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Eliminatoires de la Coupe du monde dames under 20 : L’entraîneur national peine à trouver de jeunes joueuses




Eliminatoires de la Coupe du monde dames under 20 : L’entraîneur national peine à trouver de jeunes joueuses
C’est le 18 février courant que débuteront les éliminatoires africaines de la Coupe du monde dames des moins de 20 ans. Le tirage au sort du tour préliminaire a encore une fois mis l’équipe marocaine under 20 face à son homologue tunisienne. Si l’équipe nationale féminine A a pu éliminer le onze tunisien des éliminatoires concernant la Coupe d’Afrique des nations et sera opposée lors du tour suivant au Sénégal, l’entraîneur national peine, cette fois-ci, à former un groupe homogène et compétitif capable de rivaliser aux niveaux régional et continental. 28 joueuses ont été convoquées pour une concentration du 06 au 10 du mois courant. Toutefois, il semble que le coach national n’arrive pas à en dégager une formation qui peut représenter dignement le Maroc. Si l’on excepte quelques joueuses de Sidi Moumen, club casablancais qui a pratiqué une politique de rajeunissement en lançant dans le bain plusieurs jeunes joueuses et qui ont acquis une petite expérience en championnat national, le reste des convoquées ne mérite pas d’être sélectionné. Un championnat national formé en gros d’équipes dont les joueuses sont pour la plupart en fin de carrière. Un championnat de 24 équipes qui n’arrive pas à engendrer une sélection de 20 joueuses ayant moins de 20 ans est une autre aberration de la fédé et de sa gestion du football féminin en particulier et de la balle ronde en général. Il faut dire également qu’en équipe nationale féminine A, c’est l’apport et la contribution de quelques joueuses opérant dans les concours européens qui ont permis de faire la différence face à la Tunisie en éliminatoires de la CAN. C’est dire que l’anarchie et l’improvisation sont les maîtres mots à la fédé quand il s’agit du football féminin. Et c’est dire aussi que A2f applique la parité à sa manière. C’est ce qu’on appelle dans le jargon démagogique des gestionnaires fédéraux: la bonne gouvernance.  Le chef du gouvernement en fait également son cheval de bataille. Il faut dire que les équipes n’ont pas les moyens de créer et de développer les catégories de jeunes. Elles n’arrivent pas à boucler la boucle en championnat et ne peuvent se permettre le luxe d’avoir des catégories de jeunes joueuses pour émanciper réellement ce secteur et assurer la relève au sein de leur clubs et de l’équipe nationale. Il faut dire aussi que lorsqu’on sème de l’improvisation, on récolte l’échec. On ne le répétera jamais assez. Seuls un assainissement de la gestion de la balle féminine, une stratégie basée sur la création de catégories de jeunes et l’instauration de concours régionaux pourraient faire voir le bout du tunnel au football féminin. A bon entendeur.

KAMAL MOUNTASSIR
Vendredi 10 Février 2012

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