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Elections en Egypte : La campagne présidentielle fait rage dans les médias et dans les rues




A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle en Egypte, la première dans l’histoire du pays, la campagne électorale bat son plein, dans les rues comme dans les médias.
Les chaînes de télévision ont pris part à cette campagne avec des duels quotidiens entre les 13 candidats en lice pour briguer la magistrature suprême du pays.
Il s’agit d’une nouvelle donne dans l’histoire du pays qui a organisé une présidentielle pour la première fois en 2005, dont le résultat était connu d’avance : Hosni Moubarak, candidat à sa 5è succession, était assuré de sa victoire sur les 9 autres concurrents.
Aujourd’hui, même si les sondages donnent comme favoris du scrutin le cadre réformiste des Frères musulmans, Abdelmoneim Aboul foutouh, rien n’est prévisible en raison du changement constant des positions des partis politiques et des électeurs.
En entrant dans le vif du sujet, cette campagne est, pour un certain nombre d’observateurs, un exercice inédit dans le cadre d’un scrutin qui doit désigner le successeur de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir il y a 14 mois.
Dans cette course, tout est permis. L’organisation des campagnes reflète fortement le caractère des candidats, dont les équipes développent différentes méthodes pour rallier le plus de voix possibles.
A cet égard, le candidat islamiste Aboul Foutouh a lancé une campagne sous le signe «l’Egypte forte», inspirée de celle du président français sortant Nicolas Sarkozy.
A vélo ou à pieds, des centaines de volontaires, portant des T-shirts à l’effigie d’Aboul Foutouh, sillonnent les rues du Caire pour familiariser les citoyens avec leur candidat.
Impliquant des libéraux, des gauchistes et des coptes, ainsi que des islamistes chassés de la Confrérie, ce candidat a fait appel aussi à des informaticiens pour gérer des centres d’appel mis en place au centre de la capitale. Pour le candidat nassérien Hamdine Sabbahi, le meilleur moyen pour convaincre l’électorat est la présence physique pour compenser l’incapacité de poser de grandes affiches, faute de moyens.
S’affichant comme le candidat de la révolution, Sabbahi ne lésine pas sur ses propres moyens en se contentant de diffuser des vidéos évoquant son parcours et ses activités au Parlement ou sur le terrain.
Munis de leur matériel audiovisuel, les jeunes de la campagne ciblent les cafés, les places et les lieux où les gens se regroupent.
Quant au grand favori pour cette présidentielle, Amr Moussa, il a lancé une campagne bien organisée sous le signe: «Nous sommes à la hauteur du défi» en s’investissant corps et âme pour réussir ce pari.
Premier à apparaître sur le petit écran, il lance des spots publicitaires mettant au point les grandes lignes de son programme électoral.
«On compte surtout sur la diversité qui peut transmettre notre vision et notre voix dans leur entourage», explique Mohamad Moussa, conseiller médiatique de cette campagne.
Des meetings ont été aussi organisés dans tous les gouvernorats pour convaincre l’électorat. Les fidèles de l’ancien chef de la diplomatie égyptienne à bord des voitures, des motos, des bicyclettes et des Tok-toks traversent les rues des villes pour distribuer des t-shirts portant le slogan de la campagne.
De son côté, le candidat indépendant Khaled Ali a fait appel à des volontaires venus nombreux soutenir sa campagne. Lancé sous le slogan «On va réaliser notre rêve», la campagne électorale de ce candidat indépendant a rassemblé des personnalités de renoms, ainsi que des étudiants, des activistes et des jeunes de la révolution du 25 janvier.
En dépit d’un manque de ressources financières, cet avocat et ancien président du Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux compte sillonner tous les gouvernorats et les provinces pour faire connaître son programme.
Pour sa part, le candidat préféré des Frères musulmans, Mohamad Morsi, a choisi de faire campagne à travers un «train de renaissance» rouge de deux wagons circulant en pleine ville et orné de ses portraits.
A l’instar du bus d’Aboul Foutouh qui sillonne les villes, ce train, dont les roues portent le slogan de son parti Liberté et Justice, et son symbole «la balance», devra se rendre dans les gouvernorats.

Libé
Jeudi 17 Mai 2012

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