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Elles exercent sans autorisation, ni contrôle : Les crèches de l’informel pullulent à travers le Maroc




Elles exercent sans autorisation, ni contrôle : Les crèches de l’informel pullulent à travers le Maroc
Les crèches privées sont-elles soumises à des contrôles systématiques ? Les administrations de tutelle assument-elles les responsabilités qu’elles se sont imposées en promulguant la loi n° 40-04 portant statut des crèches privées et le décret n° 2-08-678 pris pour son application ? Selon l’article 21 de ladite loi, ces dernières sont soumises à un contrôle pédagogique, administratif et sanitaire  exercé par l’administration.
Concernant le contrôle pédagogique, il a pour objet de veiller à l’application des programmes d’éducation, procéder à l’inspection et au contrôle de l’encadrement pédagogique et la vérification de la bonne  utilisation et de la bonne gestion des équipements éducatifs et du matériel pédagogique.
Le contrôle administratif a pour objet la vérification des documents administratifs concernant la crèche, ses cadres pédagogiques et administratifs, les employés qui y travaillent et les enfants qui y sont  accueillis, ainsi que l’inspection et le contrôle des salles et des espaces de la crèche et de ses diverses installations.
Quant au contrôle sanitaire, il a pour objet de vérifier le respect par la crèche des règles générales de santé et  d’hygiène relatives aux enfants, à l’ensemble des employés de l’établissement et à la sûreté de ses  installations et équipements.
Ceci en théorie. Car en pratique, il n’en est rien ou presque et les exemples abondent. Pis, aucun officiel ne connaît à ce jour le nombre exact de crèches ayant pignon sur rue, qui officient sans autorisation aucune de l’administration publique et qui, a fortiori, échappent au contrôle de celle-ci.  Deux exemples, entre autres, en attestent. Le premier a été mis en lumière par la justice en traitant de certains dossiers chauds de la ville de Berrechid et le second semble faire du sur-place puisqu’aucune autorité saisie n’a voulu en ouvrir le dossier.
L’établissement en question est situé à Hay Hassani, Casablanca. Il s’appelle « Lazur », et accueille quotidiennement des enfants en bas âge sans aucune autorisation de quelle que nature qu’elle soit.
Malgré la levée de bouliers des mitoyens, le refus du propriétaire de la villa qui l’abrite de cautionner une telle  violation de la loi et les nombreuses correspondances adressées au ministère de tutelle et à l’autorité locale, cet établissement continue de narguer tout le monde en n’apposant sur sa porte qu’une seule plaque métallique portant sa dénomination et omettant de mentionner les incontournables numéro et date d’une autorisation qu’il ne peut exhiber puisqu’il ne l’a jamais eue
Cet établissement se livre aussi, au vu et au su de tout le monde, à une activité commerciale interdite par les dispositions du plan d’aménagement de la commune urbaine de Hay Hassani approuvé par le décret n° 2.89.157 du 17.03.1989 interdisant expressément dans son article 16 pareille activité.
Pourquoi laisse-t-on pareils établissements proliférer?

Hassan Bentaleb
Lundi 27 Juin 2011

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