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En attendant l’adoption des lois électorales et des élections anticipées : Des partis en appellent à l’organisation de la transition jusqu’aux législatives




Le Maroc va-t-il organiser des élections anticipées ? La question est sur toutes les lèvres politiques et n’en finit pas en tout cas de hanter les états-majors partisans. Le Parlement ne devrait pas, en principe, résister à l’adoption de la réforme de la Constitution. C’est en tout cas ce qu’avance un personnel politique, toujours dans l’expectative. « Nous n’avons aucune visibilité, aucun agenda quant aux élections et à l’adoption des prochaines lois électorales. La semaine passée, en réunion de la commission parlementaire de l’intérieur de la Chambre des conseillers, nous avons clairement interpellé le ministre de l’Intérieur sur le calendrier électoral, il n’avait pas de réponse à nous donner », confie un conseiller istiqlalien.
D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, on le sait. La suite des événements politico-électoraux est liée à l’organisation du référendum relatif à l’adoption de la Constitution. «La préparation du référendum a déjà commencé avec la révision exceptionnelle des listes électorales. C’est le Roi qui va décider de la date de sa tenue. Personne ne déteint l’information. Tout le reste n’est que supputation », affirme ce député battant pavillon USFP.
« Si tout va bien, le référendum aura lieu en juillet », croit-il pourtant savoir.

Affaire de volonté politique

Et les élections anticipées dans tout cela? La classe politique est plutôt partagée même si la majorité des partis affirme, main sur le cœur, qu’il faut bien « se mettre en conformité avec l’esprit et les dispositions de la nouvelle Constitution ». « Il est vrai qu’un énorme retard est pris au niveau des lois électorales, celle relative aux partis, le découpage, etc. Mais on ne peut pas échapper à des élections anticipées. Cela ne signifie pas qu’elles seront  forcément organisées en 2011. Si de telles élections sont organisées deux mois avant la date consacrée, elles sont considérées comme anticipées. Sauf que tout cela dépend de l’adoption des réformes politiques devant accompagner la réforme de la Constitution et régir la prochaine législature. Il ne faut pas oublier non plus que la Chambre des conseillers est également profondément concernée », rappelle ce membre dirigeant du parti de la Rose.
Pour aller aux élections –qu’elles soient anticipées ou pas- des textes fondamentaux doivent être adoptés par le Parlement. « Comment dès lors dissoudre le Parlement ? Et si jamais le Parlement est dissous, qui va adopter ces lois ? On parle de renforcement de la démocratie. On ne peut plus se permettre de naviguer à contre-sens. C’est pourquoi à l’istiqlal, nous sommes de ceux qui disent que la prochaine Constitution doit prévoir une disposition pour que soit gérée la transition, une transition courte dans le temps qui se situe entre l’adoption de la loi suprême et l’organisation des élections », soutient un  cacique du parti fondé par Allal Al Fassi.  Et Abbass El Fassi qui en appelle à des élections anticipées ? « Il faut plus y voir une réponse politique aux slogans de la rue déclinés autour de « Abbass El Fassi dégage ». En appelant à des élections anticipées, le Premier ministre répond qu’il est prêt à s’en aller », fait valoir un proche du premier des istiqlaliens.
Du côté de l’USFP, on le dit clairement : l’arsenal des lois électorales est d’abord et avant tout affaire  de volonté politique. « Il en est de même pour les listes électorales. A l’USFP, nous demandons par exemple une refonte des listes. Une telle refonte ne peut donner ses fruits que s’il y a une mobilisation générale. Ce qui nous renvoie une fois de plus à une nécessaire volonté politique. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le gouvernement peut en faire preuve ou pas », affirme ce parlementaire usfpéiste avant de faire remarquer l’absence de visibilité sur les élections locales. Avec la restructuration de la Chambre des conseillers, les municipalités vont-elles être dissoutes ? Y aura-t-il de nouvelles communales ? Pour l’heure, le personnel politique donne étrangement sa langue au chat.
En attentant, dans les grands couloirs du Parlement, les supputations vont bon train. Les pronostics aussi. La prochaine session d’automne, traditionnellement consacrée au Budget, devrait être aussi celle des lois électorales. « Une longue session en perspective qui pourrait nous conduire jusqu’au mois de février 2012 », conclut un député déjà sur les starting blocks.

Narjis Rerhaye
Jeudi 12 Mai 2011

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