Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

En clôture du Festival des musiques sacrées : Un voyage aux racines de la musique spirituelle américaine




Après neuf jours de voyage aux racines de la sagesse dans les quatre coins du monde, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde a terminé cette 17ème aventure par une soirée qui a emmené le public aux sources mêmes d'une authentique musique spirituelle et populaire américaine. Un melting-pot déconcertant que Ben Harper, la star de la soirée, s'est fait digne représentant.
Pour son premier concert au Maroc, le grand chanteur américain, Ben Harper, a bien séduit un nombreux public, constitué pour l'essentiel de jeunes mélomanes connaissant par cœur ses chansons. Les autres, ceux qui le découvrent pour la première fois, ne peuvent qu'être charmés par la grande diversité de son jeu et la variété des ambiances musicales de ses titres.
Avec sa guitare, ou plutôt ses guitares, qu'il prend du plaisir à changer à chacun des morceaux, mais aussi à travers sa voix très particulière, Harper arrive à créer un " style Ben Harper ", pour le moins inclassable.
Première caractéristique de l'unicité de son jeu : sa guitare repose à plat sur ses genoux, cordes vers le haut. Jouée de cette manière, la guitare acquiert un son caractéristique, les changements de note s'effectuant par glissement, ou " Slide " à l'américaine, les variations sont bien plus subtiles que dans le cas d'une technique standard.
Une fois sa démonstration solitaire exécutée, Ben interprète, en compagnie de sa petite troupe, des morceaux qui couvrent toutes les variations d'une magnifique musique noire américaine. Partant du blues, il emmène avec lui, chemin faisant, des variétés folk, rock, funk, reggae, gospel, sans oublier quelques accents de hip-hop, de la soul et bien d'autres couleurs musicales.
Le temps d'une soirée, ces variétés ont renvoyé le public au cœur d'une Amérique traditionnelle et contemporaine, à la fois. Celle de Bob Dylan et de Jack Kerouac, et plus largement celle de tous ces artistes hobo noirs ou blancs errant à la recherche d'une autre vie, pris dans cette quête d'un voyage sans fin.
C'est cette Amérique-là que représente Ben Harper. Une Amérique qui porte l'essence même d'une spiritualité issue des souvenirs d'une Afrique perdue, des vicissitudes de l'esclavage et des espoirs des premiers colons.
Cette autre Amérique, en quête de dignité à travers le monde du gospel et des églises noires, à la recherche d'une voie poétique avec les ballades de Woodie Guthrie et les chants du protest-song est l'Amérique que Ben Harper connaît et réinvente constamment dans sa musique.
Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce 17ème Festival de Fès des musiques sacrées du monde, organisé autour de la thématique des "sagesses des mondes", s'était ouvert le 3 juin avec une sublime création opéra intitulée "Majnoun Layla".

MAP
Mardi 14 Juin 2011

Lu 244 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs