Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Elles y sont depuis 50 ans : Des familles risquent d'être délogées à Essaouira




Elles y sont depuis 50 ans : Des familles risquent d'être délogées à Essaouira
Les arrêts de la Cour d'appel de Safi commencent à tomber l'un après l'autre confirmant celui prononcé par le tribunal de première instance d’Essaouira durant les vacances judiciaires 2011 contre les familles de Dar El Cadi Ben Rahmoune.
Ces jugements s'inscrivent dans le cadre du procès intenté par l'Académie régionale de Marrakech-Tensift-El Haouz qui a demandé l'évacuation desdites familles des logements qu'elles occupent depuis 50 ans.
De ce fait, Fatima Ennouni, veuve de Miloud Debbagh, est appelée à évacuer l'appartement qu' elle occupe depuis 43 ans alors qu'elle fait partie de l'ensemble des héritiers liés juridiquement à l'administration des biens makhzéniens d'une part, et deux de ses enfants sont encore en service au ministère de l'Education nationale à Essaouira, d'autre part.
Par solidarité avec ces familles, un collectif local pour le soutien des familles de Dar El Cadi Ben Rahmoune a été constitué pour venir en aide à l'Amicale de soutien desdites familles qui prévoit de plaider la cause des habitants, déterminés à défendre leurs droits  jusqu'au dernier souffle.
Lors d'une rencontre avec la presse dimanche 23 septembre 2012, les familles ont raconté une histoire des plus choquantes. En 2000, l'administration des biens makhzéniens les avait avisées de l'entame d'une procédure de cession des logements au profit des occupants, l'évaluation des prix a été même fixée par la commission provinciale multipartite réunie en 2004 (2000 dirhams/m2). Une évaluation rejetée par l'administration  de tutelle qui a demandé une révision qui n'a jamais eu lieu !
Une déclaration qui a fait l'effet d'un pavé jeté dans la mare de ce dossier dont les dessous risquent de faire beaucoup de bruit.
M-T, habitant l'un des appartements objet de cette procédure judiciaire, a déclaré à la presse que le propriétaire d'un hôtel voisin l'avait reçu avec un autre habitant et leur avait proposé de quitter leurs demeures contre une indemnisation et la signature d'un compromis de vente dont il se servira pour accélérer les autres procédures auprès des services centraux.
Quelle est alors la relation entre cette proposition et la suite des faits?
Le plus douloureux dans cette affaire, c'est que les familles ont dépensé plus d'un million de dirhams dans les travaux de réaménagement des appartements; travaux qui ont été  autorisés par l'administration des biens makhzéniens une fois la procédure de cession entamée en 2000. Sans parler bien sûr des frais d'entretien durant les cinquante dernières années.
Fouzia Debbagh, présidente de l'Amicale de soutien des familles de Dar El Cadi Ben Rahmoune, a souligné que les habitants refusent de quitter leurs appartements, car la loi est de leur côté, tout en annonçant des mouvements de protestation. Ainsi, un sit-in sera organisé devant Dar El Cadi Ben Rahmoune ce mardi 25 septembre.

Abdelali khallad
Mardi 25 Septembre 2012

Lu 869 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs