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Emeutes en Grande Bretagne : Des centaines de magasins saccagés et 1.700 interpellations




La police londonienne a annoncé que suite aux émeutes et pillages de ces derniers jours, plus de 1.700 personnes ont été interpellées en Grande-Bretagne dans le cadre de ces violences, les plus graves depuis les émeutes raciales des années 1980. Des tribunaux à Londres, Birmingham et Manchester sont restés ouverts pour la deuxième nuit consécutive pour traiter des différents dossiers d'infractions présumées. Selon la police, près de 600 individus ont été formellement accusés dans la capitale de violences, désordres et pillages. Des centaines de magasins ont été pillés, des bâtiments ont été incendiés et plusieurs personnes sont mortes lors de ces émeutes, qui ont éclaté samedi à Tottenham, dans le nord de Londres, avant de gagner d'autres quartiers de la capitale et de s'étendre à plusieurs villes. Parmi les victimes, figurent trois hommes percutés par un véhicule à Birmingham alors qu'ils étaient descendus dans les rues de leur quartier pour empêcher les pillages. Trois suspects étaient interrogés vendredi par la police dans le cadre de l'enquête ouverte pour homicide. La police a également ouvert une enquête pour meurtre après le décès d'un homme de 68 ans, découvert dans une rue de Londres après avoir affronté des émeutiers. Le sexagénaire a succombé à ses blessures jeudi soir. Un jeune homme de 22 ans, soupçonné de meurtre, a été interpellé vendredi. A la suite d'une manifestation qui a dégénéré samedi à Tottenham après la mort d'un père de famille de 29 ans tué par la police dans des circonstances non élucidées, l'Angleterre a vécu quatre nuits de violences urbaines, le Premier ministre David Cameron écourtant ses vacances en Italie pour présider des réunions de crise destinées à répondre aux émeutes. D'abord dépassés, les agents des forces de l'ordre ont repris le contrôle de la situation. Au début des violences, "trop peu de policiers étaient déployés dans les rues" et "les tactiques qu'ils employaient ne marchaient pas", a souligné le chef du gouvernement. Les choses ont changé mardi, quand 16.000 fonctionnaires ont été mobilisés dans la capitale, soit quasiment le triple des effectifs présents sur le terrain la nuit précédente. David Cameron a déclaré que les renforts poursuivraient leurs patrouilles au cours du week-end. Jeudi, les parlementaires se sont retrouvés pour une séance extraordinaire convoquée par David Cameron à la suite des émeutes. Le Premier ministre a promis que les autorités prendraient des mesures fortes pour prévenir tout nouvel embrasement. Il a déclaré qu'aucune mesure n'était exclue pour ramener le calme, dont l'emploi le cas échéant de balles en plastique et de canons à eau d'ordinaire utilisés pour les troubles en Irlande du Nord. De hauts responsables de la police ont cependant observé qu'un tel recours n'était pas nécessaire pour le moment. Selon M. Cameron, de nouvelles mesures sont envisagées, comme la désactivation temporaire des accès aux services de messagerie instantanée, utilisés par des émeutiers pour coordonner leurs activités. De même, gouvernement et services de police se penchent sur la question de savoir "s'il convient d'empêcher les gens de communiquer" par l'intermédiaire de sites Internet et réseaux sociaux en vue "d'organiser des émeutes" et de fomenter des troubles. Les policiers pourraient à l'avenir intimer l'ordre à quelqu'un de retirer masque, cagoule ou capuche si la personne est soupçonnée de dissimuler son visage pour commettre un délit, a par ailleurs expliqué le chef du gouvernement. En vertu de la réglementation actuelle, les policiers doivent d'abord demander le feu vert d'un supérieur. 

AP
Samedi 13 Août 2011

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