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Elections législatives en Irak : Allaoui devance Maliki
L’ancien Premier ministre laïque Iyad Allaoui est passé pour la première fois, mardi, devant la liste à dominante chiite du Premier ministre sortant Nouri al Maliki, alors que progresse le dépouillement des 12 millions de bulletins déposés par les Irakiens aux élections du 7 février.
Allaoui, chiite laïque, dispose d’une courte avance sur l’Etat de droit (EDD) de Maliki, en tête dans sept des 18 provinces, mais qui n’a guère réussi à percer dans les régions sunnites. Le Front laïque et multiconfessionnel Irakiya d’Allaoui, désormais en tête dans cinq provinces, s’est attiré un large soutien de la minorité sunnite désireuse de retrouver l’influence dont elle jouissait sous Saddam Hussein, renversé en 2003. Globalement, seulement 9.000 voix séparent les deux listes alors que 80% des quelque 12 millions de suffrages ont été dépouillés. Les résultats officiels complets du scrutin, qui s’est déroulé dans des conditions honnêtes selon les Nations unies, devraient encore prendre plusieurs semaines. En troisième position figure l’Alliance nationale irakienne (ANI), qui comprend le Conseil suprême islamique irakien (CSII), parti chiite le plus puissant et principal rival de l’Etat de droit de Maliki parmi l’électorat des provinces du Sud. Les alliances de Maliki et d’Allaoui, deux vieux adversaires, devront, pour pouvoir gouverner chacune, faire alliance avec l’ANI ou avec la coalition des deux principaux mouvements nationalistes kurdes du Nord, dont l’alliance a devancé haut la main la coalition réformiste Changement. Les deux alliances rivales sont chacune confiantes de prendre les commandes. “C’est l’Etat de droit qui tendra la carotte derrière laquelle tout le monde courra”, a prédit Djaber Habib Djaber, un candidat de liste de Maliki. Saër al Nakib, un collaborateur proche d’Allaoui, a estimé pour sa part qu’il sera difficile de former un gouvernement sans participation d’Irakia. “Nous nous attendons à être ceux qui formeront le gouvernement. Dans le Nord nous sommes en tête et en bonne position à Bagdad. Si le peuple irakien demande le changement et attend le changement, il faut du changement”, a-t-il dit. Les observateurs s’attendent à de longs mois de tractations laborieuses entre tous les partis pour arriver à une coalition disposant d’une majorité de travail au parlement, d’autant que certains des alliés potentiels de Maliki ne seraient pas mécontent de l’écarter. Jeudi 18 Mars 2010
Reuters
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