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Elémentaire très cher !




Afin qu’ils soient économiques, sûrs, fréquents en permettant des trajets variés desservant tous les quartiers excentriques de nos métropoles, voire agréables et confortables pour l’usager (mais là, c’est charrier un peu la chose), nos transports en commun se doivent de combattre leurs points de faiblesses que vante monstrueusement leur notoriété. Comment ? Sans en déranger Sir Arthur Conan Doyle, on dira : " It’s the simplicity itself !", la solution résiderait tout bonnement à appliquer des antonymes aux sobriquets, cités ci-haut.
Mais à y regarder de très près, leur opposer la locution adéquate ne relève guère de l’élémentaire. Dans cette grammaire-là, Hercule et ses travaux, c’est de l’exotisme de pacotille à côté.
Voyons voir : Pour ce qui est de l’économie, on est vraiment mal barré. Imaginer les bus et taxis daigner l’effort d’une réduction par les temps qui courent, alors que le prix du gazoil ne cesse de grimper, sans risque aucun qu’il ne redescende, réveillant en nous le spectre d’un passé récent.
Quant à la sécurité et la sûreté c’est de la mission impossible. Avec le ‘’tcharmil’’ et ses ravages et l’insécurité dans les transports en commun ici-bled et leur carrosserie déglinguée et là on ne cite que le côté apparent du véhicule, car de l’intérieur il n’y a que la citation bien de chez-nous pour refléter un état pour le moins fumant, ‘’al mzouak men bera ach 5barek men elda5el’’, ce qui signifie que l’apparence de façade est autre que celle que l’on tente de camoufler ou en d’autres géographies l’arbre cachant la forêt.
Fréquents, souvent ils le sont. Mais pour ce qui est de desservir les lointaines périphéries populaires de nos grandes métropoles, telles que Casablanca, Rabat, Salé, Meknès, Fès, Marrakech, Tanger, Tétouan, Agadir et autres, engorgées et aux infrastructures routières saturées quand elles existent, relève souvent de l’exploit car cela concerne des zones de non-droit souvent dangereuses où il ne fait pas bon de s’aventurer surtout en taxis et plus particulièrement les petits.
Et on y arrive, agréable et confortable pour l’usager. Chimère que ceci ! Allez-dire à quelques-uns de ces derniers, hooligans en temps perdu et malfaiteurs de formation que le siège qu’il a cassé, c’est lui qui aura à l’utiliser la prochaine fois car le patron du bus roule, lui, en voiture de luxe et la vitre brisée et tout le matériel intérieur que l’on rêve agréable sont le cadet de ses soucis. Son bus, taxi ou locomotion servant au transport citoyen seront toujours bondés et au passage, ses caisses retentiront toujours aux coquettes sommes.
Dans ce contexte, seules deux villes bénéficient de l’exception qui confirme cette règle anarchique, les capitales administrative et économique qui, à travers les premiers tracés de leurs tramways respectifs, expérimentent le transport du futur, du moins en ce qui concerne, l’agréable, le confort, la sécurité et même pourquoi pas et quitte à fâcher, le volet économique, au regard des subventions communales. Seul l’éloignement manque encore à cette logique.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mercredi 9 Novembre 2016

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