant à  la situation des handicapés au Maroc. Il s’est demandé  même s’il existe réellement une volonté politique en faveur de l’inclusion des citoyens en situation de handicap et une vision claire, fondée sur des valeurs et des principes universellement reconnus, s’est- il demandé dans son rapport.
Comme mentionné dans son préambule,  la Constitution stipule que le Royaume du Maroc s’engage à « bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociale ou régionale, de la langue, [du] handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit ».
De ce fait, le CES appelle  à l’adoption, dans toutes les politiques relatives à la question du handicap, une approche fondée sur le droit, conforme au cadre conceptuel universel et à la mise en place des mesures appropriées, y compris pénales, pour lutter contre tous les agissements discriminatoires, les termes et le langage stigmatisant et non-respectueux, les comportements cruels, inhumains, et dégradants ou attentatoires à la dignité des personnes en situation de handicap.
Le CES recommande également  de mettre en place une base de données nationale spécifique au handicap et de procéder régulièrement à sa révision, d’actualiser les enquêtes nationales consacrées au handicap, d’inclure des questions y afférentes dans les recensements généraux de la population et de l’habitat, et d’intégrer le handicap dans les enquêtes, les études et les recherches menées par les différents départements ministériels au niveau national, régional et local, les instituts de recherche et les universités.
S’agissant de l’état des lieux, l’analyse des initiatives des gouvernements successifs dans le domaine du handicap, montre qu’elles ont été généralement entreprises dans une perspective de court terme et l’action gouvernementale dans ce domaine manque singulièrement de vision claire basée sur une approche fondée sur le droit. C’est ce qu’a souligné le CES dans son rapport avant d’ajouter qu’ il n’y a jamais eu de stratégie nationale, globale et intégrée, inscrite dans la durée et exprimant la volonté des pouvoirs publics de combattre les discriminations et de mettre en œuvre une politique volontariste à même de garantir le bien-être des citoyens en situation de handicap.
A rappeler que, selon un rapport de l’OMS de 2011, 15% de la population mondiale, soit un milliard d’individus, vit avec un handicap. Au Maroc, d’après l’enquête nationale sur le handicap menée en 2004, environ 5,12%, de la population, soit 1 530 000 personnes, vit dans cette situation.

LARBI BOUHAMIDA
Lundi 3 Décembre 2012

Lu 534 fois


1.Posté par Magid le 04/12/2012 01:56
Soyons hônnet , au Maroc à part quelques rares places de parking réservées dans les grandes villes, il n'y a rien pour faciliter l'accés aux batiments et aux transports publics pour les handicapés. Même l'accés à l'enseignement public est quasi impossible en raison d'infrastructures inaccéssibles pour les personnes à mobilité réduite. Pour tous les gouvernements successifs , le handicap n'est absolument pas une priorité ou même un sujet de reflexion. Par contre pour le festival international du film de Marrakech, ha ça oui il y a de la mobilisation et des moyens. C'est vraiment malheureux!

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